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Commentaire de Christian Labrune

sur Réponse à « Valeurs actuelles » sur les « destructeurs » de l'école publique


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Christian Labrune Christian Labrune 13 septembre 2016 11:21

@Olivier Perriet

Cet article prétend faire croire au lecteur naïf que cette « réforme » serait une réforme. C’est tout le contraire. Pour pallier une situation devenue catastrophique, on prétend faire bouger un peu les meubles et le résultat sera encore plus désastreux parce qu’on aura appel, pour organiser le « changement », à des individus qui n’ont pas les yeux en face des trous ou qui, dès que le politique leur confie quelque mission, agiront en fonction de leurs intérêts particuliers les plus sordides et, devenus enfin les conseillers du prince,ce qui était leur ambition, caresseront le prince - qui est généralement inculte- dans le sens du poil, au mépris de l’intérêt général.

J’ai pensé longtemps que ma manière de voir les choses était plutôt « de gauche » ; force est de constater cependant que la politique qui aura été menée par des socialistes à la botte d’un ancien maréchaliste n’était pas « de gauche », mais plutôt d’extrême droite. On en voit le résultat à l’heure qu’il est sur un autre plan, puisqu’aussi bien, dans beaucoup de municipalités, les socialiste se seront alliés à ce qu’il peut y avoir de plus violemment obscurantiste et réactionnaire : l’islam . On est en train d’en subir les conséquences. Quant à l’extrême gauche, elle est en train de récupérer ce qui a toujours été le fonds de commerce de l’extrême droite : un antisémitisme encore plus virulent que celui des années 30 puisqu’on en aura pu voir clairement le résultat ces dernières années : des attentats et des morts.

Je serais moins sévère désormais avec un centre et une droite simplement conservatrice, si j’y voyais des gens un peu plus lucides et qui ne fussent pas gagnés eux aussi, à l’imitation du PS, par les tartufferies de l’électoralisme : on parle beaucoup, on critique, mais on proposera la politique qui permet de se faire élire et tout continuera comme avant. Revenue au pouvoir après les socialistes, la droite, de fait n’aura rien tenté de bien significatif pour redresser la situation dans une Education nationale où les difficultés ne sont pas liées d’abord à l’insuffisance des crédits, mais aux progrès de la sottise et de l’inculture vivement encouragés par secte abominable des pédagogues, véritable état dans l’état et qui sera parvenue en très peu d’années à faire de la République issue de la IIIe une véritable république bananière.

Quand j’étais lycéen, dans certaine salle de mon lycée, les pieds des chaises s’enfonçaient quelquefois dans un trou du parquet, les murs étaient sales, les peintures dataient d’avant la guerre ; quand on entrait dans la cantine, l’odeur était émétique, et plus encore ce qu’on trouvait au fond des assiettes. Il n’empêche qu’on apprenait. Tout cela est désormais très propre, on a partout repeint, on se préoccupe de l’équilibre des menus, on fait droit aux exigences alimentaires les plus incongrues, comme si on allait à l’école pour manger, mais c’est qu’on n’apprend plus rien, dans ces sépulcres blanchis : ce qu’on fait entrer désormais dans les jeunes cervelles à qui ont prétend « apprendre à apprendre », c’est le chaos. Et on s’étonnera après cela que quelques décérébrés partent pour la Syrie !

 


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