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Commentaire de Christian Labrune

sur Réponse à « Valeurs actuelles » sur les « destructeurs » de l'école publique


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Christian Labrune Christian Labrune 16 septembre 2016 21:42

@Armelle
J’ai souvent écrit que la destruction de l’instruction publique en France avait été l’oeuvre des enseignants eux-mêmes, et je ne risque pas de changer d’avis. Les syndicats marjoritaires, FEN et SGEN, auront fait tout ce qui leur était possible, tout en faisant semblant de protester, pour faire admettre à leurs adhérents ou sympathisants des « réformes » qui ne visaient à rien d’autre qu’à tout détruire, et ils les auront doucement induits à les appliquer alors que personne n’aurait songé à leur mettre le couteau sous la gorge.
Il est de fait qu’aujourd’hui, pourvu qu’on en ait les moyens, il vaut mieux confier les très jeunes enfants à des écoles privées, mais toutes ne se valent pas non plus. Il y en a d’excellentes comme il y en a d’exécrables même si, dans la plupart des cas, les enfants bénéficieront d’un environnement beaucoup moins chaotique.
 Vos discours, en revanche, sur l’absentéisme des enseignants, sont tout à fait excessifs et caractéristiques d’une certaine propagande poujadiste. Il y a peu de métiers aussi éprouvants pour les nerfs ; quelques uns finissent par craquer, on ne saurait le leur reprocher, même si les remplacements sont toujours difficiles à mettre en place. En trente-huit ans de carrière, j’aurai été absent en tout une quinzaine de jours, en trois ou quatre fois : avec une extinction de voix, par exemple, il est très difficile de continuer à assurer des cours. Je ne pense donc pas avoir abusé des congés et je ne pense pas non plus avoir fait exception : c’est aussi le cas d’une très large majorité de fonctionnaires dans l’Education nationale, mais on sait très bien par ailleurs que les trains dont on parle, c’est ceux qui n’arrivent pas à l’heure. Des autres, qui sont aussi les plus nombreux, on ne voit pas ce qu’il y aurait à dire.


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