Le Club de Rome a craché le
morceau il y a déjà 25 ans, au lendemain de la chute du mur de Berlin, mais les
grandes lignes du projet remontent à l’apogée de la guerre froide :
l’instrumentalisation d’une menace de pollution généralisée de l’air a été retenue
comme candidat de premier choix comme substitut à la guerre, permettant
de remplir toutes ses fonctions économiques, de politique intérieur et
impérialistes. Le top du top, en la matière, a finalement été une menace
climatique. Réelle ou avérée (le rapport de 1991 du Club de Rome, intitulé
« La première révolution mondiale », note qu’il suffirait déjà
simplement d’instrumentaliser les données des observatoires en place – en
l’espèce, climatique, n’importe quel amateur un peu assidu peu comprendre que
quels tris judicieux, toujours dans le sens qui convient, suffisent). Il
souligne aussi, bien sûr, comme le faisait le Rapport de la Montagne de Fer dans les
années 1960, que ledit problème (inventé) doit avoir, et a effectivement, le
don de nécessiter une mobilisation active de la force publique. Avant comme
après cette sortie, il n’est pas difficile, pourvu qu’on cherche un peu, de
retrouver le nom de la famille Rockefeller aux premières loges, dans cette
affaire.
Ainsi, le Rockefeller
Brother Fund se vante lui-même (dans son rapport d’activités 2005-2010, en
ligne sur son site) d’avoir beaucoup misé et sans cesse (contrairement à
d’autres) depuis 1984, cherchant 1) à établir l’existence d’un consensus
et 2) à transférer le dossier dans le bain politique (en clair : d’avoir
dévoyé et instrumentalisé la science), d’avoir poussé à la création du GIEC,
d’avoir joué un rôle majeur dans le coup d’éclat d’Al Gore à Kyoto (parlant
textuellement d’une campagne médiatique bien orchestré) avec en vue un traité
contraignant. Ainsi la liaison entre les Rockefeller et Maurice Strong, grand
architecte officiel du sommet de la
Terre et de tant d’autres « avancées » onusiennes sur le mode
« vert », par ailleurs baron du pétrole notoire et grand promoteur de délires
new-age sous tampon d’ONG reconnues et financées par l’ONU, est clairement
établie, et d’ailleurs revendiquée (lire notamment le long chapitre que
consacre Jean-Michel Bélouve, dans son livre La servitude climatique, à
ce sombre personnage), et ce par et ce bien avant la fondation du Club de Rome
(en 1968).
L’économiste John
Galbraith, dans son compte rendu du rapport dit « de la Montagne de Fer »,
rapport qu’il tient à authentifier en certifiant qu’il avait été invité à être
de la partie, note : « je connaissais bien l’endroit, Iron Moutain étant le
siège principal du comité de sélection créé par la Chase Manhattan
Bank. [de Rockefeller] » – cité dans Pascal Bernardin, L’empire
écologique, (édition Notre Dame des Grâces, 1998), une enquête remarquable
sur la construction générale de l’offensive mondialiste « verte » et
« participative », sur ses mécanismes et son idéologie. En tout état
de cause, la filiation avec le rapport du club de Rome de 1991 est évidente, et
une analyse d’ensemble indique clairement que c’était déjà le cas pour le
fameux rapport de 1972 (« Halte à la croissance »). Inutile de rappeler qui a
donné le terrain sur lequel on a bâti les locaux de l’ONU à New-York, puis paya
1 milliard de dollars pour s’offrir le droit de posséder une « fondation ONU »
à l’intitulé aussi trompeur que celui de « banque nationale » s’agissant d’une
banque centrale privée. Encore Rockefeller.
Ainsi encore, au hasard
(info de votre serviteur), de cette convocation (reproduite en annexe 1 du
texte de Richard Lindzen (prof au MIT, l’un des plus grands
« climatologues » renommés comme poils à gratter du GIEC) « Science
du Climat : Est-elle, de nos jours, apte à répondre aux questions ? » –
article extrêmement intéressant par ailleurs) : « 11 Juillet 2008 — Au nom
du comité organisateur, et des co-sponsors du groupe de travail, le GIEC, WCRP,
IGBP, US National Science Foundation, et Climate Central, nous avons le grand
plaisir de vous inviter à assister à un « Groupe de travail commun
IPCC-WCRP-IGBP : Nouvelles Directions Scientifiques et Activités intéressant le
GIEC AR5 » qui se tiendra les 3 au 6 mars 2009 [à Honolulu]. » Curieux
intrus dans la liste des sponsors : Climat central n’est pas une agence
intergouvernementale, ni une académie, mais un think tank (carbocatastrophiste),
parmi les financiers duquel on trouve deux fonds (fondations) de la famille, ce
qui se vérifie aisément en ligne, à la source. On retrouve encore Climat
central, du moins une chercheuse échangeant avec son email domicilié dans cette
boutique, dans l’organisation du meeting du 21-23 janvier 2009, également en
phase de préparation — et de défibition des orientations » de l’AR5 (climate
gate email n°1224035484, où voit passer quelques commentaires suggestifs
d’étonnement vis-à-vis du rôle que jouent diverses agences US dans
l’organisation, y compris l’USAID). Idem, s’agissant d’une personne qui,
manifestement, chapeaute à la fois le financement et la forme et le fonds du
programme pour la 13e du groupe de travail sur la modélisation climatique, dans
le cadre de l’IDAG (c.à.d. l’autorité scientifique internationale pour l’ «
attribution » (des causes), centre névralgique de la pseudo science en
question) — email n°1252672219.
Qu’importe le sérieux de la
documentation, le chien de garde imbécile heureux qui se croit libertaire ne
veut tout simplement pas entendre prononcer le nom. Même un jeune lecteur
d’Harry Potter aura compris que le pouvoir risque d’être particulièrement
puissant quand il a celui d’empêcher qu’on parle de lui… Mais cette demi-vérité
et autres blagues mises à part, le gros du problème n’est pas là, il est que
les encartés quelque part ne lisent rien à la source. Dans le cas du dossier
climatique et, plus largement environnemental, c’est bien simple, ils sont
complètement illettrés, et d’ailleurs plus ils le sont plus ils en causent,
alimentant le délire avant que les zélotes illettrés de la génération suivante
s’y collent à leur tour.
Qui prend
seulement la peine d’aller lire, sur le site même de Greenpeace, du WWF, qui
paie et qui a les jetons de présence ? Combien de bonnes volontés aussi
ignorantes que bavardes sont allé lire quels sont les grands fondateurs
du Club de Rome ? C’est à pleurer. Pour ne prendre malheureusement qu’un seul
exemple : le WWF a été fondé puis dirigé durant près de 15 ans par le Prince
Bernhard… Nazi au moins dans sa jeunesse, Bilderberger de haut rang
(probablement co-fondateur), amoureux fanatique des bêtes (fondateur du WWF
dont il fut le président de 1962 à 1976) et des virus qui puissent détruire
l’humanité… et surtout roi du pétrole : Royal Dutch Shell (aucun lien non plus
avec la famille Rotschild, sauf grossière erreur de ma part).
Au fait, et parlant de grands maîtres praticiens de la dialectique : 1)
marginalement émis par les humains et presque sans effet sur le climat(il est déjà
quasi-saturé, et par ailleurs recouvert par les effets de l’eau), le CO2 est l’aliment de base de la chaîne
alimentaire - qualifier cette molécule aussi vitale de polluante est morbide au
possible, marque totalitaire typique (idem, que cela mène les bons élèves
incultes à plaider pour une réduction de la population) ; 2) l’idéologie, grand
classique aussi, pose les humains comme à la fois surpuissants et impuissants ;
3) tandis que les seuls vrais problèmes écologiques trouvent généralement une
réponse locale et démocratique, on a là un problème supposément global et
urgent, nécessitant évidemment une réponse par un gouvernement mondial.