Votre réponse correspond presque à ce que j’attendais, sauf que la principale des « prévisions » marxiste, à savoir la substitution au capitalisme d’un système dont la caractéristique principale serait d’être plus social, me parait négligée. Cette prévision découle des études que Marx a conduit sur toutes les société humaines connues. Chaque fois, la société nouvelle, pour s’imposer, a dû être plus sociale que celle qui l’a précédé, le capitalisme, même sauvage, était plus social que le féodalisme et Marx suggère que le communisme ne s’imposera que s’il est plus social que le capitalisme.
Mais, sous le fouet de la lutte des classes, que Marx a mis en évidense, le capitalisme, tout en conservant sa nature inégalitaire et militariste, s’est grandement « sociabilisé ». Comme s’il avait voulu, sous la menace, prendre son successeur éventuel de vitesse.
Pourtant, le capitalisme vit de plus en plus dangereusement, surtout parce qu’il ne se rend pas compte que la société qui va advenir n’aura que peu à voir avec le « communisme soviétique » sur lequel il braque constamment son regard. Les sociétés échouées ne sont que des leçons à tirer pas des expériences à reproduire. Les besoins raisonnables vont progressivement s’imposer aux profits et gaspillages aberrants, le neo-communisme qui en découlera sera plus démocratique que n’importe quel capitalisme, sa visée sera mondiale donc démilitarisé et désétatisé.