Bruno Guigue :
Tous vos articles concernant Israël sont partiaux, la
tonalité de vos propos, leur caractère excessif, sans mesure, leur violence
extrême parfois, laisse entrevoir leur nature réelle. Comparaisons abusives, images
chocs, équation coup-de-poing, équivalences aberrantes, propos calomnieux, le
ton est bien souvent d’une telle virulence qu’on a du mal à imaginer qu’il
exprime une pensée rationnelle, pesée, logique, nuancée, une pensée capable
d’auto-critique, de remise en question.
À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, le
célèbre journaliste John Swinton se fâche quand on propose de boire un toast à
la liberté de la presse :
« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre
et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose
écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites,
elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas
mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous
nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la
destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la
manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes
les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans
les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces
hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez
aussi bien que moi ! »
Il y a dans cette confrérie de propagandistes, des gens
qu’on décrits comme des intellectuels de beaux mots plutôt que d’idées, des
grattes papiers en mal de publicité, cherchant un nouveau fond de commerce.
François Mauriac disait : « La haine du Juif offre d’inépuisables
possibilités ».
Le Juif rassemble contre lui l’union des contraires :
nazis et staliniens, religieux et athées, scientistes et rêveurs nostalgiques
dans cette idéologie transversale qu’est l’anti-impérialisme, dont les variantes apparues au cours du XX
siècle constituent toujours des mythes mobilisateurs, susceptibles de se
combiner entre eux : marxisme-léninisme, nationalisme (d’extrême gauche et
d’extrême droite), tiers-mondistes et islamistes. Ceux qui aujourd’hui, se disent « révolutionnaires »,
partagent ce mélange d’anti-américanisme et d’antisionisme radical, en
prétendant parler et agir au nom des « peuples opprimés »
ou « exploités », ou encore des « dominés » et des
« humiliés », et bien sûr contre « l’impérialisme »
dont le visage est d’abord celui de « l’hyperpuissance »
étatnusienne.
Que les juifs sont émouvants quand ils sont battus ! Comme
ils font de beaux livres sur leurs pérégrinations ! Comme ils savent être
drôles sous la menace ! Qu’ils sont intelligents, subtils, délicieusement
névrosés lorsqu’ils sont en diaspora ! Comme ils savent si bien composer,
inventer, philosopher quand leur dispersion est source de pensée et comme cet
Etat est grossier, fruste et antipathique.
Votre boussole du bien et du mal est figée sur la haine
uniquement des juifs et d’Israël, mais le pire c’est que vous souffrez et que
cette haine vous ronge tous les jours un peu plus, et vos nuits sont cauchemardesques
où même les somnifères ne font plus d’effets..
Lisez plus haut le Dictionnaire du Génie et regretté Laurent
Murawiec, et vous allez voir que tout est vrai !!!!!