Bien
que les apparences semblent crier le contraire, vu l’état de
désolation matérielle que présente actuellement la Syrie,
j’observe à titre strictement personnel, comme un fond d’écran
de cette vision dantesque, les promesses d’une renaissance, d’une
solide refondation de la nation syrienne sur des assises assainies
et, probablement aussi, la réinvention d’une laïcité revisitée,
aux saveurs et couleurs d’un proche orient aussi complexe que
passionnant.
Principal
profiteur, voir co-instigateur, de ce sanglant incendie dans la
région, comme l’ont été certains promoteurs immobiliers après
d’étranges et répétés incendies de forêts en Provence, l’état
$ioniste est involontairement, à son corps défendant, le malheureux
artisan de cette perspective syrienne, énième version de l’arroseur
arrosé, car constituant une menace pour ses intérêts de colonie
occidentalo-confessionnelle, créée manu militari en Palestine et,
comme le « Big Ban » , toujours en expansion, avec
le faramineux soutien, sans compter et sous toutes formes, des
nations occidentales, dont la plupart sont des puissances coloniales.
Sans
constitution, sans nationalité, sans frontières et capitale
internationalement reconnues à ce jour, ladite colonie est
juridiquement un OVNI (Objet Violent Non Identifié) et surtout un greffon
qui, depuis près de 70 ans, non seulement ne prend toujours pas sur
le plant oriental qui le porte, mais cherche a le détruire et le transformer à sa guise, le rejet est donc inévitable . . .
Extrait de
L’An V de la révolution algérienne (1959) de Frantz Fanon :
«
Le régime colonial est un régime instauré par la violence. C’est
toujours par la force que le régime colonial s’est implanté.
C’est contre la volonté des peuples que d’autres peuples plus
avancés dans les techniques de destruction ou numériquement plus
puissants se sont imposés. Violence dans le comportement quotidien,
violence à l’égard du passé qui est vidé de toute substance,
violence vis-vis de l’avenir. »