@michel-angelo
En ce qui concerne le NPA la candidature de Philippe Poutou n’est pas qu’une simple candidature de témoignage comme vous et les vôtres voulez le faire croire...
Et
le pouvoir nous le voulons mais pas pour nous ou un parti ou une clique de
professionnels de la politique... C’est donc aux travailleurs et à tous
les exploités de se mettre en mouvement pour imposer leurs exigences...
et exercer eux-mêmes le pouvoir à travers les Assemblées populaires... Le plus de démocratie directe possible...
Au nom de quoi faudrait-il se rallier au panache de Mélenchon qui n’a rien de blanc ?
Au nom de quoi avaler ses sorties sur le travailleur détaché qui « vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place », lui qui n’est pas un voleur mais un exploité ? Au nom de quel communisme encaisser ses déclarations d’amour aux « millionnaires » devant le tout Patronat réuni aux Assises du produire en France :
« Je suis venu vous dire dans quelles conditions, compte tenu de ce
que je ferai avec nos gouvernements et nos majorités, vous pourrez vous
rendre utile au pays et aux objectifs communs que nous tracerons à la
patrie. » Passons sur l’aspect patriotard...
Donc selon
Mélenchon patrons et salariés auraient des objectifs communs et chacun
devrait simplement trouver sa place dans cette société de classes aux
intérêts opposés qu’est la France....
Laissons aussi de côté le soutien à Poutine, les femmes en Burkini traitées de « provocatrices », la remise au goût du jour de la bataille de Valmy et la réinvention d’un ennemi allemand...
Pour ma part je n’oublie pas sa dernière saloperie en date : « En traitant la Fraction rouge de l’ERP d’Argentine de « provocateurs », d’ « assassin » et d’ « agent de la CIA », Mélenchon
insulte un groupe de révolutionnaires qui, durant les années 1970,
s’affrontèrent au régime militaire (1966-1973) et à l’Alliance
Anticommuniste Argentine (escadron de la mort qui fit des milliers de
victimes), puis combattirent la dictature militaire argentine
réinstallée en 1976. Comme d’autres groupes – guévaristes, péronistes de
gauche, socialistes révolutionnaires –, ces militant-e-s pratiquaient
la lutte armée, pour résister au plus criminel des régimes militaires de
l’époque. Nombre d’entre eux ont été assassiné-e-s, torturé-e-s,
emprisonné-e-s par la dictature. »
https://npa2009.org/idees/histoire/nous-nacceptons-pas-de-voir-notre-passe-commun-insulte-par-jean-luc-melenchon
Bref c’est à lui qu’il faudrait se rallier ? A ce social-démocrate
aujourd’hui encore admirateur de Mitterrand et de son oeuvre ? Nul
besoin ici de rappeler son passé au PS ni le Traité de Maastricht qu’il
voulait nous faire avaler...
Voici ce que déclarait Olivier Besancenot à propos du discours mélenchoniste :
« Aujourd’hui, une partie de la gauche radicale aime à se réconforter
dans les idées du souverainisme, de la frontière, de la nation. Tout en
expliquant que “sur le reste on tiendra bon“ ». « Jean-Luc Mélenchon nous a
fait des grandes sorties au début sur le souverainisme économique -et
promis, juré, craché, c’était que ça- au nom de la lutte, nécessaire par
ailleurs, contre les institutions européennes », rappelle l’ancien
candidat à la présidentielle de la LCR. « À la fin, t’en viens à
bafouiller sur la liberté de circulation et d’installation. Et puis, à
la fin, t’en viens à dire que t’es pas pour la liberté d’installation »,
déroule le trotskiste, qui ne voit pas cette dérive d’un bon oeil : « Tout
ça, je l’analyse comme des grands sujets de régression politique pour
la gauche radicale », conclut-il. »