@moderatus
Je ne sais pas trop où en sont les choses à Mossoul, ni si la situation est vraiment comparable à celle d’Alep ; je ne voudrais pas me hasarder à des affirmations trop téméraires, et il est urgent d’en finit avec l’Etat coranique, même si ce n’est pas le pire danger dans la région : à côté des Iraniens disposant bientôt de la bombe atomique, ces abrutis restent des amateurs. Je comprends mal, du reste, qu’ils aient pu retourner à Palmyre : la région est désertique, et quand on dispose de moyens d’observation puissants, aériens ou satellitaires, des files de camions sur les routes ne peuvent pas passer inaperçues. Pour l’aviation, il serait très facile de les anéantir. Cela me rappelle l’époque pas si lointaine où on pouvait très bien voir les camions transportant le pétrole du Califat et roulant vers la Turquie, sans qu’on fît rien pour les détruire.
Cela dit, j’ai entendu tout à l’heure Hollande, puis Ayrault, et ces deux répugnants hypocrites m’ont vraiment donné envie de vomir. Il était très prévisible dès le début que les Russes, qui ont un besoin vital de leur base de Tartous ne laisseraient pas se développer en Syrie quelque chose qui pût ressembler à l’Etat coranique voisin, et que l’Iran ne laisserait pas tomber non plus les alaouites. Soutenir les rebelles « modérés » - enfants d’al Qaïda !- et les armer comme l’ont fait les Français, les Américains et les Saoudiens, c’était prolonger inutilement et cruellement un conflit atroce. Si les sunnites « modérés » (le mot est vraiment comique !)avaient pu l’emporter dans cette région, c’est toutes les minorités, dont les chrétiens qui étaient là, tout comme les Coptes d’Egypte, des siècles avant les invasions arabes, qui n’auraient pas tardé à être condamnées à l’exil ou au massacre.
Vous avez raison d’attendre à la fin quelque chose du départ d’Obama et de Hollande : ces deux incapables auront mené au Proche-Orient la plus imbécile des politiques, et le fait d’avoir en plus assuré l’hégémonie d’un Iran quasi nucléaire n’était pas la moindre des stupidités. On ne peut pas savoir ce que feront leurs successeurs, mais on peut être à peu près sûr qu’il leur sera impossible de faire pis.