@PiXels
Cher Monsieur,
Je m’appliquerai à commenter votre dernier paragraphe, car lui aussi mérite d’être nuancé.
Si la construction d’un enseignement de qualité ne peut résulter que d’une convergence bienveillante de bonnes volontés, si la mise en place d’un enseignement qui vise à élever la population nécessite un plan structuré et concerté à l’échelle de l’Etat, si comme le disait Ferry (Jules) un enseignement idéal doit préparer des citoyens difficiles à diriger ce qui implique de la part de cet Etat une remise en question de ses propres bases, en revanche, la décadence est un phénomène quasi automatique qui résulte de la nécessité impérieuse pour des dirigeants incompétents de choisir parmi les éminences grises potentielles, celles qui ne bousculeront en aucun cas la léthargie ambiante et la médiocrité généralisée.
Et cela ne résulte ni d’un complot, ni d’une volonté quelconque mais bien de la nécessité absolue pour la pérennité des Nations dirigées par des imbéciles de choisir pour conseillers, des esprits qui ne les remettent pas en question.
Il est aussi facile de fabriquer la décadence que de laisser couler l’eau d’un fleuve. Il est aussi difficile d’élever une nation que d’inverser le cours d’un torrent...
Mais dans les faits vous avez raison. Il suffit de jeter un œil aux programmes de télé (je précise que je n’ai pas de cable : ma télé ne me sert qu’à consulter plus agréablement le net) pour comprendre que ce vous dites est parfaitement réaliste.... et tout cela conduit à une incroyable docilité populaire...