Ils reprennent les Sourates édictées
en tant de guerre et qui devaient s’appliquer dans un temps et
dans un espace défini du temps du prophète comme des prescriptions
générales devant s’appliquer tout le temps.
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@Mohamed
Takadoum.
Le Coran, si je ne m’abuse, c’est la parole de Dieu
quasi directe, et rien n’y peut être changé. Dans le judaïsme ou
le christianisme, une longue tradition exégétique (Talmud,
Kabbale, suite des conciles) n’a cessé d’interpréter les sources
très humaines et faillibles de la révélation. Le symbole de
Nicée-Constantinople, dans le christianisme par exemple, n’est pas
tombé du ciel tout cuit, le Dieu en trois hypostases du premier
concile de Nicée (326) est un bricolage théologico-philosophique
empruntant beaucoup à la métaphysique de l’UN de Plotin.
Rien
de tel dans le Coran où les versets qu’on appelle « abrogeants »
sont souvent, comme par hasard, les plus violents.
J’emprunte
au site islamique qu’on trouvera à cette page
:
http://islam.faq.free.fr/islam/abroges.htm
une explication
des plus intéressantes où je reproduis,en gras ou en lettres
capitales, les formules les plus éclairantes :
"Comment
savoir, quand deux versets sont contradictoires, lequel est abrogé
et lequel est abrogeant ? C’est une question de date : le dernier
prononcé abroge tout ce qui lui est contraire dans les textes
antérieurs. Les versets tolérants se trouvent en général dans
les sourates mecquoises, c’est à dire les plus anciennes. A
CETTE EPOQUE L’ISLAM ETAIT TRES MINORITAIRE, ET MAHOMET MENACE DE
MORT. LA TOLERANCE ETAIT NECESSAIRE A L’ISLAM NAISSANT. MAIS
QUAND L’ISLAM EST DEVENU PUISSANT, D’AUTRES VERSETS ONT ETE AUSSI
ECRITS DONT LE PLUS CONNU EST CELUI QUE L’ON APPELLE LE VERSET DE
L’EPEE :
"Combattez ceux qui ne croientt
plus en Dieu et au jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite
ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite ; ceux qui parmi
les gens du Livre, ne pratiquent pas la religion" (sourate
IX, verset 29).
C’est la justification même de ce
qu’on appelle la takiya : tant que vous serez minoritaires, adoptez
un profil bas, faites semblant d’être tolérants. Quand le rapport
des forces vous sera devenu plus favorable, vous pourrez troquer le
masque contre l’épée. C’est ce que l’Etat coranique a parfaitement
compris et très bien appliqué à Raqqa, à Mossoul et même
ailleurs. Le seul reproche que les Frères musulmans français, dont
le drapeau porte deux armes tranchantes (souvenir du verset de
l’épée) pourrait faire aux jihadistes de l’Etat coranique, c’est
d’avoir mal calculé le rapport des forces et de s’exposer par
conséquent à être vite ratatinés. Ils vont l’être.
Par
conséquent, contrairement à ce que dit cet intervenant qui connaît
aussi mal la théologie islamique que l’histoire des Juifs dans les
pays musulmans (voir un récent article) le mouvement même de
l’islam ne va pas de la guerre à la tolérance. Dès que le prophète
est à Médine, et y aura défini une manière de « constitution », la
tolérance à l’égard des tribus juives s’estompe très vite :
la révélation islamique est seule valable : les juifs et les
chrétiens sont des mécréants. En 624, deux des tribus juives sont
chassées, la dernière restante sera massacrée en 627. C’est après
la bataille de Badr que commencera à être définie la théorie du
jihad. Finie, la tolérance !
Le massacre de la tribu juive des Banu
Qurayza est particulièrement instructif. Plus de 500 hommes sont
égorgés, les femmes et les enfants sont vendus comme esclaves.
C’est à cette occasion que le Prophète épouse Safia bint Huyai.
Voici comment Wafa Sultan, Syrienne d’origine musulmane (L’islam en
question, page 128) raconte cet événement. Je souligne ce qui
mérite de l’être :
« De tous les mariages de
Mahomet, celui avec Safiya a été le plus atroce. Safiya bint
Huyai était une femme juive dont Mahomet avait tué l’époux, le
père et le frère en attaquant la tribu des Banu Qurayza à Khaybar.
Pendant la razzia, elle a été capturée par l’un des hommes de
Mahomet. Le Prophète se l’est appropriée, donnant à son disciple
sept autres prisonnières en compensation et l’a épousée le jour
même où il avait assassiné les hommes de sa famille. Encore
une fois, on ne donne pas à la femme l’occasion de prendre une
décision vis-à-vis de son mariage ou, somme toute, de son sort.
Safiya s’est retrouvée dans les bras de Mahomet du jour au lendemain
et n’a pas eu le droit d’accepter ou de refuser ce qu’il avait décidé
de faire d’elle »
Après cela, il y aura encore des
ignorants qui prétendront que ce qui se passe du côté de Raqqa ou
de Mossoul n’a rien à voir avec l’islam. En vérité, c’est
l’illustration même des mœurs du VIIe siècle préconisées par le
prophète de l’islam. Inutile toutefois d’opposer à l’auteur des
articles de Wikipedia : tout ce qui n’est pas écrit à la
gloire de l’islam, je le sais par expérience, sera nécessairement mensonger.