@Pomme de Reinette
J’ai souvent lu l’article de Wikipedia à propos du takfirisme. Pour les paresseux qui n’auraient pas le courage d’ouvrir le lien, je recopie deux passages. Définition du takfirisme puis description du modus operandi - qu’on connaît déjà en France, hélas !
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Les takfiri (du mot arabe : تكفيري,
de Takfir wal Hijra (en arabe : تكفير
والهجرة, Excommunication
et Immigration,
groupe fondé en 1971), sont des extrémistes islamistes
nés d’une scission des Frères
musulmans, adeptes d’une idéologie ultra-violente. Le terme
takfiri signifie littéralement « excommunication »
ce qui emporte le prononcé de la peine
de mort. Les takfiris considèrent les musulmans ne partageant
pas leur point de vue comme étant des apostats,
ce qui les autoriserait bien légitimement à verser leur sang. Pour
mettre au pas leurs coreligionnaires, ils font donc un recours
systématique à l’arme du takfir. Autrement dit, le
takfirisme se définit comme un terrorisme intellectuel, joignant la
parole aux actes.
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Plutôt que l’organisation structurée
originale, le terme Takfir wal Hijra désigne aujourd’hui plusieurs
mouvements néo-fondamentalistes développant une rhétorique de
retour à une pureté de l’Islam originel6.
Le terme a été popularisé dans les médias occidentaux par le
journaliste d’investigation de la BBC Peter Taylor, dans un
documentaire intitulé Le Nouvel Al Qaida.
Il désigne des groupes armés particulièrement violents et
cruels. Leur inspiration idéologique et religieuse provient du
kharidjisme
et du ikhwanisme.
Les atrocités qu’ils commettent sont rarement dénoncées.
Aujourd’hui, le Takfir wal Hijra inspire des groupes dans plusieurs
pays où est aussi présent Al-Qaïda,
notamment en Libye7,
en Éthiopie8
ou en Russie9.
Chérif
Kouachi, l’un des auteurs de la fusillade
au siège de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, se réclamait du
Takfir wal Hijra lorsqu’il préparait l’évasion de l’un des
responsables de l’attentat
de 1995 dans le RER C10.
Les combattants takfiristes ont des pratiques de guerre qui les
caractérisent :
-
profanation de tombes11,
destruction des mausolées12,
et de lieux de cultes ;
-
atrocités, parfois filmées,
utilisées pour intimider et terroriser les populations13 ;
Les salafistes
djihadistes sont également souvent qualifiés de « takfiri »
ou de « kharidjites »
par leurs adversaires musulmans, en particulier par les chiites
et les salafistes quiétistes. Termes jugés péjoratif par les
salafistes djihadistes qui les rejettent pour se désigner eux-mêmes,
mais l’attribuent parfois aussi à d’autres groupes14,15,16,17,18.
Ainsi dans les années
1990, Oussama
ben Laden appelle les djihadistes algériens à adopter une ligne
plus « salafiste » en dénonçant les dérives
« takfiri » du GIA
de Zouabri
et Zitouni,
ce qui provoque la scission du groupe19.