Merci, je ne me suis pas ennuyé non plus a vous lire. C’est tellement juste et tellement le constat que je fait aussi quand je regarde ce monde.C’est pourquoi je ne vis presque plus dans ce monde et que du fond des bois dans lequel je vis, j’observe celui-ci avec une tel lucidité que si je n’y prenait garde, me plongerai dans une déprime morbide.
Ce qu’il y a de bon dans le paroxysme de cette situation désastreuse, c’est que tout peut changer quand ce monde basculera car malheureusement nous en sommes encore à mettre la main dans le feu pour en tirer des leçons et apprendre de nous. D’autres vont plus vite et apprennent mieux. On peut aussi tirer son expérience de l’expérience des autres, juste en observant et en se servant de ce qu’il y a entre les deux oreilles.
L’ordre universel et la volonté créatrice vers lequel il tend est la seul chose en laquelle nous pouvons avoir entièrement confiance. Tout le reste est de la foutaise pas forcément inutile pour ceux qui ont encore une vie intérieur. Je ne fait pas d’humanisme et ne me sent pas concerné par cette humanité au nom duquel toutes les aberrations sont commises. Nous avons besoin les uns des autres mais nous ne sommes pas des êtres grégaires et c’est pourtant cette forme d’organisation qui est le plus répandu. Alors il ne faut pas s’étonner des frustrations et trouble mentaux que cela crées. Le monde est à cette image, nous devenons les abeilles qui entretiennent les reines autoproclamées au nom d’idéaux foireux qui ne sont que chimère et née de la folie des hommes.
Cette folie ne disparaitra qu’avec la disparition de cette humanité qui, tellement éloigné de sa propre réalité en est devenu un cancer pour elle même.
Je ne sais pas ce que nous devions devenir mais sans doute pas cet ersatz de vie que l’on nomme humanité et dont on scande les valeurs dans un seul et même but, celui de rassembler un troupeau de moutons voué à se consumer dans sa stérilité.