@carnac
Concernant les emplois type aide à la personne, il est évident qu’une personne gagnant le Smic ne peut embaucher une personne gagnant le Smic. Combien dépense t’on chaque année pour couvrir une partie des maisons de retraite, combien les départements, caisses, etc .. reversent pour couvrir les besoins, etc ... Avec une population vieillissante, c’est de plus en plus. Dans mon cas personnel, c’est l’ensemble des enfants qui avons payé, le rapport n’était donc pas 1 pour 1 mais ce n’est que mon cas. A rendre tout ces emplois et beaucoup d’autres (écologie, tourisme, éducation, etc ...), détaxés à 100%. Il y a intérêt général pour la société. j’ai entendu Rama Yade dernièrement qui disait, le premier emploi 100% sans charges, Bayrou avait à peu près dit la même chose en 2012. Ils sont donc très sur la partie privée. Il faut aller beaucoup plus loin et permettre la création de tous ces emplois même si ça ne dure qu’un quinquennat.
Le chômage a un coût monstrueux entre ses effets directs, indirects et dans tous les domaines (sociétal, éducation, civisme, santé).. Qui en a un jour fait la comptabilité exacte ? Qui paye l’accident avec une voiture non assurée pour cause de revenus, etc ... c’est partout. Personne n’a cherché le chiffre exact, ne serait ce que sur un département.
Ce qui suit provient d’un rapport de la Dares pour 2010 (on est en 2017 et c’est plus)
2013-007 - Les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail en 2010
Les
dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail, ciblées ou
générales, sont estimées à 90,8 milliards d’euros (Md€) en 2010, soit
4,7 points de PIB.
Les « dépenses ciblées » en faveur du marché
du travail s’élèvent à 50,1 Md€ en 2010, soit 2,6 points de PIB. Elles
sont en forte hausse pour la deuxième année consécutive (+8 % en euros
constants, après +17 % en 2009), dans un contexte de reprise fragile de
l’activité, mais de poursuite de l’accroissement du nombre de demandeurs
d’emploi et de mise en oeuvre du plan de relance de l’économie. Les
dépenses d’indemnisation au titre du chômage en constituent plus de la
moitié (56 %), loin devant les aides à l’emploi -principalement les
contrats aidés- (18 %), la formation professionnelle des demandeurs
d’emploi (15 %) et les moyens consacrés au service public de l’emploi
(12 %).
Les « dépenses générales » en faveur de l’emploi et du
marché du travail atteignent 40,7 Md€ en 2010, soit 2,1 points de PIB,
dont 22 Md€ au titre des allégements généraux de cotisations sociales
ciblés sur les bas salaires et 4,6 Md€ en faveur des heures
supplémentaires. S’y ajoutent essentiellement les dépenses au titre des
incitations financières à l’emploi (prime pour l’emploi et RSA «
activité ») et des mesures en faveur de l’emploi dans certains secteurs
d’activité ou dans certaines zones géographiques. Le montant des
dépenses générales a diminué de 3,4 % en euros constants par rapport à
2009 ; il reste ainsi nettement inférieur à celui des dépenses ciblées.
À
la lisière de ces politiques en faveur de l’emploi et du marché du
travail, certaines dépenses sociales (minima sociaux dont le RSA « socle
» principalement) représentent en sus 14 Md€ en 2010.
Vous pouvez additionner et diviser par x personnes. Et vous n’avez pas tout compté. C’est donc très, très couteux. Et pour cette somme, il n’y a rien de plus efficient ? C’est peut être sur le mot efficient que l’on ne sera pas du même avis. Vous voulez avoir chaud en laissant les fenêtres ouvertes ? Si oui, montez le thermostat donc dépensez.
Le revenu universel ne diminue pas le chômage, il le laisse et c’est , pour moi, son grand tort (je ne dis absolument pas qu’il entretiendrait le chômage, ok ?). Chaque quinquennat ou septennat se finit avec encore plus et ce depuis 40 ans. Vous avez bien une cause plus profonde que les petits dixièmes de croissance gagnés ou perdus. Alors je parle efficience, quitte à dépenser, faisons le plus intelligemment. Il y a tant de secteurs où ce serait nécessaire mais non fait à cause de l’équation économique, tant de secteurs où si c’était fait, la société d’une manière ou d’une autre y trouverait son intérêt, tant de tentatives de résoudre le chômage et qui ne l’ont jamais résolu (revoir la courbe du chômage sur le long terme sur le site de l’INSEE), etc ... le risque d’essayer est où quand il ne s’appelle que transfert de charges ?
Par contre, il y a bien un point, où je suis d’accord, ce sont les étudiants. Je milite pour la création d’un statut étudiant qui leurs donnent des droits, du temps pour étudier, un financement garanti, etc ... Revenu étudiant, statut salarié limité étudiant, etc... peu importe, la formule est à trouver mais ce sont eux qui sont l’avenir et chacun est en réalité parent.
Si votre fils a pu trouver un CDI grâce à la sécurisation que vous avez pu lui donner, c’est très bien et ce n’est pas un cas unique mais derrière il reste rien, qu’en catégorie A, 3 400 000 personnes qui n’ont pas forcément des parents et qui rament du 01/01 au 31/12. Et celles ci sont bien ignorées de tous nos cadors présidentiables.
On va bientôt voter, pour quoi, pour qui ? Qui a parlé emploi plus de 10 minutes ? Qui a annoncé « je vais diminuer le chômage » ?, ça me dégoutte de voter par dépit et de comptabilise en 2002 dans le mauvais sens .... une fois de plus.
Chacun sa foi ... politique, la mienne, elle me dit tant que ça chômera ...