Joli texte comme souvent, mais « c’est quand qu’on va où ? »...
TINA ? Lordon le dit très bien dans sa conférence à HEC, il n’y a aucune alternative dans le cadre des contraintes existantes et qui sont liées à notre appartenance à l’OMC et à la communauté européenne, telle qu’elle a été pensée et voulue. Ces deux cadres interdisent en pratique tout changement de politique en dehors du néo-libéralisme. Se souvenir que c’est une invention récente (début années 1980) et qu’auparavant les règles du jeu étaient substantiellement moins asphyxiantes pour les peuples. Le seul fait de revenir à la répartition des richesses existante début 1980 donnerait de mémoire 100 milliards €/an de salaires en plus en France et la plupart des pays développés sont dans ce cas. Or les derniers traités européens et le cadre de l’OMC ont créés des clapets anti-retours. Vouloir changer de cadre en restant à l’intérieur est de la rêverie pure. L’europe actuelle est un piège mortel et attendre que les autres veuillent en sortir aussi une imbécilité. Le droit du peuple français à disposer de son destin ne se négocie avec personne, n’en déplaise à Mélenchon ou qui que ce soit.
On a connu un capitalisme favorisant chefs d’entreprises et salariés (seuls créateurs de richesses) au détriment des détenteurs de capitaux (qui d’ailleurs à l’époque épaulaient la croissance de l’activité des entreprises au lieu de les vampiriser ou les rançonner). Ce retour en territoire connu et exploré, serait une première étape. Maurice Allais de mémoire préconisait quelque chose de similaire en refusant implicitement le cadre de l’OMC qu’il estimait responsable de l’explosion du chômage en grande partie.
Ensuite on récupère de facto notre banque centrale ce qui nous dispensera d’être rançonnés par les marchés financiers et d’être notés par des agences de notation qui n’ont ni vu venir la crise de 2007/2008 ni la prochaine... Emprunter sans intérêt devrait être la règle du jeu pour un Etat.
Après, seulement on peux relocaliser tout ce qui peux l’être et favoriser les filières qui vont créer de l’emploi local sans arroser des multinationales qui sont autant de pompes à fric pour joueurs de casino. On peux caresser l’espoir que bien plus de gens bougeront quand ils verront et les perspectives de changement pointer le bout du nez et l’impact que leurs choix personnels peuvent avoir. On les a rendus volontairement impuissants. Le malaise collectif n’a rien d’étonnant, il est la suite logique de cette dépossession de pouvoir.
A tous ceux qui en ont marre de cette société de merde de se cultiver et d’incarner au maximum le meilleur de la nature humaine. Après, nous ne sauverons pas le monde mais nous aurons au moins fait notre job. On est de passage, souvenez-vous.