@Alren
Bonsoir,
« marxisme simplifié pour débutant »
Tout
est relatif... On ne peut pas faire un exposé complet de la loi de la
valeur en quelques lignes... Le but est de la rappeler au « bon souvenir »
des démagogues et des utopistes qui fourvoient la gauche dans des
impasses, encore aujourd’hui.
Le « keynésianisme » de
Mélenchon, mâtiné d’un zeste de démagogie, c’est encore autre chose,
mais nous en avons déjà discuté. Ce n’est pas une alternative au
capitalisme.
« comme on en trouvait dans des opuscules d’entre-deux guerres »
Précisément,
non... ! Dans les années 20 et 30 la loi de la valeur n’était considérée
que comme ne approche critique du capital, et était supposée s’arrêter
avec lui, dès la phase de transition socialiste.
Cette
vision des choses était commune aussi bien aux « gauchistes » de l’époque,
critiques vis vis de l’URSS, qu’aux économistes soviétiques eux-mêmes,
très majoritairement.
Ce n’est qu’a l’usage de
l’expérience que les choses ont commencé à changer en URSS, surtout
après guerre, avec la reconstruction.
Le débat a pris corps
concrètement au sujet des « Stations de Machines et Tracteurs » (SMT),qui
faisaient le lien entre l’industrie et l’agriculture kolkhozienne.
Ces
SMT, du restes, nées dans les années 20, étaient une initiative de la
base, faisant lien entre sovkhozes et kolkhozes, et non une décision
bureaucratique.
Ayant rapidement fait la preuve de leur
efficacité, elles ont été développées, généralisées et maintenues
jusqu’en 1957, quand Khrouchtchev les a démantelé, aboutissant à rendre
l’URSS dépendante des importations de blé US.
Néanmoins le débat n’avait pas été poussé jusqu’à organiser une évaluation en termes d’unités de valeur-travail.
Cette idée est par contre celle de Marx, brillament évoquée dans la Critique du Programme de Gotha.
Telle quelle, elle n’a donc jamais été mise en pratique, bien que ce texte fut évoqué dans les controverses de l’époque.
Elle
conserve donc une certaine originalité, et peut être justement rendue
plus actuelle que jamais, grâce aux moyens modernes d’évaluation et de
modélisation économique, qui peuvent, en outre, permettre une grande
interaction entre tous les participants, et donc une véritable
démocratie économique.
« Ce n’est pas un programme adapté à notre temps »
Je viens de vous démontrer le contraire
« avec la préoccupation écologique centrale »
Si
vous lisez bien l’article, la notion de production utile à satisfaire
les besoins sociaux réels est au contraire la préoccupation écologique
fondamentale, celle qui évite le gaspillage, la surconsommation,
l’obsolescence programmée, etc...
Ce n’est pas le sujet de l’article, mais c’est bien la voie économique qui allie le mieux écologie et développement social.
Luniterre