@alinea
Votre réflexion et votre intelligence butent sur une question d’une extrême simplicité.
Je vous demande si, selon vous, un président élu peut désobéir à la constitution de laquelle il tient ses prérogatives ? C’est oui ou c’est non. Votre réponse est la suivante : « le président peut proposer de refaire la constitution ». Vous n’avez donc pas répondu. Vous bottez en touche. Vous auriez aussi bien pu me donner la recette de la fondue.
Vous voulez fermer les yeux parce que tout, tout, tout, le programme de Mélenchon tient sur la « désobéissance » sur un pseudo rapport de force. Vous êtes d’une grande faiblesse dans vos mises en perspective. Vous faîtes un déni de réalité. Parce que Mélenchon ment !
Avant de refaire la constitution l’ancienne s’applique. Parce que, si ce n’est pas le cas, Mélenchon peut débarquer du jour au lendemain avec une nouvelle constitution sous Le Bras et dire que c’est celle ci qui s’applique.
Où est votre honnêteté intellectuelle ? A ma question il ne peut y avoir de faux fuyant. Soit vous acceptez que le président élu désobéisse à la constitution, soit vous pensez que celle ci est indépassable. Vous comprenez bien que si Mélenchon peut désobéir, Marine le Pen peut le faire également, comme n’importe quel président élu. Un beau merdier.
Je vous signale, mais ceci vous dépasse, que le programme de l’UPR propose de nombreux changements constitutionnels pour redonner sa puissance au peuple.
Alors Mélenchon a t-il raison lorsqu’il dit vouloir désobéir à la constitution et à son article 5 : le président de la République est le garant du respect des traités ?
Voici, ci-après, la « position » de Mélenchon sur le respect de la parole donnée. Mélenchon serait-il une girouette ?
Je vous rappelle que dans l’affaire des navires « mistral », que la France devait livrer à la Russie, ce qu’elle n’a pas fait, Jean Luc Mélenchon s’est offusqué que la France ne respecte pas ses engagements internationaux. Ce Jean Luc Mélenchon est vraiment désarmant !
« Le refus français serait une trahison de la parole donnée », prévient-il, exhortant le chef de l’Etat à « honorer le contrat signé avec la Russie ».
Peut-on tenir deux discours différents selon les circonstances ?