@rosemar
Mélenchon fait de beaux discours sur l’éducation et l’école : c’est enthousiasmant, est-ce toujours réaliste ?
Qu’est-ce qui n’est
pas réaliste dans les propositions de la France Insoumise ?
La scolarité
obligatoire pour les enfants de 3 ans est parfaitement réaliste pour
qu’à l’entrée au CP, l’enfant des milieux défavorisés ait autant
de chance de succès dans cet apprentissage très difficile de la
lecture que les enfants d’enseignants.
Que les enfants de
deux ans soient accueillis à la demande par des professionnel(le)s
hautement qualifié(e)s est parfaitement adapté à un besoin social.
Il est très
réaliste de voir que si la Finlande a d’aussi bons résultats c’est
que les effectifs en primaire sont de quinze élèves et que nous
devons l’imiter le plus vite possible.
Il est très
réaliste de porter à la charge de l’État la totalité des dépenses
d’enseignement et ne pas la faire dépendre des collectivités
locales comme c’est le cas de plus en plus actuellement.
Il est très
réaliste que la cantine du midi soit gratuite pour que les enfants
les plus défavorisés mangent correctement, du bio, une fois par
jour. Leur santé s’en ressentira et leurs performances scolaires
aussi.
Il est très
réaliste que l’enseignement soit absolument gratuit, y compris les
transports, les activités périscolaires et tout le matériel y
compris informatique.
Il est très
judicieux de faire appel aux enseignants bénévoles pour mettre au
point des logiciels d’apprentissage et des vidéos de formation sans
passer par les lourdeurs des maisons d’édition.
Il est fondamental
de revaloriser l’enseignement professionnel au lieu et place de
l’apprentissage par des patrons qui confinent les apprentis à des
tâches subalternes qui ne leur apprend pas le métier.
Il est réaliste
d’octroyer un présalaire aux étudiants en échange d’engagements de
servir l’intérêt public.
Il est réaliste
d’assurer aux post-docs un revenu en rapport avec leur immense
qualification et de créer pour eux les postes de recherche qui
peuvent rapporter des fortunes à la République, au lieu qu’ils
apportent leur talents à des concurrents étrangers.