Le XXIème siècle sera le siècle des limites. Vous parlez de recherche, mais la science n’avance plus depuis le XXème siècle. Seule la technologie le fait, devenue, dans notre société, une raison économique. Des verrous sont posés sur la connaissance fondamentale. Pour certains on sait qu’ils ne sont pas levables. Pour d’autres, ils plongent dans une théorisation qui fuit le réel et qui curieusement renvoient plus à l’imaginaire qu’à autre chose.
D’un point de vue civilisationnel, on voit des puissances titanesques élirent des réacs. L’idéologie libérale a perdu sa propre lumière, celle de la pacification des relations internationales. On fait du marché parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autres avec des milliards d’individus ; et encore, je parle seulement de la raison des plus sages, ceux qui n’ont rien à vendre, car dès qu’on parlerait de redistribution on se verrait taxer de tous les maux.
Les crises énergétiques, environnementales et démographiques sont affaires de deux ou trois décennies. Le caractère exponentiel et la rapidité des phénomènes sont le signe d’un emballement sans précédent sur terre.
Il y a une limite ontologique à tout type de croissance, de développement, d’expansion.
On ne retiendra rien des deux idiots qui agitent le pays en ce moment.