@Emile Mourey
« l’épître de Jacques a été considéré comme une redite des quatre évangiles »
Il s’agit d’une épître et non d’un Evangile. Elle reprend des éléments de morales qu’elle lie à la foi, mais rien n’est dit sur l’amour qui est pourtant fondamental dans le discours de Jésus. L’auteur de cette lettre n’est ni Jacques le Majeur, ni Jacques le Mineur, ni Jacques le juste. Il semble que ce soit un des premiers Chrétiens vers la fin d premier siècle.
Il faut se méfier des textes de Flavius Josèphe. Ils sont riches d’informations mais d’une part, ils sont partiaux, d’autre part, ils ont été recopiés et parfois transformés par les copistes.
Le protoEvangile de Jacques est vraiment un texte qui n’a plus d’intérêt aujourd’hui. il a pu servir à une époque pour réfuter certaines thèses juives visant à discréditer Jésus. Cette attribution a un Jacques est d’ailleurs complètement imaginaire. Ce n’est certainement pas Jacques le Juste, cousin de Jésus. Ce texte est au mieux de la deuxième moitié du 2ème siècle et son contenu semble le fruit d’une grande imagination beaucoup plus qu’un récit fidèle de l’enfance de Jésus. Le fait qu’il cite Hérode n’est en aucun cas une preuve et les séditions ont continué au moins jusqu’en 135 (Shimon bar Kokhba). le texte que nous connaissons est une copie du XVIème siècle qui ne nous garantie pas des interpolations. En le lisant, je ne vois pas vraiment ce qui permettrait de le considérer comme chrétien, même s’il se présente comme favorable aux Chrétiens. Tous les textes qui parlent du Christ ne sont pas chrétiens.
« un peu facile que de dire que son auteur ment » Il ne me semble pas avoir utilisé ce terme. Mais un texte qui parle de Jésus avec un contenu contredisant les quatre évangiles est pour le moins suspect. L’enseignement de Jésus ne peut avoir affirmé une chose et son contraire. Les Chrétiens ont de ce point de vue un avantage. La présence vivante du Christ permet de confirmer on d’infirmer les témoignages des Evangiles. En l’occurence, il confirme l’enseignement des quatre évangiles retenus par l’Eglise Catholique et il nous demande d’éviter les textes gnostiques.
« Quant à Thomas, il y a une logique comme il y a une logique militaire. » Cela ne prouve rien et son évangile est franchement contradictoire des quatre évangiles de la tradition des apôtres.
« Je vous renvoie aux travaux de Claude Tresmontant : l’Hébreu. » Je suis en train de lire son livre « Sciences de l’Univers et problèmes métaphysiques ». Il utilise la métaphysique pour démontrer que Dieu existe. Sur la langue, il ne distingue pas entre l’Hébreu et l’Araméen, mais il ne connaissaient pas les textes que nous avons aujourd’hui (Matthieu et Luc en araméen et Marc en Hébreu). La proximité entre les événements et leur relation dans les Evangiles renforce encore la qualité de leur contenu et tend encore à discréditer les apocryphes.