• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Pascal L

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 1888 0
1 mois 0 28 0
5 jours 0 1 0

Derniers commentaires



  • Pascal L 15 septembre 11:45

    @Alren
    « La réponse scientifique, objective, est évidemment : non ! » Vous êtes médecin ? Le foetus réagit avec sa mère bien avant la naissance. Si ce n’est avec son cerveau, c’est avec quoi qu’il peut interagir ? Savez-vous à quelle date il commence à fonctionner ?

    C’est aussi une question de dignité. Les idéologues de tous poils ont toujours supprimé la nature humaine des ennemis du bien pour les anéantir. Ainsi, il n’y a pas si longtemps on a supprimé l’humanité au Juifs pour mieux les massacrer avec l’idée folle d’extirper le mal de notre monde. Il est toujours plus facile de tuer des porcs ou des chiens. Mais c’est quoi le bien et le mal ? Est-ce vous qui le définissez ? Et si c’est le cas, tout le monde n’a-t-il pas également ce même droit ?


  • Pascal L 13 septembre 22:33

    @njama
    Jérôme a fait un travail sur les versions latines de la Bible, pas sur les versions grecques et encore moins sur les versions en araméen. Il semble que Jérôme ait connu les versions araméennes, car sa version latine corrige des erreurs de la version grecque. Des quatre Evangiles, Matthieu et Luc ont été écrits en araméen et on dispose de l’intégralité du texte original traçable jusqu’à la première moitié du premier siècle (37 pour Matthieu, soit 7 ans seulement après les faits). Il n’y a pratiquement pas d’écart entre les versions araméennes et latines, ce qui laisse supposer que Jérôme a fait un bon travail. On peut lui reprocher une erreur de traduction sur la distance de la ville d’Emmaüs, mais rien sur les dogmes. Pour Marc on dispose de fragments en hébreu et l’Evangile de Jean a été écrit en Grec, principalement pour contrer l’hérésie Ébionite qui sévissait déjà à cette époque. Pour comprendre l’aspect historique des Evangiles, il ne faut pas se limiter à leur seule lecture. Les écrits des opposants du premier siècle au Christianisme apporte bien des éclaircissements. D’ailleurs, ces écrits ne contestent pas les événements, mais seulement la doctrine. Les écrits inter-testamentaires se sont beaucoup enrichis aux premier et second siècles. Ces écrits nous montrent que si tout le monde ne s’est pas converti, tout le monde a été impressionné par ce qui s’est passé. A l’époque de Jérôme, les Evangiles en Grec étaient la référence et les Evangiles en Latin des versions pour le peuple qui ne lisait pas le Grec. Qu’il n’y ait que de mauvaises traductions en circulation n’a rien d’étonnant, mais les lettrés utilisaient les versions en Grec.

    Contrairement au Coran, les Evangiles sont remplis d’éléments de contexte comme des noms de personnes et des noms de lieux. Il est donc facile de vérifier ces éléments par des recoupements.

    Pour l’ordre des sourates dans le Coran, il est difficile de vérifier quoi que ce soit. La théorie des codes n’a révélé aucun écart dans les signatures du texte en suivant l’ordre chronologique officiel alors que l’évolution de la langue sur une vingtaine d’année aurait du impacter les signatures. Il reste toutefois quelques éléments objectifs comme certains effets dialectiques qui arrivent progressivement pour améliorer l’effet dramatique. On peut également rattacher le début de la sourate 30 à la bataille de Mu’ta autour de 629. Les manuscrits à notre disposition montrent de légères variations dans l’ordre, des versets sont passés d’une sourate à l’autre, mais montrent surtout une variation des dogmes qui a impliqué des grattages successifs. Tous ces manuscrits datent du début du 8ème siècle pour les plus anciens, du moins pour la couche supérieure des palimpsestes et vers la fin du 7ème siècle pour les couches inférieures. L’écriture large sur de grands formats situent l’ensemble de ces textes à la période omeyyade. Il n’y a donc rien qui soit une copie du coran d’Othmân. Les réécritures, en particulier sur le palimpseste de Sana’a montrent l’apparition du dogme de l’incréation et les premières citations de Muḥammad dans le texte (il n’y en a que quatre en tout). Les inscriptions du dôme du Rocher construit en 691 à Jérusalem sont intéressantes puisqu’il n’apparaît nulle part une allusion à l’événement le plus important qui s’y soit passé : la visite de Muḥammad au paradis. Ces inscriptions ne parlent pas non plus de Muḥammad mais de Jésus qui est celui qui était attendu. Ces inscriptions sont en fait parfaitement conforme à la doctrine Ébionite. Donc en 691, la doctrine musulmane n’était pas encore formée, mais il ne faudra plus longtemps pour que celle-ci apparaisse. ʿAbd Al-Malik avait besoin d’une religion qui soit arabe et les références à Muḥammad vont apparaître à partir de 694 chez les Omeyyades (684 pour ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr, mais son calfat n’est pas reconnu par la tradition officielle).


  • Pascal L 13 septembre 18:58

    @njama
    L’islam n’est pas capable de démontrer que le Coran est authentiquement la parole de Dieu, donc on fait retomber la responsabilité sur les Chrétiens. Il n’y a pas que la thèse d’Edouard-Marie Gallez qui a été produite récemment. Depuis Christoph Luxenberg en 2001, les scientifiques qui ont étudié les débuts de l’islam se comptent par dizaines et pour l’instant, je n’ai jamais vu une réfutation scientifique de ces thèses, elles représentent donc la meilleure interprétation possible. La réfutation de la Christologie de l’islam par les Chrétiens a commencé dès le deuxième siècle après J.C. par le traité de Justin de Néapolis suivi par Hégésippe, Irènée de Lyon, Tertullien, Origine, Eusèbe de Césarée, Epiphane de Salamine, Jérôme...

    Malgré tous ces documents, la Christologie des Ébionites et des Nazaréens se retrouve incorporée dans le Coran avec d’ailleurs une incohérence notoire : Comme les Musulmans, le Ébionites ne croient pas à la nature divine de Jésus et en font un homme ordinaire. Les Nazaréens acceptent la nature divine de Jésus qu’ils appuient par les miracles de la naissance de Jésus que l’on trouve dans le protévangiles de Jacques. Il est amusant que l’on retrouve dans le Coran à la fois la naissance miraculeuse et l’aspect purement humain de Jésus. Cherchez l’erreur !
    La véritable raison de la dispute entre ces hérésie et la grande Eglise ne porte pas sur l’application de la loi juive aux Chrétiens, mais sur le sens de l’amour de Dieu. Pour un Chrétien, c’est cet amour qui permet à Jésus de dire qu’il est venu accomplir la loi. Avec l’amour, la loi n’est plus nécessaire, les gestes faits par amour vont toujours plus loin que les gestes faits sous l’obligation de la loi. Sans l’amour, la loi reste obligatoire. L’islam a donc hérité de la loi sans l’amour des Ébionites et des Nazaréens. Les Musulmans qui découvrent l’amour de Dieu n’ont plus besoin de la loi coranique. Malgré sa transcendance, Dieu est toujours prêt à nous faire ressentir son amour.


  • Pascal L 7 septembre 16:40

    @Decouz
    La théorie des codes est bien un algorithme mathématique destiné à détecter les tics d’auteurs dans un texte. Nous avons tous une manière différente de nous exprimer à l’écrit, manière qui peut se détecter avec cet algorithme. Le problème du Coran qui ne se retrouve pas sur d’autres textes sacrés est qu’il devrait être d’une seule main, celle d’Allah mais ce n’est pas ce que dit la méthode. Vous pouvez contester ce travail comme tout travail scientifique, mais le niveau mathématique nécessaire est très élevé. 

    De plus cette méthode n’arrive pas isolée. Elle ne fait que confirmer ce qui avait déjà été énoncé depuis les travaux de Luxenberg en 2001 et confirmé par beaucoup d’autres travaux. La seule nouveauté apportée par ce travail est le fait que tout ce qui concerne le monothéisme strict et tout ce qui concerne la condamnation du Christianisme est d’une main unique. Ce qui laisse entendre que le monothéisme strict a été ajouté comme un dogme anti-chrétien. Ces travaux confirment qu’il n’y a pas de différence de signature entre les sourate dites de La Mecque et celles de Médine et donc que la distinction est parfaitement artificielle.
    Le soufisme n’est pas né en Inde, mais là où l’islam et les religions indiennes se côtoyaient : la Perse ou l’Irak actuel. Pour moi, le soufisme est l’introduction d’une spiritualité d’origine Hindoue dans l’islam. Il existe une deuxième forme de spiritualité qui a été ajoutée : le chamanisme ou la religion des marabouts provenant d’Afrique. L’islam n’ayant pas vraiment de spiritualité, du moins au sens où on l’entend dans le Christianisme ou ces religions extérieures, l’intégration n’a pas posé de problèmes techniques, sinon que le soufisme n’a pas toujours été bien accepté par les oulémas et les persécutions ont suivi.
    Pour moi, la différence principale entre la spiritualité chrétienne et le soufisme est que la spiritualité est directe dans le Christianisme alors qu’elles repose sur des esprits intermédiaire dans le soufisme et la fiabilité de ces esprits n’est pas toujours évidente. Jésus a d’ailleurs toujours pourchassé ces esprits car ils empêchent l’interaction directe avec Dieu.

    Votre distinction entre révélation directe et indirecte ne me parait pas évidente. Pour un Chrétien, avoir une conversation avec Jésus ressuscité ou avec l’Esprit-Saint n’est pas quelque chose d’extraordinaire et pour nous, le Père, le Fils ou l’Esprit-Saint sont toujours Dieu. Le texte écrit n’est jamais la parole de Dieu mais ce que d’autres en ont compris. Il est donc une expression indirecte. Pour la révélation directe, celle-ci est toujours personnelle, la distinction entre le Père, le fils et l’Esprit-Saint se fait dans le mode d’expression et non dans le contenu du message. Le Christ est toujours vu comme séparé de nous, l’interaction se fait de personne à personne. Il nous dit des choses qui nous concernent alors que l’Esprit-Saint est en nous et parle à d’autres par notre bouche. Il nous fait dire ou savoir des choses que nous pouvons reconnaître à-postériori comme provenant de Dieu. En fait, c’est aux fruits que l’on reconnaît l’arbre. Je ne peux jamais affirmer que je parle au nom de Jésus ou de l’Esprit-Saint, mais je peux le reconnaître lorsqu’il y a plus tard un résultat qui va dans le sens de l’amour de Dieu ou de l’annonce de son salut. Souvent je me demande pourquoi j’ai dit telle ou telle chose à une personne, mais lorsque je vois le bien que ces paroles ont fait à cette personne, je comprends que cela ne venait pas de moi et je n’ai aucune fierté à en tirer.


  • Pascal L 7 septembre 12:03

    @OMAR
    Vous ne savez donc pas faire autre chose que l’attaque ad hominem et vous ne savez pas démarrer un raisonnement si la réponse n’est pas dans votre catalogue. Autant que je sache, le Venezuela n’a que l’apparence d’une démocratie et c’est ce qui rapproche le Vénézuela de l’Algérie. Vous auriez pu le deviner tout seul. Le problème est notre rapport aux autres et donc à la démocratie, tel qu’il est dicté par nos croyances religieuses. Si l’Algérie avait été luthérienne (les Luthériens imposent de la rigueur à tous les niveaux de la société alors que les cathos pensent que c’est à chacun de prendre ses responsabilités) la situation ne serait pas la même. Il faut vivre en Corée du Sud par exemple pour comprendre comment notre religion modèle nos comportements. En Corée, il y a trois grands groupes religieux, et la religion se devine à chaque fois par le comportement de chacun, même sans aucune différence vestimentaire. En Corée, ce sont les Chrétiens qui sont majoritaires au gouvernement parce qu’ils s’intéressent plus que les autres à l’intérêt commun. Ce sont aussi les Chrétiens qui abordent les étrangers dans la rue, juste par curiosité. La curiosité n’existe pas dans les autres groupes religieux. Cette curiosité est attisée par un sentiment de liberté donné par la religion. La différence entre vous et moi est que vous ne pouvez pas vous intéresser à ce que je pense et donc, vous ne pouvez pas comprendre le rapport qu’il peut y avoir entre ce que je suis et ce que je crois. Si j’étudie l’islam au travers de ce qu’en dit la science, c’est pour comprendre les Musulmans que je croise dans la rue que je fais parler et que j’écoute. Je sais que je ne vous convaincrai jamais mais je pense également à tous les Musulmans qui nous lisent et qui me mettent des mauvaises notes, ce qui est intéressant pour moi. La mauvaise note indique un malaise qu’ils ne savent pas contrer par une réponse qui vient d’eux. Ils se demandent sans doute quand vous allez enfin me clouer le bec par une réponse pertinente. A défaut, il vont bien être obligé de réfléchir par eux-même et c’est ce que je recherche. Je ne veux pas leur imposer une réponse, c’est à eux de trouver leur réponse, en toute liberté. En toute liberté, bien sûr, parce que je bénéficie aussi de cette liberté. La liberté ne peut s’exercer pleinement sans la connaissance, il nous faut donc lire beaucoup pour avoir la liberté et ne pas s’interdire de lire des ouvrages qui donnent un point de vue contraire à notre pensée.

Voir tous ses commentaires (20 par page)







Palmarès