@Pierre JC Allard
La branche des
mathématiques appliquées la plus difficile est celle des
probabilités et de la statistiques et vous êtes excusable de ne pas
la dominer.
Par ailleurs la
physique quantique est loin pouvoir expliquer comment se forment
spontanément avec le temps - on parle toujours de millions,
milliards d’années - des assemblages d’atomes, surtout le carbone,
extrêmement liant avec ses quatre liaisons potentielles, pour former
des molécules complexes.
Si bien que le
mécanisme d’émergence de molécules aussi complexes que les
précurseurs de l’ADN, les premières molécules capables de se
reproduire, dépasse notre entendement.
Car ce sont bien des
molécules qui ont « surgi du néant » comme vous écrivez et non
un « être vivant ».
Si ces molécules se
sont formées très tôt après le refroidissement de la planète,
les premiers coacervats sont apparus au moins des millions d’années
plus tard et les premiers monocellulaires après plus longtemps
encore.
Le mécanisme de la
mitose a dû être enrayé d’une manière particulière après avoir
commencé pour aboutir à des chaînes de cellules formant les
premiers pluricellulaires, pendant que les monocellulaires
continuaient leur existence et proliféraient faute de prédateur
dans les océans, protégés par la bonne épaisseur d’eau des UV pas
encore arrêtés par l’ozone d’altitude faute d’assez d’oxygène
produit par les organismes utilisant la lumière pour leur énergie,
UV qui interdisaient la vie en surface de l’océan ou sur les terres
émergées.
Tout cela est en
effet bien compliqué et nous ne pouvons toujours pas dépasser le
niveau des expériences de synthèse moléculaires par décharges
électriques pour reproduire ces phénomènes.
Mais cette
complexité n’autorise pas à mettre sur le même pied le
créationnisme à la connaissance scientifique.
Car le concept
biblique, repris par les « trois religions du livre » d’un
Dieu unique, éternel, omnipotent et omniscient est totalement
irrationnel, un mythe né de l’imagination de gens ignorant de toute
la science contemporaine.
En effet, si Dieu
est omniscient, s’il connaît l’avenir autant que le passé, alors il
sait les décisions qu’il prendra plus tard et ne peut les changer.
Mais alors il n’a pas les pouvoirs infinis de l’omnipotence, qui sont
au contraire de pouvoir décider à chaque instant ce qui entraîne l’imprévisibilité.
Je passe sur les
autres paradoxes insurmontables comme le problème insoluble d’avoir
une date pour la Création, un pont sur l’axe du temps de longueur
infinie dans le passé, puisque Dieu enchaîne les pensées depuis
une éternité, ou le problème d’une pensée à la fois unique et
infinie.
Ce qui est bébête,
c’est de gober la mythologie de la Bible que deux garçons Abel et
Seth aient engendré l’humanité, le Déluge, le peuple élu, un seul
Dieu en trois personnes pour les chrétiens etc. etc.
NB Le darwinisme moderne n’explique pas l’existence de l’univers, comme vous l’éécrivez, explication qui relève de l’astrophysique avec la théorie qui tient la corde actuellement du Big bang spatio-temporel originel, mais plus modestement démontent les étapes qui ont conduit du minéral au « vivant », c’est-à-dire à une chimie néguentropique autonome, mécanisme qui cependant est, a été ou sera certainement à l’origine de l’apparition d’êtres vivants dans tout l’univers si les conditions sont favorables et pas seulement sur notre planète.