Peut être qu’il n’y a pas eu d’évaluation des différentes étapes
qu’a connue l’Algérie depuis l’indépendance. Il y a eu la phase socialiste
calquée sur une forte présence de l’état
et la planification qui sans être une réussite ne peut être considéré comme un échec
au vu des réalisations d’Arzew, d’El hadjar, des différentes sociétés nationales
dont une partie se maintient même à perte (comme si les sociétés occidentales
ne bénéficiaient pas des aides de l’état) et malheureusement une industrialisation en
compétition avec une réforme agraire menée
à la hussarde sans tenir compte de l’exode
rural qui se poursuivait. L’instauration du service national fut par
contre une réussite. Personnellement,
dans le cadre du service militaire je me trouvais à Relizane en compagnie de 2 autres
camarades pour veiller à l’application de la réforme agraire. A nos coté on
pouvait compter sur les conseils d’un appelé ingénieur agronome de l’ITA de
Mostganem qui était affecté à la DDA pour suivre les domaines autogérés. A l’hôpital,
un autre pharmacien appelé gérait la pharmacie de l’hôpital et au lycée deux
autres appelés enseignaient. Chacun de nous venait d’une région différente, et
je pense que le régionalisme a connu un net recul durant ces périodes. Puis à
la mort de Boumediene ce fut la politique de bradage des biens de l’état à
travers la privatisation de ses meilleures unités de production. Il s’en fallut
de peu pour que SONATRACH y passe. Au passage pendant qu’on nous permettait d’acquérir
nos logements de fonctions à bas prix, certains se sont attribués des palais au
dinar symbolique. C’est là qu’a commencé la corruption. Parce qu’auparavant
tout appartenait à l’état. Ca c’est la phase chaotique ou l’on tournait en rond jusqu’à
notre révolution d’octobre 1988. La mise au pas par le FMI, puis le retour la
rente pétrolière qui avec la l’importation tout azimut va détruire tout ce qui
pouvait se fabriquer localement. Il est maintenant indéniable que la baisse des prix du pétrole a
commencé à dynamiser l’agriculture
locale. Il reste à reprendre en main toutes ces aides à l’emploi pour monter
des PME et il y a des exemples de réussite, certes peu nombreux mais bien
réels.
Toujours de bonnes analyses avec Mr Chitour