"La convention nationale de La
République en marche aura lieu ce samedi 8 juillet. Un événement
contesté par certains militants qui dénoncent le mode de gouvernance du
parti.
En
marche mais pas au garde à vous. La contestation grandit au sein de La
République en marche (LREM). Certains militants réclament plus de
démocratie dans l’organisation du mouvement. Ils aimeraient que leur
requête soit entendue lors de la convention nationale, qui doit décider
ce samedi du squelette institutionnel du parti. Cependant, ils risquent
de ne pas pouvoir s’y rendre. Seuls sont invités les responsables locaux
et nationaux.
Le « collectif des marcheurs en colère » relaie la
parole de ces militants déçus. Ce groupe rassemblerait plus de 3000
adhérents LREM, aux dires de la porte-parole Tiphaine Beaulieu, une
novice en politique qui sera reçue au QG de LREM à Paris mardi. Il s’est
formé dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron. Ces « marcheurs en
colère » critiquent le manque de consultation de la base du mouvement.
Car, en dépit des promesses de démocratie participative, ils jugent
avoir peu d’influence sur les décisions prises ..."
Source :
http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/07/01002-20170707ARTFIG00292-dans-les-rangs-macronistes-des-marcheurs-en-colere-reclament-plus-de-democratie.php
Et voilà que l’horizon passe à dix ans...
Les élus et cadres du mouvement vont adopter les statuts du parti mais repoussent l’installation de la direction.
C’est
son parti, ou plutôt son « mouvement ». Celui qui a porté sa candidature
jusqu’à la victoire à l’élection présidentielle. Pourtant, Emmanuel
Macron ne s’en occupe plus. « Ni de près, ni de loin », jure-t-on dans son
entourage. Président de la République, il est désormais au-dessus des
partis et laisse En marche !, rebaptisé La République en marche,
vivre sa vie de son côté. Ce samedi, à l’occasion de la convention du
mouvement à la Villette, à Paris, le chef de l’État ne délivrera aucun
message, ni filmé ni même écrit.
« L’objectif, c’est la réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Le président a besoin de dix ans pour réformer le pays »
Voilà pour la version
officielle, à la fois proche et éloignée de la réalité. Car si Emmanuel
Macron ne s’implique pas dans la « structuration » de son mouvement,
beaucoup de ses proches restent aux commandes. Avec un objectif d’ores
et déjà annoncé par son ancien secrétaire général Richard Ferrand.
« L’objectif, c’est la réélection d’Emmanuel Macron en 2022, a assuré le
président du groupe LREM à l’Assemblée à ses troupes la semaine
dernière, lors d’un séminaire de rentrée des députés. Le président a
besoin de dix ans pour réformer le pays. » Et donc de son parti pour
soutenir son action et préparer la suite. Ce sera l’objet de la
convention que de le structurer en vue des cinq années à venir.
La présidente par intérim, Catherine Barbaroux,
présentera ce samedi aux députés LREM ainsi qu’aux 110 référents
départementaux et près de 3000 animateurs de comités locaux les statuts
du parti. Côté politique, c’est le premier ministre, Édouard Philippe,
qui interviendra dans l’après-midi. « On ne veut surtout pas reproduire
les erreurs des partis traditionnels. Nous sommes devenus un parti de
gouvernement, et la plupart du temps, c’est ce qui marque le début d’une
période de repli », explique un cadre du mouvement. Comprendre : Les
Républicains et surtout le Parti socialiste sont érigés en antimodèles.
« Le PS, c’était devenu Cambadélis. On a vu ce que cela a donné… », dit un
dirigeant proche d’Emmanuel Macron
En
conséquence, LREM n’aura pas de chef mais une direction collégiale dont
les membres seront nommés à la fin de l’été. Une façon de dire en creux
que chez LREM, il n’y a qu’un seul patron, c’est Macron. Une façon
aussi de diluer les responsabilités à la tête du mouvement pour éviter
l’apparition de personnalités trop fortes, qui pourraient développer des
ambitions… « Les dirigeants ne seront que des relais, la parole ne doit
surtout pas être captée par une personne », explique un haut gradé au QG
de LREM. Les noms de l’ancien député Arnaud Leroy, la sénatrice Bariza
Khiari, le président du Groupe SOS, Jean-Marc Borello, ainsi que
l’actuel responsable de la commission d’investitures, Jean-Paul
Delevoye, circulent pour faire partie de la future direction. Richard
Ferrand pourrait éventuellement conserver un poste important, en tant
que directeur général. Au niveau local, le mouvement veut à tout prix
éviter l’apparition de « baronnies ».
Depuis l’élection d’Emmanuel
Macron il y a deux mois, LREM a gagné près de 100.000 adhérents et en
revendique aujourd’hui plus de 370.000. Le principe de la gratuité
d’adhésion est maintenu, de même que celui de l’autonomie des comités
locaux. C’est sur eux que LREM veut s’appuyer pour accompagner le projet
de transformation d’Emmanuel Macron. « Le gouvernement rénove par le
haut, le mouvement rénove par le bas, résume un cadre du parti. On va
remettre un coup de projecteur sur la dynamique collective. »
Samedi,
LREM va présenter sa feuille de route pour les années à venir. Elle
tient en six chantiers sur lesquels le mouvement entretient le suspense.
Ils ont été élaborés à partir d’un questionnaire recueilli pendant le
mois de juin auprès des animateurs de comités locaux. Et ce sont
d’ailleurs ces derniers qui les présenteront à la tribune. De nouveaux
moyens d’action devraient être proposés pour « rendre efficaces les
réformes sur le terrain » et « développer la pédagogie autour de l’action
du gouvernement ». Les « marcheurs » réfléchissent aussi à l’organisation
d’un événement de grande ampleur, à la rentrée.
Source :
http://www.lefigaro.fr/politique/2017/07/07/01002-20170707ARTFIG00280-la-republique-en-marche-engage-sa-mue.php?een=6ef5f47638968cbb0bd43c8094c12649&seen=6&m_i=DR9UsRky6IFAaltApSu7AAdYdiCLIkHZiKTOTzKhyk1kzjz52kcLi0Kg9CNfKVthZ1LdwT yepyfkGkdaqbgOFHy_Rh0kIrDDDX#xtor=EPR-300-[actualites]-20170708