@wesson
Il m’arrive de partager votre inquiétude, tant la propagande
anti-Poutine de nos dix milliardaires et leurs médias (nos médias publics s’alignent
sur ces médias privés) est systématique.
D’un autre côté, les
USA ont besoin d’un ennemi dangereux à stigmatiser, entre autres pour justifier
un budget militaire visant la domination économique mondiale. L’UE, de création
encore plus récente que les USA, a aussi besoin d’un ennemi pour se construire
en s’opposant.
Le choix de la Russie dans ce jeu de rôles se comprend :
premier challenger nucléaire pour les USA, pays frontalier de l’UE en expansion
(Ukraine) s’opposant à cette expansion.
En période de stabilité économique relative (aujourd’hui),
le risque d’un conflit OTAN-Russie me paraît très faible.
Mais il y a deux risques objectifs, quasi indépendants de la
volonté des grands dirigeants.
D’une part l’accumulation des systèmes d’armes hybrides
(anti-missiles pouvant être transformés en armes nucléaires offensives) aux
frontières de la Russie. Les progrès technologiques commandent les hommes. Pour
se protéger, j’imagine que la Russie doit se doter de systèmes d’alerte et de
déclenchement très sensibles, présentant un risque accru d’accident suite à
fausse alerte. Je crois que le danger nucléaire n’a jamais été aussi grand
depuis l’affaire de Cuba. Ce risque est censuré dans nos médias (le Japon ne devait pas être victime d’un accident nucléaire, et pourtant ...).
D’autre part l’éventualité d’une crise économique majeure,
bien plus grave que celle de 2008, dont on ne sait pas si elle va survenir et
quand, mais dont nombre d’économistes importants évoquent la possibilité de
survenue. Une telle crise pourrait se transformer en guerre de grande ampleur,
par exemple OTAN-Russie/Chine.