On lit rarement un
texte d’une aussi belle facture littéraire sur Agoravox qui
devient parfois également une autre cour des Miracles où des
journalistes amateurs viennent nous assommer en rafale de leurs états
d’âme acrimonieux que certains ne savent même pas exprimer en français
correct.
Il y a des sujets qui reviennent comme des litanies où
chacun pose son diagnostic qui est en général celui qui est le plus
susceptible de leur valoir l’adhésion des lecteurs, ce qui n’est
pas nécessairement toujours le cas tant parfois ce qui est excessif
devient insignifiant .
En général ces pourfendeurs de moulins à
vent, adeptes des généralisations rapides, poursuivent des
objectifs peu en rapport avec l’humanisme.
La grandeur de la
démocratie ( et donc des modérateurs du site ) consiste à les
laisser s’exprimer et leur bassesse à eux consiste à vouloir
interdire toute parole qui ne va pas dans le sens de leurs
préventions calculées.
Vous avez choisi
d’exprimer la vie, non pas sa grandeur ni ses triomphes, non pas les
vainqueurs de la compétition mais les éclopés, ceux qui n’ont
pas su ou pas pu s’insérer dans le moule et qui se trouvent pour
certains les piètres excuses que leur servent à foison certains politiciens,
premiers responsables de leur état de déréliction.
Le misérable
méprise volontiers plus misérable que lui.
Qu’importe au fond
si la scène de vie que vous dépeignez est un kaléidoscope
concentrant des images recueillies dans différents sites de vie ou
s’il est le reflet d’un seul estaminet, le récit sonne juste et
appelle plutôt que le dégoût ou la répulsion la sympathie pour
ces naufragés de la vie qui traînent tous une histoire misérable,
qui ont succombé aux aléas d’une existence qui était pour la
plupart d’entre eux inscrite de toute manière dès le départ sous
de mauvais auspices.
Un grand merci et mes félicitations.