@La Voix De Ton Maître
« Voici l’image
MRI de l’activité d’un cerveau humain au
repos (avec la musique qui va bien) Sans stimuli il se passe toujours
quelque chose. N’est ce pas un argument contre vos hypothèses ? »
Je
n’ai jamais au grand jamais prétendu que sans stimuli il ne se
passait rien dans le cerveau. Ce serait nier l’existence des
songes, des rêveries ou même des pensées. Je pense que ce que vous
voulez dire c’est qu’il peut y avoir activation des neurones sans
qu’il y ait de contenu conscient. Mais là encore je n’ai jamais
dit le contraire. Je me permets de rappeler les deux avant-derniers
paragraphes de mon article sur le modulisme :
« En
ce qui concerne les souris anesthésiées, il a été constaté
qu’une proportion notable des neurones du bulbe olfactif voyaient
leur fréquence de décharge changer lorsque l’animal était mis en
contact avec l’odorant et que la population de neurones à
fréquence modifiée était spécifique à l’odorant reçu. Ainsi a
été mis en évidence que l’information entrée dans le bulbe
olfactif à partir des récepteurs sensoriels était bien transmise
dans sa spécificité aux axones sortant du bulbe olfactif qui se
projettent en aval vers différents réseaux corticaux sans qu’il y
ait présence d’un « ressenti ». De même il a été
mis en évidence que l’activité électrique globale du bulbe
olfactif ne variait pas de façon discriminante en fonction de
l’odorant reçu.
En
ce qui concerne les souris éveillées (non anesthésiées), le
constat est d’une toute autre nature. D’abord la proportion de
neurones qui voient leur fréquence de décharge changer de façon
significative apparaît moindre. Ensuite et surtout plusieurs
neurones présentent des séries de décharges distantes dans le
temps selon un schéma particulier et propre à l’odorant perçu.
Ainsi l’information n’apparaît pas ou plus seulement contenue
dans les potentiels d’action présents ou pas dans les axones
sortants mais dans la structure temporelle d’un train de potentiels
d’action. Ce n’est pas tout. Ce train de potentiels d’action
apparaît périodique et ajusté à une fenêtre temporelle de 20
millisecondes qui correspond précisément à une phase d’oscillation
gamma dans le champ électrique du bulbe olfactif . Ainsi il y aurait
à l’intérieur du bulbe olfactif de l’animal éveillé la
superposition de deux modulations du champ électrostatique :
une ordinaire liée à l’oscillation de l’onde gamma et une autre
particulière, propre à l’odorant perçu. »
Je
commentais là une expérience simple menée à Genève en 2012 par
une équipe de spécialistes. Deux groupes de souris étaient exposés
à une série de stimuli odorants, le premier groupe formé de souris
anesthésiées, le second formé de souris en état d’éveil donc,
autant qu’on puisse se permettre de le dire, conscientes. Il
a été constaté par une série d’enregistrements qu’il y avait
bien activité de neurones dans les deux cas mais que cette activité
changeait radicalement d’un groupe à l’autre et que celle qui
correspondait avec la présence d’une sensation particulière avait
une forme particulière elle aussi. C’est celle que j’évoque en
conclusion : « Ainsi il y aurait à l’intérieur du
bulbe olfactif de l’animal éveillé la superposition de deux
modulations du champ électrostatique : une ordinaire liée à
l’oscillation de l’onde gamma et une autre particulière, propre
à l’odorant perçu. »
Si
l’on confond ici champ électrostatique et champ magnétique, on
peut voir ici un début de confirmation essentiel de ma théorie.
Dans un cas il y a une modulation périodique particulière du champ
magnétique dans le temps et il y a la conscience d’une sensation
particulière, dans un autre il n’y a pas de conscience du tout et
il n’y a pas de modulation périodique particulière du champ
magnétique dans le temps, au
moins dans une fenêtre de temps donnée.