• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

clément dousset

clément dousset

un citoyen qui a souci de faire entendre son opinion

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2015
  • Modérateur depuis le 18/02/2016
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 12 150 805
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 33 13 20
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • clément dousset clément dousset 27 janvier 06:24

    @Ouam La fable d’un Mali ayant dès longtemps son unité et son existence autonome se trouvant la victime d’une invasion barbare et recevant l’assistance d’un pays ami auquel il avait librement porté secours quand ce dernier se trouvait dans la même situation a, je le vois, la vie dure. En 39-45 l’actuel territoire du Mali se trouvait intégré au Soudan français et était une colonie française qui n’avait malheureusement pas l’ombre d’une autonomie. Il suffit de regarder une carte pour voir que les frontières héritées de la colonisation en ont fait en 1960 un pays plutôt biscornu qui n’a pas une grande unité géographique. Il n’a pas non plus une grande unité ethnique et religieuse, partagé de fait entre un Mali sud essentiellement noir et où la religion catholique a une certaine existence et un mali Nord avec une écrasante majorité musulmane et où une vaste région est peuplée par la population blanche des Maures et des Touaregs. Depuis son indépendance le pays est déchiré par une guerre civile larvée et, si une partie du pays peut se plaindre d’une occupation, c’est bien l’Azawad où vivent les Touaregs et qui aspire depuis près de 60 ans à l’indépendance.


    En 2012, cette indépendance a bel et bien été proclamée par le MNLA et le Mali s’est trouvé non pas face à une invasion mais à une guerre civile opposant l’armée soumise au pouvoir de Bamako, lui-même tenu formellement par un président de transition, Traoré, mais réellement par une dictature militaire, les forces du MNLA et des rebelles islamistes regroupés dans le MUJAO mais tout aussi maliens que les autres et soutenus comme eux par une partie de la population.

    La situation vers la fin de 2012 montrait une partition de fait du pays entre un Mali nord soumis au MNLA et aux rebelles islamistes et un Mali sud soumis aux militaires de Bamako. . Les pays voisins et notamment le Burkina Faso où avaient lieu des pourparlers entre les parties s’employaient à stabiliser une situation qui de toute façon ne pouvait pas revenir à l’unité du Mali. L’envoi d’une force d’interposition à Bamako pour dissuader les rebelles du Nord d’envahir le sud était peut-être devenue nécessaire, encore que l’imminence d’une invasion apparaît après coup avoir été totalement exagérée. Mais l’incursion de la France massacrant tous les groupes rebelles et menant une « reconquête »dans la pure tradition coloniale reste inacceptable. Comme son actuelle présence d’ailleurs.


  • clément dousset clément dousset 26 janvier 10:44

    @popov

    Disons que les choses ne sont pas simples et qu’il faut essayer de les voir dans leur globalité. L’Etat (le califat) islamique a été proclamé en Irak à Mossoul en juin 2014 et incluait alors effectivement une partie de la Syrie mais le mouvement radical islamiste existait avant et sur un territoire qui s’étendait d’un bout à l’autre de l’Afrique occidentale et qui comprenait le Mali, pays dans lequel la France déclenche en 2013 l’opération Serval. Lors de la prise d’otage dans la supérette casher en janvier 2015, Callibaly déclare à une radio que son action s’inscrit en représailles contre les bombardements meurtriers des djihadistes maliens par les forces françaises. A ce moment-là est déjà déclenchée l’opération Barkhane qui étend à tout le Sahel les opérations contre les djihadistes. Quand ont lieu les attentats suivants, l’aviation française a alors déjà bombardé des sympathisants de l’Etat islamique en Syrie, en Irak, au Mali et ailleurs....


  • clément dousset clément dousset 26 janvier 09:33

    Des hommes et des femmes ont trouvé dans l’Etat islamique la réalisation d’un radicalisme politique qui correspondait à leur idéal. Devant la coalition guerrière mise en branle pour faire disparaître cet Etat, ils ont décidé d’aller le rejoindre et de l’aider à se défendre. Parmi ces hommes et ces femmes , des françaises et des français comme le furent jadis en Espagne, les participants des brigades internationales. Toute la haine qui les accable et qui transpire ici ne doit pas faire oublier la réalité des chiffres : pour un mort causé en France par l’Etat islamique, pluis de 100 causés en Irak ou en Syrie par les bombes venues de France ou de son alliée, l’Amérique du Nord.



  • clément dousset clément dousset 26 janvier 08:22

    Je suis d’accord pour l’essentiel avec les idées que développent cet article. J’ajouterais seulement qu’un des éléments du problème se situe dans l’organisation de la recherche. A aucun moment celle-ci ne me paraît permettre la confrontation véritable de théories distinctes sur les fondements de la conscience. Et quand Dehaene écrit par exemple Le code de la conscience et prétend dans son ouvrage que l’on pourra un jour construire des ordinateurs conscients, aucun spécialiste reconnu des neurosciences ne vient le contredire. Le connectivisme est devenu une sorte de bible à laquelle doivent se soumettre les chercheurs. Les expériences qui sont entreprises dans le domaine des neurosciences doivent nécessairement s’inscrire dans le cadre conceptuel ainsi prédéfini. A partir du moment où la discussion est bannie du cadre de la recherche fondamentale, pourquoi aurait-elle lieu en psychologie, puis en pédagogie ? Le règne de la pensée unique risque de s’instaurer en matière d’éducation d’autant plus que ce règne s’est déjà instauré en matière de recherche fondamentale sur la conscience et l’esprit humain...



  • clément dousset clément dousset 12 décembre 2017 14:50

    Que sur un média citoyen non spécialisé un article traitant librement des fondements de la conscience puisse recevoir plus de quatre cents commentaires, c’est un fait qui, je l’espère, sera remarqué.

    Et d’abord par ceux qui pensent que la pensée sur un si crucial sujet doit être l’apanage d’une poignée de spécialistes travaillant de concert selon un modèle conceptuel unique et balisant toute recherche en fonction de ce modèle-là.
    La richesse,la variété, la liberté des échanges ici et, je me permets de le dire en vous en remerciant tous, leur qualité témoignent et appellent à un changement.
    Que la réflexion et la recherche sur la conscience, ses formes, ses fondements, son enracinement ou non dans les corps soit entièrement libre. Qu’elle ne soit plus réservée à ceux qui, comme Stanislas Dehaene, la réduisent au rang de gadget dont on pourra bientôt équiper les ordinateurs.
Voir tous ses commentaires (20 par page)



365 derniers jours

Articles les plus lus de cet auteur

  1. Les fondements de la conscience




Palmarès