@Massada
Du calme Massada du calme...
Je ne suis pas palestinien et je ne revendique rien du tout. J’attire
juste l’attention sur une certaine façon de traiter l’information qui de mon
humble avis relève plus de la désinformation
La crise actuelle au proche orient ouvre la porte à bien des
amalgames où l’opacité de l’histoire ajoute un flou artistique à l’irrésolution
des états à appliquer le « droit » dans son entendement intrinsèque.
Vous avez cependant raison sur un point. Il serait sans doute
urgent, pour l’avenir du monde, que les états se positionnent d’abord et avant
tout « humainement » par rapport à ce conflit, au-delà de toute considération
ethnique, raciale ou religieuse. Aussi lorsque vous dites « Quant
à la revendication politique, seuls les Palestiniens peuvent l’invoquer et
seuls eux doivent négocier. Cela ne peut pas constituer une revendication
musulmane collective », je veux bien, mais expliquez-moi selon quel principe le CRIF,
association française, intime au président français de s’aligner sur la
décision de Trump, et selon quel alchimie un député « français », Habib
Meyer pour ne citer que lui, payé par le contribuable français et sensé
défendre les intérêts de son électorat, profite à chacune de ses interventions au parlement pour mener toute une campagne de revendication pour le compte d’Israel ?
si ça n’est pas de la revendication collective ça serait quoi d’autre ?
Alors que l’on reproche à outrance l’extrémisme religieux
musulman, soit disant source de tous les problèmes, paradoxalement, le silence
fait consensus sur le fait qu’Israël, en tant que nation, se positionne quant à
elle, ouvertement, « racialement »
par le fondement de sa raison d’être sur un élitisme ethnocentrique par la
pratique du sionisme en tant qu’idéologie extrémiste nationaliste la poussant
inexorablement à commettre l’irréparable.
Par cette attitude du « deux poids deux mesures », l’histoire de
l’humanité, et à travers elle l’histoire du droit, semble faire les frais d’un
révisionnisme perpétuel amenant la valeur intrinsèque de l’humanisme à subir
une régression dans le collectif mental. Invoquer des critères « sympathiques » pour octroyer le droit
aux armes me semble tout aussi insensé que cette attitude à contenir coûte que
coûte dans le « droit » l’action d’une des deux parties en présence dans le
conflit et tolérer toutes les exactions, aussi meurtrières soient-elle, de
l’autre partie.
Toute la légitimité de la raison d’être de chaque nation repose
sur sa chronologie paléographique. Or il se trouve que cette paléographie,
malgré vos assertions qui ne relèvent point de l’argumentaire, n’est pas à
l’avantage d’Israël qui invoque la raison sécuritaire au détriment de
l’histoire pour donner libre cours à son expansionnisme barbare. Israël mène
une guerre sur tous les fronts dont le « médiatique » n’est pas le moindre. Un
médiatique qui se place hors contexte historique puisant sa force dans le
révisionnisme pour ne pas dire simplement dans l’absence d’histoire ainsi que
dans l’attitude aberrante de l’instance internationale à « exiger »
partialement le respect d’un droit qui a perdu toute sa consistance
fondamentale à l’une des parties seulement. Ce que vient de réitérer Trump avec
tous les risques d’embrasement corollaires
Aussi quand vous dites « s’asseoir
à la table des négociations » je me demande bien de quelles
négociations vous parlez ? Rappelons qu’Israël n’a jamais eu besoin du
moindre prétexte pour refuser la paix.
Et dans la lignée de cette attitude aberrante, comment peut-on se
permettre de demander au Hamas s’il va reconnaître Israël alors qu’Israël
refuse, en revanche, de se reconnaître, c’est à dire de fixer
les frontières de son pays ?
Pourquoi ne demande-t-on pas au Hamas : « Seriez-vous prêts à
accepter une force de paix internationale sur la ligne verte ? ». (On ne
leur demande pas parce que la réponse d’Israël à cette question est NON !
Israël qui ne jure que par sa sécurité, refuse obstinément les propositions
européennes et américaines d’envoi d’une force internationale sur les
frontières reconnues par le droit international. On demande au Hamas, qui a
cessé toute opération militaire pendant un an, respectant une trêve qu’Israël
n’a cessé de violer durant la même période)
« Etes-vous d’accord pour renoncer aux armes
? ». Qui a posé cette question à n’importe lequel des dirigeants
israéliens ? Ainsi on voudrait qu’Israël puisse continuer à utiliser les tanks,
les bombes, les missiles et toute l’artillerie lourde, pour maintenir son occupation,
mais que le Hamas, renonce lui à la résistance armée contre l’occupant, qui est
parfaitement légitime.
Sur quel critère donc prétendre que les palestiniens n’ont pas
besoin du Hamas en faisant, inconsciemment peut-être, une classification de meurtriers
sur le seul critère de sympathie ???
Que l’on désarme le Hamas, soit ! Mais qu’en parallèle l’on
désarme Israël et qu’on l’oblige à respecter toutes les résolutions votées à
son encontre depuis 1947 !