On est effectivement dans une situation paradoxale : Macron est vu pour ce qu’il est. Dans les 3 sur 10 qui ne le verraient pas comme le président des riches, il faut compter les riches ( de mauvaise foi, pour qui ce Macron oeuvre pour le bien du pays - leur profit étant pour eux le bien du pays).
Macron n’y va pas avec le dos de la cuillère en osant placer sa maman-épouse et sa fille dans les tribunes de l’ONU qui n’est pourtant pas une garderie pour que les mamans y surveillent leur bambin.
On a l’impression qu’il n’y a plus aucune limite à ce que les représentants du Capital et de l’Etat affichent leur indignité : Sarkosy, sur le yacht à Bolloré puis avec sa chanteuse, Hollande en scooter et ses diverses poupées.
Mais malgré tout cette bassesse,évidente (on n’est pas loin d’un nouvel épisode des Damnés) la casse,du droit du travail se fait, finalement, sans heurts et se poursuivra jusqu’au tout-libéral si l’état de sidération reste la règle.
Qui voit vraiment une perspective ? Mélenchon ne convainc que ses partisans - et puis il représente quoi qu’on pense un politicien. Le PCF peine à convaincre ses propres partisans, mais a déjà connu des hauts et des bas dans son histoire : seulement, seules des circonstances historiques exceptionnelles l’ont mis en avant : 1920 , « guerre à la guerre » et Révolution russe ; Résistance : même son implication dans le combat antifasciste avant guerre ne l’ont pas mené au firmament à la veille de celle-ci. Ensuite combat anti-colonialiste.
Or, même si nous sommes dans une phase de déliquescence sociale et politique inédite, pour autant, l’époque semble peu favoriser l’émergence d’une idéologie forte, rassembleuse pour renverser cet ordre social pourri.
La Bourgeoisie n’a pas besoin encore de montrer comment son concept de démocratie ici aussi est élastique : elle le manifeste ailleurs en soutenant les fascistes au Donbass, en se taisant face à la politique américaine et israelienne.- et bien sûr sur ses connivences avec ces Etats et les Islamistes qu’ils ont forgés à coup de millions de dollars.
Mais on en viendra peut-être à des manifs à la mode sud-coréenne : 62 000 policiers armés face à 150 000 manifestants déterminés et pacifiques, le 1er mai !
Mes collègues, eux, se rappellent avec nostalgie le doux temps où le PS historique était au pouvoir (*)...et rêvent d’un Hamon qui le ressusciterait : bref, avec ça Macron a les coudées franches.
(*) authentique !