@Spartacus
Je suis entièrement d’accord avec votre propos. Jamais on n’aura tant vu que ces dernières années fleurir partout en France les sophismes de la lâcheté.
J’ai vu hier intégralement les discours du Mussolini des Turcs et de celui qu’il appelle ostensiblement « son ami » et qui s’appelle Macron. Encore n’ai-je pu les voir que sur i24news : les autres chaînes d’information continue, m’a-t-il semblé après quelques expériences de zapping, préféraient porter ailleurs le regard. De fait ce qu’on voyait, ce qu’on entendait, comme il était aisé de le prévoir, serait bien embarrassant, et de nature à faire honte à n’importe quel citoyen français.
Macron était d’accord pour persécuter les Kurdes, d’accord avec un Frère musulman qui s’employait activement, ces dernières semaines, à jeter de l’huile sur le feu de l’éternel conflit pour s’opposer à Trump sur la question de Jérusalem. Rien de tout cela n’avait empêché, en ouverture de la séance, la mise en scène pénible d’une signature de juteux conflits portant en particulier sur des missiles qui pourraient bien servir à l’occasion à pilonner encore les villages Kurdes du Sud-Est de la Turquie. Fumeuses déclarations embarrassées d’Obamacron sur les droits de l’homme, récitation laborieuse de principes démocratiques dont la possibilité même d’une telle rencontre était la négation même puisqu’elle les faisait passer au second plan. Schéma d’une résolution de la crise syrienne toujours aussi fantaisiste qu’à l’époque de Hollande et que personne évidemment ne pourra prendre au sérieux, particulièrement ceux qui sont les plus directement concernés.
Que le peuple « adore son gouvernement », c’est ce qui devrait plutôt inquiéter. Les grandes manifestations à Nüremberg, ne signalaient pas une franche hostilité à Adolf Hitler. Les Russes et tous les cocos du monde pleuraient à chaudes larmes, en 53, lors des funérailles d’un dieu nommé Staline.
Pallas qui est, dans Britannicus de Racine, l’archétype du mauvais conseiller du prince, pour induire Néron à entrer dans le rôle de celui dont le nom restera, comme le dit Agrippine, « aux plus cruels tyrans la plus cruelle injure », lui dit, parlant des Romains et pour lui aplanir le chemin qui conduit aux pires férocités : « Ils adorent la main qui les tient enchaînés ».