L’armée vendéenne a trahi la France,
qui était en guerre contre le Royaume de Grande-Bretagne.
L’armée vendéenne a assiégé
Granville pour s’emparer de son port, afin que les navires de guerre
de la Royal Navy puissent faire débarquer les soldats anglais.
Heureusement, les Républicains ont
résisté aux assauts de l’armée vendéenne lors du siège de
Granville.
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Alors que les Vendéens venaient de
prendre Fougères, deux émigrés débarqués de Jersey, Freslon de
Saint-Aubin et Bertin, apportèrent un courrier caché dans un bâton
creux aux généraux de l’armée catholique et royale. Ce courrier,
écrit par le ministre écossais Henry Dundas, confirmait que le
Royaume de Grande-Bretagne était prêt à venir en aide aux Vendéens
à condition de prendre un port qui pourrait accueillir la Royal
Navy.
Cependant un autre émissaire, envoyé
depuis l’Angleterre par les Princes, devait débarquer de Jersey. Il
s’agit de Louis de La Haye-Saint-Hilaire. Le message qu’il remet aux
généraux de l’armée Catholique et Royale émane de Guy-Ambroise,
marquis du Dresnay, colonel de cavalerie, émigré depuis 1791 à
Jersey. Il annonce qu’une armée d’émigrés, qu’il a recrutée, est
en poste, sous ses ordres à Jersey, mais que les Britanniques
avaient refusé de les laisser débarquer pour venir les rejoindre,
en exigeant qu’au préalable les vendéens occupent un port. Il doute
des promesses des Anglais et met en garde les Vendéens.
Mais les généraux vendéens ne
pouvaient rejeter l’aide britannique. Ils décidèrent d’abord de
marcher sur Saint-Malo. Mais l’arrivée de deux nouveaux officiers au
conseil vendéen changea ces plans.
Le premier était Charles
Bougon-Langrais, ancien procureur-syndic du Calvados, ami de
Charlotte Corday, républicain mais girondin, il avait participé aux
insurrections fédéralistes. Capturé par les Vendéens, pris pour
un espion il avait failli être fusillé mais avait été sauvé par
le prince de Talmont qui lui accorda sa confiance.
Le second, D’Obenheim, officier du
génie, également fédéraliste, il avait pris part à la défense
de Fougères contre les Vendéens. Capturé, il avait été reconnu
comme ancien camarade de collège par Bernard de Marigny qui s’en
était porté garant.
Bougon conseilla aux Vendéens
d’attaquer Cherbourg, la place n’était puissamment fortifiée que
face à la mer et n’avait que peu de défenses pour contrer une
attaque venant des terres, sa proposition fut appuyée par Talmont.
En revanche d’Obenheim proposa de
marcher sur Granville, place qu’il connaissait parfaitement, ayant
lui-même prit part à l’édification de ses défenses. La
Rochejaquelein soutint ce projet. Finalement au terme d’un long débat
le conseil adopta le plan de D’Obenheim.
Le 14 novembre 1793, les Vendéens
commencèrent à assiéger Granville. A l’intérieur de la ville, les
Républicains repoussèrent tous leurs assauts. Le 15 novembre 1793,
les Vendéens comprirent que le siège avait échoué et qu’ils
avaient perdu cette bataille décisive. Ils se replièrent vers le
sud, vers la ville de Pontorson.
La colère des Vendéens était vive
contre les Anglais qui n’avaient pas paru. Jersey était toute proche
et les Vendéens pensaient que les Britanniques avaient dû entendre
la canonnade. En fait il n’en était rien, à Jersey, la flotte
britannique commandée par Francis Rawdon-Hastings, Lord Moira, se
tenait prête à intervenir, mais mal renseignée elle ignorait
totalement l’attaque des Vendéens sur Granville et ne devait
l’apprendre qu’à la fin du mois de novembre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_Granville