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Accueil du site > Tribune Libre > Vendée : le génocide républicain

Vendée : le génocide républicain

On connaît la célèbre expression de Clemenceau à propos de la Révolution française : « … un bloc dont on ne peut rien distraire. » A laquelle a répondu Herriot : « La Révolution n’est pas un bloc. Elle comprend de l’excellent et du détestable. »

Peut-on, en effet, qualifier d’ « excellent » cette radicalisation de la Révolution qui débuta avec les massacres de Septembre 1792 et culmina avec la grande Terreur qui vit l’éradication systématique des opposants, la mise au pas exterminatrice de la Vendée et l’instauration d’un gouvernement dictatorial, prélude des terreurs totalitaires de l’hitlérisme et du léninisme.

Les origines de la guerre de Vendée

Le 12 juillet 1790, l’Assemblée constituante adopte la constitution civile du clergé, véritable manifeste contre la liberté de conscience. Désormais, les prêtres doivent prêter serment à la constitution. Ceux qui refusent sont déclarés « réfractaires » et pourchassés en tant que hors-la-loi. Les Vendéens, profondément attachés à leur clergé, considèrent les « jureurs » comme des traîtres. A compter de novembre 1793, le culte chrétien est interdit pour faire place à celui de la Raison.

Mais la goutte d’eau qui va faire déborder le vase, c’est la décision de la Convention du 24 février 1793 de décréter une levée en masse de 300 000 hommes. Les paysans vendéens attachés à leurs campagnes vont très vite s’insurger contre cette conscription par des insurrections dans toute la « Vendée militaire ».

 

Les crimes de guerre

Avant d’évoquer un possible génocide, parlons d’abord des crimes de guerre, les plus nombreux. Il s’agit de massacres sans distinction opérés par le général Westermann, « le boucher de la Vendée », qui écrira au Comité de salut public cette lettre : « Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. [...]. J’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui au moins pour celles-là n'enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher, j’ai tout exterminé »[]

Citons aussi les fusillades et les noyades de Carrier à Nantes, les premiers noyés en Loire étant les prêtres réfractaires. On évalue les victimes à environ 4000.

N’oublions pas le triste souvenir des colonnes infernales du général Turreau début 1794 afin de traquer les « brigands » et détruire leurs biens. Ses instructions sont sans équivoque : « Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises pour se révolter contre leur patrie, seront passés au fil de la baïonnette. On en agira de même avec les filles, femmes et enfants qui seront dans ce cas. » Le bilan humain est de 20 000 à 40 000 morts.

Par le massacre des Lucs-sur-Boulogne du 28 février 1794, la Vendée connaît son Oradour-sur-Glane. Des femmes, des enfants et des vieillards sont massacrés dans l’église incendiée : 564 victimes dont 109 enfants de moins de 7 ans.

 

La politique d’extermination ou génocide

Pour l’historien Reynald Secher, auteur de l’ouvrage controversé Le génocide franco-français : La Vendée-Vengé, ces massacres à grande échelle constitue sans conteste une politique d’extermination décidée par le Comité de salut public et édictée par la Convention.

La volonté exterminatrice des révolutionnaires s’exprimera sans ambages à plusieurs reprises durant la guerre de Vendée.

Le 26 juillet 1793, à la Convention, Barère déclare : « Détruisez la Vendée. Voilà le chancre qui dévore le cœur de la République. » Le 1er août, la Convention décrète l’anéantissement de la Vendée par le fer et le feu.

Par son décret du 1er octobre 1793, la Convention proclame : « Soldats de la liberté : Il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre ; le salut de la patrie l'exige, l'impatience du peuple français le commande, son courage doit l'accomplir. »

En décembre 1793, après la Virée de Galerne qui mènera les insurgés à Granville, Billaud-Varenne écrit : « Frappez sans relâche jusqu’à ce que cette race impure soit anéantie. »

Lazare Carnot qui est accusé d’avoir participé à l’élaboration des décrets des 1er août et 1er octobre 1793 en tant que membre du Comité écrit le 8 février 1794 au général Turreau : « Extermine les brigands jusqu'au dernier, voilà ton devoir. »

Ce dernier se plaignait de ne pas recevoir d’instructions écrites : « Mon intention est bien de tout incendier, de ne réserver que les points nécessaires à établir les cantonnements propres à l'anéantissement des rebelles ; mais cette grande mesure doit être prescrite par vous […] Vous devez également prononcer d'avance sur le sort des femmes et enfants que je rencontrerai dans ce pays révolté. S'il faut les passer tous au fil de l'épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette à couvert ma responsabilité. » (19 janvier 1794)

En 1794, Gracchus Babeuf publie une brochure Du Système de dépopulation, ou la Vie et les crimes de Carrier. Le terme de génocide n’existant pas encore, Babeuf utilise celui de dépopulation pour définir l’extermination de masse d’une population en tant que telle. Il parle aussi de plan « populicide ».

Stéphane Courtois dans Le Livre noir du communisme cite Lénine qui a comparé «  les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et les a soumis avec plaisir à un programme que Gracchus Babeuf, l'"inventeur" du Communisme moderne, a qualifié en 1795 de "populicide »

Au-delà des crimes de guerre qui furent légion lors de ce conflit civil, on peut s’interroger à juste titre sur la possible qualification de génocide défini comme « l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ».


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81 réactions à cet article    


  • Laulau Laulau 15 janvier 18:07

    L’auteur semble oublier que la France était en guerre et que la levée en masse n’était que la réponse aux près de 400.000 hommes de la coalition royaliste. Et ce sont ces mêmes royalistes qui ont poussé devant eux leurs anciens serfs vers la mort pour créer un second front à l’ouest pour reprendre le pouvoir et leurs privilèges.


    • Pere Plexe Pere Plexe 15 janvier 18:29

      @Laulau
      ...avec l’aide et la bénédiction de l’église.


    • chantecler chantecler 16 janvier 10:32

      @Pere Plexe
      Et de l’Angleterre .


    • Paul Leleu 16 janvier 11:39

      @Laulau


      l’auteur est un traitre vendéen... le vendéisme a été remis à la mode par les milieux impérialistes pour détruire la mémoire française et la grande victoire de Valmy... Les vendéens étaient une clique de traitres minoritaires qui voulait faire débarquer sur la Terre de France les armées ennemies anglaises, afin de venir faire un génocide à Paris et partout en France... ils ont eu ce qu’ils méritaient. 

      D’ailleurs, les « vendéens » n’étaient que les pauvres descendants fanatisés de la re-christianisation forcée orchestrée sous Louis XIV, suite aux révoltes bretonnes des années 1670... matées dans le sang par l’armée royale de Coligny (pour Dieu et le Roi)... on installa des prêtres fondamentalistes qui encadrèrent la population... ce qui provoca cette chose insensée, que la Vendée fut la seule région de France à refuser la Révolution... 

      Il suffit d’aller dans les profondeurs du Pays français, pour voir dans de nombreux villages les églises marquées à la devise de la République... Les vendéistes ne se sont donc jamais demandés pourquoi ils étaient minoritaires, et que tout le reste du peuple français voulait la révolution ? Ils prétendaient imposer au nom de quelle légitimité leur avis minoritaire aux autres français ? En faisant débarquer des armées ennemies ? Pffff... des traires et des collabos... pas de quoi être fier. 




    • velosolex velosolex 16 janvier 16:27

      @Laulau
      Effectivement, la tentative de débarquement de la noblesse à Quiberon, amenée par les anglais montre bien que la révolution était en péril, à l’heure où les différents empires se ruaient à l’assaut de la France ! 

      Pour autant, les exactions militaires sont totalement disproportionnés ; Des crimes de guerre sans noms, avec les ces tristes péniches à pont ouvrant, précipitant dans la Loire des milliers de vendéens, ou de suspects, liés deux par deux, et qu’on nommait « les mariés de la république ». Il n’y eut guère que la révolution russe pour faire tant d’excès dans l’horreur. J’oubliais c’est vrai la guerre d’Espagne, et les massacres, dont les nationalistes franquistes furent les plus coupables. Je crois que le nom des bouchers est encore inscrits sur l’arc de triomphe...Je dis cela car je me souviens avoir vu une émission sur le japon, où les journalistes étaient surpris de constater l’amnésie d’un peuple, et le nom des bouchers de Nankin pas encore effacés des monuments officiels. 
      On peut évoquer aussi le sort de l’Arménie, dont la mémoire est toujours borgne, et ce n’est pas Erdogan qui va faire oeuvre d’historien. Toujours les mêmes victimes civiles,les mêmes soudards...
      On pourra conjoncturer à l’infini sur le sens de l’histoire, et la façon dont a de la présenter, en faits plus ou moins exacts, ou d’en faire une storrytelling en gommant tout ce qui fâche. Le sort des cathares par exemple....L’histoire de la Bretagne, intégrée à l’état français portera longtemps en elle, et porte toujours une déconsidération séculaire. Une péninsule repeuplée au sixième siècle par une immigration venue d’Angleterre, et que les bouquins d’histoire n’évoque pas. De même que bien d’autres histoires dites « régionales », semblant aussi anecdotiques que l’histoire africaine, vue de france

    • Laulau Laulau 17 janvier 10:48

      @velosolex
      Pour autant, les exactions militaires sont totalement disproportionnés ;

      C’est vrai mais, contrairement à ce qui est souvent dit, elles furent le fait de « thermidoriens » qui par peur d’être condamnés pour leurs exactions par les dirigeants montagnards fomentèrent le complot contre Saint Just et Robespierre.


    • Ruut Ruut 15 janvier 18:57

      Oui notre république c’est crée dans le sang de son propre peuple et de ses propres enfants.
      Ah la bêtise humaine n’as de limite que la désinformation du peuple par ceux qui ont pour mission de les informer et de les instruire.


      • Jonas 15 janvier 22:37

        @Ruut « Oui notre république c’est crée dans le sang de son propre peuple et de ses propres enfants. »

        L’extermination des vendéens a bien été programmée, les historiens ont depuis longtemps étayé cela par des faits, des textes, des ordres, des témoignages de généraux, de capitaines, de soldats, de paysans, de prêtres. etc...
        Je vous invite à lire le livre très bien documenté de Reynald Secher sur le sujet :« Vendée : du génocide au mémoricide : Mécanique d’un crime légal contre l’humanité », ou le « roman de Charette » de Philippe de Villiers, qui comprend en annexe des fac-similés historiques des ordres d’extermination de la population civile.

        La Vendée catholique résistant à la révolution, ses habitants, femmes, enfants, vieillards, civils, ne sont plus considérés selon les critères des droits de l’homme comme des être humains, mais comme des brigands, et doivent être exterminés. Des armées ont été envoyées dans les villages pour tout brûler et ne plus laisser aucune trace vivante.
        Ce génocide a fait près de deux cents mille morts.

        Avec la création des « colonnes infernales », des centaines de villages sont brûlés, détruits, avec assassinat systématique de la population, empoisonnement de sources d’eau, scène atroce où des femmes sont réunies, violées, puis brûlées ou fusillées, tanneries de peaux humaines fabriquées à Étampes, Meudon, Pont-de-Cé, etc...

        A Clisson, le 5 avril 1794, des soldats du général Crouzat brûlent 150 femmes pour en extraire de la graisse : « Nous faisions des trous de terre, témoigne l’un d’eux, pour placer des chaudières afin de recevoir ce qui tombait ; nous avions mis des barres de fer dessus et placé les femmes dessus, (...) puis au-dessus encore était le feu (...). Deux de mes camarades étaient avec moi pour cette affaire. J’en envoyai 10 barils à Nantes. C’était comme de la graisse de momie : elle servait pour les hôpitaux ».

        « J’ai égaillé les Vendéens de bonne manière...Plus de cinq cents, tant hommes que femmes ont été tués...J’ai fait fureter les genêts, les fossés, les haies et les bois ; c’est là qu’on les trouvait blottis. Tout a été passé par le fer car j’avais défendu qu’en les trouvant ainsi, on consommât des munitions. À mon arrivée à la Verrie, j’ai fait passer au fil de la baïonnette tout ce que j’ai trouvé. »

        extrait du rapport du général Jean Baptiste Huché au général Turreau du 27 février 1794

        « Liberté, Égalité, Fraternité ou la Mort.
        Tous les brigands qui seront trouvés les armes à la main, ou convaincus de les avoir prises, seront passés au fil de la baïonnette. On agira de même avec femmes, filles et enfants...Les personnes suspectes ne seront pas plus épargnées. Tous les villages, bourgs, genêts et tout ce qui peut être brûlé sera livré aux flammes. »

        Instructions du général Turreau à ses lieutenants - 17 février 1794

        Regardez au moins cette vidéo sur le génocide vendéen. À partir de 05:45, quelques documents d’archives historiques d’ordre d’extermination de la population civile vendéenne.

        Extraits :
        « Le Comité de Salut Public a arrêté que les brigands doivent disparaître en peu de temps, non seulement de la Vendée, mais de toute la surface de la république. »

        « Il n’y a plus de Vendée elle est morte avec notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes, qui au moins, pour celles là, n’enfanteront plus de brigands. »
        [...]
        « J’ai tout exterminé...nous ne faisons pas de prisonniers car il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire. »
        Rapport du général français républicain F.J. Westermann


      • Paul Leleu 16 janvier 11:41

        @Ruut


        vous avez réfléchi une seconde à qui était l’armée républicaine ? Qui était l’armée de Valmy et de Fleurus ? C’était pas des français par hasard ? Alors arrêtez de raconter des inepties... si Révolution il y a eu, elle n’a put être que le fait du peuple français lui-même... c’est matériellement impossible autrement. 

        Quant aux traitres qui collaboraient avec les armées de mercenaires et massacreurs étrangers au service des tyrans abjects, ils étaient une minorité... et malgré toutes leurs manoeuvres, ils furent vaincus... c’est plutôt sur les victimes républicaines et patriotes qu’il faut pleurer. 

      • Paul Leleu 16 janvier 11:44

        @Jonas


        la racaille vendéenne voulait priver la majorité du Peuple Français de sa révolution... et pour cela, ils ont collaborés avec les armées ennemies... leur objectif n’était pas précisément de venir servir la soupe populaire à Paris... mais d’y commettre un génocide... simplement, ils ont perdu... 

        les vendéens n’étaient pas gentils... c’était des criminels illégitimes... mais ils ont simplement perdu... en attendant, ils ont créé une guerre civile, et provoqué inutilement la mort de courageux républicains. 

      • Trelawney Trelawney 16 janvier 12:20

        @Paul Leleu
        la racaille vendéenne voulait priver la majorité du Peuple Français de sa révolution...

        Vous parlez comme un révolutionnaire bolchévique 
        La majorité du peuple français ne voulait pas de la révolution qui est né à Paris. La bourgeoisie parisienne à pris les rênes de cette révolution pour remplacer la noblesse et prendre le pouvoir.
        Comme il a fallu lever des troupes pour défendre les frontières avec la Prusse, on a préféré faire cela dans les campagnes reculées, plutôt que dans les grandes villes, car l’effet de se sacrifier pour la révolution aurait été néfaste à ce mouvement qui aurait inévitablement pris du plomb dans l’aile. Lorsqu’il s’agit de se sacrifier, le français aime bien être le dernier.
        Dans des campagnes reculées où l’homme de la famille fait tourner la ferme et vivre sa famille je vous laisse imaginer l’effet néfaste de la conscription. Alors il faut faire un exemple et la Vendée fut choisit pour cela.

        La définition d’un « génocide » est un crime de masse que l’on n’oublie pas. En ce sens, ce qui sait passé en Vendée est bien un génocide et il n’y a pas de quoi en être fier


      • Jonas 16 janvier 22:11

        @Paul Leleu « la racaille vendéenne voulait priver la majorité du Peuple Français de sa révolution... »

        La très grande majorité de la population française ne voulait pas de la révolution.
        Elle a d’ailleurs été un fiasco complet, provoquant une guerre civile monstrueuse, ainsi qu’une guerre destructrice contre toute l’Europe pendant 15 ans.


      • Montdragon Montdragon 15 janvier 19:36

        Encore des promesses de la perfide Albion, bien implantée dans la région.
        La Révolution et l’Empire ont échoué en ce sens de n’avoir pu détruire radicalement la puissance britannique....mais on me souffle à l’oreille que non, il n’en n’était pas question, merci frère maçon.


        • Paul Leleu 16 janvier 12:03

          @Montdragon


          les traitres vendéens minoritaires, s’étaient alliés à la perfide Albion, pour faire débarquer les armées de mercenaires anglais sur la Terre de France... mais ils ont échoué, grâce aux millions de volontaires républicains accourus de tout le Pays de France, pour défaire les traitres et les coalisés. 

        • l’alsacien 15 janvier 20:22

          Merci Clairvaux pour cet article.

          C’est une période peu glorieuse de notre histoire que beaucoup voudraient cacher.

          J’ai lu ‘’Vendée : du génocide au mémoricide’’, vous enfaites un très bon résumé.

          Mais pour certains ce n’est là qu’un détail de lhistoire…..


          • Zolko Zolko 16 janvier 11:40

            @l’alsacien : "C’est une période peu glorieuse de notre histoire que beaucoup voudraient cacher."
             
            ah ... c’est pas ça que la France fête en grande fanfare tous les ans le 14 juillet ?
             
            L’étendard sanglant est levé [...]
            Égorger vos fils, vos compagnes [...]
            Qu’un sang impur abreuve nos sillons [...]
             
            la terreur, la mort et les massacres, de femmes et enfants, sont encore aujourd’hui revendiqués et chantés ! Non ce n’est pas caché, au contraire, celui qui refuse de chanter cette horreur devant des stades remplis de milliers de personnes est cloué au pilori. Imaginez-vous des Allemands chanter la gloire de Hitler ?


          • Paul Leleu 16 janvier 11:46

            @l’alsacien


            la victoire contre la Vendée équivaut à la vitoire à Valmy contre les massacreurs coalisés... ce fut une grande page de notre histoire, au contraire... les millions de courageux volontaires républicains, accourus de tout le pays, ont mis fin à la sédition minoritaire vendéenne qui voulait faire débarquer les armées anglaises en France... gloire aux héros... 

            demandez vous simplement ce que les royalistes auraient fait à Paris et dans tout le pays, si ils avaient gagné... ça relativisera vos angoissses. Ce sont simplement des vaincus... pas des saints. 

          • izarn izarn 15 janvier 20:25

            Il n’y a pas eu de génocide en Vendée. Point barre.
            On oublie un peu trop les méthodes royalistes antérieurement...
            Ne mélangeons pas les époques, et ne voyons pas des Shoa partout....
            Bha, les pov enfants brulés au phospore américain ou israelien, c’est quoi ?
            De la petite monnaie ?
            Bonne occasion de fermer sa grande gueule.


            • l’alsacien 15 janvier 20:39

              @izarn

              ‘’Bonne occasion de fermer sa grande gueule.’’

              C’est-à-dire la vôtre ?

              ‘’pov enfants brulés au phospore américain ou israelien’’

              ‘’Entièrement d’accord’’ mais ce n’est pas pour cela qu’il faut ignorer les autres.

              ‘’ Point barre’’ : là on voit votre ouverture d’esprit : ceux qui ne pensent pas comme vous sont des cons.


            • CLAIRVAUX CLAIRVAUX 15 janvier 21:17

              @izarn

              Les horreurs de la Terreur ne se retrouvent que dans les régimes totalitaires et pas à une si grande échelle dans la monarchie française, laquelle était absolue certes mais pas dictatoriale.

              On regrettera malgré tout la révocation de l’Edit de Nantes qui fut une faute caractérisée de Louis XIV.

              Mais au final, si on change de système politique, c’est pour l’amélioration des peuples.

              Et après le tsarisme, la Russie connut les affres du léninisme et du stalinisme : bonjour le progrès !


            • Lugsama Lugsama 15 janvier 22:00

              @izarn

              On ne parlait pas de « génocide » parce que le mot n’existait pas, mais a l’époque on a inventé plein de mot mignon pour decrire le massacre comme « système de dépopulation » ou « populicide ».

              On a bien voulu detruire totalement la Vendée et ses habitants, même les elus de la République locaux y sont passé, et lorsque l’on viole puis noye les jeunes filles en masse, qu’on embroche les nouveaux née sur les bayonettes, ce n’est plus faire la guerre, mais bien un tentative d’effacer une population, ce qui me semble bien correspondre au terme de génocide.


            • Lugsama Lugsama 15 janvier 22:21

              @CLAIRVAUX

              Surtout la terreur et le massacre de Vendée sont les modèles des grands massacres du 20e siècle. A l’étranger des universitaires appelent même cette période « l’invention du génocide ».

              Je trouve assez étrange que l’on continue en France d’éviter de parler de ces moments douloureux et de leurs conséquences comme si l’on devrait en avoir honte ou avoir peur que la Republique s’écroule.. surtout qu’au final a part éviter de froisser quelques endoctrines d’extreme gauche acorateur de Robespierre ça ne fait qu’alimenter la paranoïa de quelques complotistes anti-maçonnique ou autres groupuscules royalistes d’extrême droite qui ne me semblent pas vraiment mettre en danger la survie de la République française..


            • chantecler chantecler 16 janvier 10:53

              @CLAIRVAUX
              Mais la terreur n’est pas née ex nihilo .
              Comme le rappelle un intervenant tous les empires européens , y compris l’Angleterre qui complotait et finançait en permanence , vers 1792/93 se dressaient à ses frontières contre la nation française, avec le concours des immigrés « blancs » .
              La monarchie était en lien direct avec ces armées au delà du Rhin.
              La fuite du Roi et de sa famille stoppée à Varennes est bien l’épisode marquant de sa duplicité puisque la famille royale tentait de rejoindre ces aristocrates , ces armées (Autriche Hongrie) contre révolutionnaires .
              C’est d’autant plus incompréhensible que pendant longtemps la population de France déclarait aimer son roi mais lui demandait un aménagement , une constitution que l’aristocratie refusait de crainte d’y perdre ses privilèges .
              Malgré un état ruiné .
              Il y eut des affrontements , des batailles , et la révolution a failli se faire écraser , jusqu’à la proclamation de la patrie en danger et l’organisation de troupes pouvant les contrebattre(Carnot)
              La est le début de la terreur .
              La chouannerie était aussi une menace contre la révolution .
              Quant à la terreur , il y eut certes une terreur révolutionnaire , contre les réactionnaires partisans de l’ancien régime , mais il y eut aussi des « terreurs blanches » tout autant dégueulasses .
              Mon propose n’est pas de nier les atrocités de la guerre de Vendée , mais ces atrocités étaient largement partagées .


            • Paul Leleu 16 janvier 11:50

              @CLAIRVAUX


              la Vendée fut une guerre civile... voulue par les vendéens eux-mêmes (fanatisés par des prêtres idéologues, bien éloignés des conceptions de la plupart des prêtres populaires du reste du pays)... ils ont perdu... Tant mieux... ils ont provoqué inutilement la mort de nombreux français venus les combattre les armes à la main. 

              Quant à la racaille russe blanche, bon débarras... Que faites-vous d’ailleurs des millons de morts et disparus (chiffres ONU) en ex-URSS dans les années 1990, du fait de l’arrivée de la « liberté » ? Rien... vous n’en avez rien à foutre... votre posture humaniste est à géométrie variable. 

            • Julien30 Julien30 16 janvier 12:03

              @Paul Leleu
              Millions de morts dans les années 90 en Russie ? Et ceux des 70 ans qui ont précédé, vous avez quoi à dire dessus ? 


              « Quant à la racaille russe blanche, bon débarras »
              Ca on sent bien qu’un bon massacre de ceux qui ne pensent pas comme vous ne vous dérange pas des masses.

            • Paul Leleu 17 janvier 19:15

              @Julien30


              on a largement parlé des millions de morts des 70 années... je suis curieux de connaitre votre avis (et celui des penseurs officiels) sur ceux des années 1990.... j’attends tranquillement. 

            • BA 15 janvier 20:31

              Guerre de Vendée : « Il n’est pas possible de parler de ’génocide’ »



              L’Obs : Patrick Buisson publie un livre intitulé "La Grande histoire des guerres de Vendée". Un choix étonnant ?

              Jean-Clément Martin : Non. Que Patrick Buisson, dont on connaît les orientations politiques, s’intéresse à la guerre de Vendée n’a rien d’étonnant. Cela s’inscrit dans une logique personnelle et collective ainsi que, pour dire les choses clairement, dans une logique politique nationale.

              Il se trouve que ce livre aborde un sujet sur lequel je travaille depuis plus de 30 ans. Et la guerre de Vendée est certainement l’un des sujets les plus sensibles de notre histoire nationale. Elle représente un traumatisme historique dont nous n’avons pas fait notre deuil. Bref, le débat n’est pas clos. Et tant qu’il ne sera pas réglé de manière consensuelle, il reviendra sans cesse nous interpeller. La communauté des historiens et des intellectuels n’a pas encore fait le travail nécessaire pour envisager ce sujet hors du politique.

              L’Obs : Patrick Buisson rouvre un débat historique en employant le mot « génocide » pour qualifier les massacres en Vendée. Quel est votre point de vue d’historien sur l’utilisation de ce « mot » ?

              Jean-Clément Martin : Je ne dirais rien sur l’emploi du mot étant hostile à toute idée de censure et à toute forme d’histoire officielle. Cela étant dit, je suis en total désaccord avec ce qu’écrit Patrick Buisson. Cela fait 31 ans que Philippe de Villiers et son entourage parlent de « génocide » et 31 ans que je dis qu’il n’est pas possible de parler de « génocide » en Vendée. Et je maintiens encore aujourd’hui, en 2017, qu’il y pas eu de lois dans le courant de la révolution qui permettent de fonder un tel jugement. Aucune loi n’a été prise visant à exterminer une population désignée comme « vendéenne ». Jamais.

              Mais il y a tout de même d’ignobles massacres…

              … que l’on peut rattacher aux décrets pris contre les « brigands de la Vendée » qu’il fallait exterminer. Mais outre que la formule, qui vient de la monarchie (le brigand étant celui qui se met hors-la-loi et qui peut donc être exécuté sans autre forme de procès), est reprise par la Révolution contre tous les contre-révolutionnaires, de toutes les régions (annonce qui n’a pas été suivie), la même Révolution crée une caisse de secours pour les « réfugiés de la Vendée », notamment femmes et enfants, se félicite que les républicains de Vendée approuvent la constitution de 1793 et veille à protéger leurs biens en ne les confondant pas avec ceux des contre-révolutionnaires dont la confiscation est décidée. La population de la Vendée (département ou région imprécise) n’est pas vouée à la destruction en tant que telle par la Convention.

              Ne nous voilons pas la face pour autant : l’Etat, miné par des divisions internes, a laissé de véritables massacres se commettre par des troupes et des chefs laissés sans contrôle. Si bien qu’il y eut des crimes de guerre, ce qu’il faut établir. On peut estimer que cette guerre civile a entraîné autour de 200.000 morts. De là à dire que l’Etat a organisé un génocide, c’est autre chose.

              Comment expliquez-vous alors ces oublis historiographiques de la part de Patrick Buisson ?

              Patrick Buisson fait des choix qui donnent une signification purement idéologique à cette guerre, pour condamner toute la Révolution en bloc. Si c’est la réponse à une école historiographique qui préfère insister sur la grandeur de la Révolution, disons qu’on n’équilibre pas une erreur par une autre erreur. La dévastation de la Vendée, connue et débattue depuis 1794, n’a pas cessé d’être un objet de discussion dans l’historiographie nationale et un thème pour de nombreux tableaux et romans ! Il convient de la comprendre sans la lire au travers de filtres idéologiques (contre le totalitarisme par exemple).

              En outre de manière générale, juger les événements historiques uniquement par des bilans humains conduit à une course aux victimes simpliste et régulièrement myope. Il convient de se demander pourquoi on oublie d’évoquer les atrocités inouïes commises au même moment à Saint-Domingue, et notamment les 20.000 morts lors de l’incendie de la ville de Cap Français en juillet 1793, où les millions de morts des guerres napoléoniennes.

              Derrière ce débat autour des guerres de Vendée, il y a un débat plus large autour de la Révolution qui semble resurgir aujourd’hui…

              Oui, il y a manifestement un regain d’intérêt pour la Révolution. Cela se voit par exemple dans le nombre d’ouvrages consacrés à Robespierre. Si ce renouveau peut permettre de sortir des « légendes » autour de la Révolution, contrairement à ce que fait Patrick Buisson, tant mieux.



              https://www.nouvelobs.com/histoire/20171124.OBS7800/guerre-de-vendee-il-n-est-pas-possible-de-parler-de-genocide.html



              • CLAIRVAUX CLAIRVAUX 15 janvier 21:21

                @BA
                 Vous citez Patrick Buisson, mais le terme de « génocide » est assumé par Reynald Secher, historien cité dans mon article, auteur d’une thèse de doctorat sur les guerres de Vendée supervisée par Pierre Chaunu.


              • CLAIRVAUX CLAIRVAUX 15 janvier 21:29

                @BA

                Quand on veut déconsidérer un débat, on cite toujours comme symbole de la thèse contestée un représentant « hors-la-loi » idéologiquement, ici Patrick Buisson estampillé extrême droite.

                « Jean-Clément Martin : Non. Que Patrick Buisson, dont on connaît les orientations politiques, s’intéresse à la guerre de Vendée n’a rien d’étonnant. Cela s’inscrit dans une logique personnelle et collective ainsi que, pour dire les choses clairement, dans une logique politique nationale ».

                Moi je cite Reynald Secher, spécialiste de la question, non estampillé, qui pour défendre un point de vue plus que louable, a mis sa carrière en péril, ce qui n’est sans doute pas le cas de J-C Martin.

                Dans cette affaire, Secher est au génocide vendéen ce que Grenouilleau fut à la traite négrière.

                Et Grenouilleau avait raison, bien sûr.


              • BA 15 janvier 23:33

                @CLAIRVAUX

                Les adversaires de la thèse du génocideDans le monde universitaireÀ l’opposé, la thèse du « génocide vendéen » a été rejetée par la plus grande partie du monde universitaire, qui la considère comme la manifestation d’un passé qui ne passe pas.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Vend%C3%A9e#Les_adversaires_de_la_th%C3%A8se_du_g%C3%A9nocide


              • ETIENNE 16 janvier 07:15

                @BA « Aucune loi n’a été prise visant à exterminer une population désignée comme « vendéenne ». Jamais »

                De même, je ne crois pas qu’une loi ait institué l’extermination des juifs dans l’allemagne nazie.

                Et aucun texte non plus ne parle de chambres à gaz homocide.

                Qu’en déduire ?

                Peut-on parler de génocide ?


              • l’alsacien 15 janvier 20:38

                ‘’Bonne occasion de fermer sa grande gueule.’’

                C’est-à-dire la vôtre ?

                ‘’pov enfants brulés au phospore américain ou israelien’’

                ‘’Entièrement d’accord’’ mais ce n’est pas pour cela qu’il faut ignorer les autres.

                ‘’ Point barre’’ : là on voit votre ouverture d’esprit : ceux qui ne pensent pas comme vous sont des cons.


                • Montdragon Montdragon 15 janvier 22:16

                  Première leçon d’Histoire Revisitée :
                  La Révolution a eu lieu parce que le Monarque n’a pas voulu, jamais, faire donner la troupe..

                  C’est tout, je vous laisse avec ça.


                  • Lugsama Lugsama 15 janvier 22:26

                    @Montdragon

                    C’est plutôt une des raisons pour laquelle (peut être) la Révolution n’as pas été étouffé, la cause principale de la Révolution c’est avant tout la faim, quand le peuple en est a bouffer du pain fait avec de la farine mélangé avec de la sciure de bois..


                  • Paul Leleu 16 janvier 11:54

                    @Montdragon


                    c’est précisément parce que le tyran Louis Capet a fait venir des troupes de mercenaires allemands aux portes de Paris en juillet 1789, que le peuple français inquiet pour sa sécurité, est allé chercher des armes aux Invalides, et de la poudre à la Bastille... 

                    quant aux manoeuvres de trahison de Louis Capet, elles furtent largement établies lors du procès... et les traitres vendées, qui prenaient les armes dans le dos de leurs concitoyens, je ne vois pas en quoi ils sont un exemple... depuis quand les traitres minoritaires au service de l’étranger et de la tyranie sont des exemples ? 

                    Les vendéens, c’est juste des traitres qui ont perdu la propre guerre civile qu’ils ont déclenché... si ils avaient gagné, ils auraient massacré des montagnes de français sans états-d’âme... alors faut pas pousser. Moi, je pense plutôt à tous les courageux et courageuses volontaires républicains, accourus de tout le Pays de France, pour protéger Notre Révolution. 

                  • Montdragon Montdragon 16 janvier 22:10

                    @Paul Leleu
                    archi faux et vous le savez.....faire donner la troupe réellement et tout aurait été différent.


                  • Paul Leleu 17 janvier 19:19

                    @Montdragon


                    bah non... je le sais pas... c’est bien le problème... ça vous choque que des millions de français ont soutenu la Révolution et la destruction de la Royauté ? Que pensez-vous d’une minorité qui collabore avec les armées ennemies ? Que pensez-vous du crime de haute-trahison ? 

                    Mais si je vous suis, vous regrettez donc que Louis Capet (qui n’a été élu par personne) n’ait pas fait tirer sur les français, comme le fit le génocidaire Adolphe Thiers en 1871 ? 

                  • Pierre 16 janvier 02:39

                    Et bientôt, Mélenchon...


                    • nono le simplet nono le simplet 16 janvier 04:58

                      je suis surpris que personne, ni l’auteur, ni les commentateurs, parle du massacre de Machecoul 


                      • generation désenchantée 16 janvier 12:33

                        @nono le simplet
                        le premier acte contre la république , c’ est vrai que c’ est avec ce massacre de « républicains » commis par les « brigands » que la guerre de vendée a commencer
                        si il n’ y avait pas eut ce massacre et les rapports sur le bilan du massacre et des atrocités commises par les « brigands » reçut par la convention et lut a la tribune
                        je pense pas que la réaction de la république aurait été aussi impitoyable

                        mais a l’ époque on l’ oublie un peu ceux là , il y avait aussi Marat et les hébertistes et c’ était les plus extrémistes de la révolution , ils ont eut une très grosse influence a cette période

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