@ Bonjour Pierre Laroche,
Merci pour ce rappel et ces quelques précisions, mais je souhaiterais toutefois rebondir sur certains de vos propos, car je ne pense pas qu’il faille jeter le bébé et l’eau du bain avec. Mais ce n’est que mon avis.
« Un sujet qui est régulièrement esquivé par les tenants de cette fausse science est : les effets de détérioration de la psychanalyse. »
Certains successeurs de la psychanalyse se sont comportés comme des idolâtres et ont, soit consciemment, soit inconsciemment par ignorance et manque d’esprit critique, perpétué les dénis de Freud concernant certains faits cliniques indiscutables que la société de l’époque n’était pas prête à entendre. Le débat actuel sur la liberté d’importuner en est symptomatique, car il existe un lien direct, selon moi, entre ces dénis freudiens et les revendications de certaines féministes.
Sur les liens parents enfants, une théorie malheureusement méconnue en France a particulièrement fait avancer nos connaissances dans ce domaine. J’en parle dans plusieurs de mes articles et notamment
ici (son histoire est à connaître). Il s’agit de
la théorie de l’attachement. Son concepteur, John Bowlby, a eu, au contraire des idolâtres freudiens les plus fanatiques, une approche pluridisciplinaire de l’humain et n’a pas rejeté la psychanalyse puisqu’elle se base aussi sur les découvertes extrêmement importantes de René Spitz sur
l’hospitalisme et de bien d’autres importantes découvertes de l’époque dans différentes disciplines.
Vous dîtes me citant que « trier le bon grain de l’ivraie » serait déjà fais, mais vous précisez les dates et les détails qui « éliminent » la psychanalyse des Sciences humaines. Or, cette éviction est à mon sens une erreur. Je n’en ferais pas de longs développements ici, car j’ai déjà écrit un article à ce sujet :
« Se comprendre ou s’entretuer : question de logique ? » et il est important que la psychanalyse garde sa place en tant que l’un des quatre grands courants des sciences humaines. A condition cependant de qu’elle puisse se débarrasser de ses idolâtres et qu’elle accepte de rester à sa place et non pas de chercher à imposer son pouvoir aux autres disciplines. Ce que malheureusement ne cessent de faire les fanatiques de la psychanalyse à tout prix.