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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 15 décembre 09:35

    @ Christian Labrune,


    Je n’ai pas lu Teilhard de Chardin, mais depuis le début de l’année, je me suis intéressé à plusieurs auteurs qui ne cessent de s’y référer. Et ce qu’ils présentent de ses écrits a piqué ma curiosité. Cependant, je n’ai malheureusement pas suffisamment de temps pour satisfaire tous mes projets, de fait, je suis plus ou moins contraint à certaines sélections. Ma priorité pour l’heure, vous l’aurez compris, étant la problématique de la perversion narcissique.
    Et je m’en explique. C’est en lisant Edgar Morin que j’ai pris conscience de ce problème. Cet auteur, dans son ouvrage Introduction à la pensée complexe et ses ouvrages sur La méthode et Science avec conscience rappelle l’idée formulée par Pascal  : « Je ne peux pas concevoir le tout sans concevoir les parties et je ne peux pas concevoir les parties sans concevoir le tout », pour concevoir les principes de la pensée complexe. A ce titre, il évoque l’aphorisme suivant bien connu : « Le Tout est plus que la somme des parties » et précise qu’à sa connaissance, personne n’a songé à formuler la proposition inverse : « Le Tout est moins que la somme des parties ». C’est là que j’ai compris où je devais chercher ce qui, chez l’homme, pouvait le conduire à faire en sorte que le Tout soit moins que la somme des parties. Et cela porte un nom, actuellement, on l’appelle la perversion narcissique, mais à d’autres époques de nombreux qualificatifs ont été attribués à ce psychovirus. Je vous laisse deviner lesquels tout en vous mettant sur la voie : la principale force de ce psychovirus réside dans sa capacité à rompre les liens, à désunir, à délier, à disjoindre. C’est ce que Racamier a nommé la pensée perverse que j’ai déjà présenté ici dès mes premiers articles : « Les pervers narcissiques manipulateurs (2/2) ».

    Certes, j’entends bien que tout ceci peut être difficile à percevoir, mais ce n’est pas une raison suffisante à mes yeux pour devoir l’ignorer.

    Concernant votre dernier paragraphe, il y aurait beaucoup à dire. Je vais donc essayer d’être le plus bref possible.

    Oui, le cerveau humain est parfait pour produire des pervers narcissiques... tout autant qu’il l’est pour produire des « génies » (toutes proportions gardées et d’égale valeur selon une répartition qui prend la forme d’une courbe de Gauss). D’où ici mon article qui traite du langage et d’un certain type de communication apte à rendre l’autre fou. Selon mon hypothèse, c’est le langage et tout ce qu’il implique qui sont porteur de ce psychovirus qui fait que le Tout peut être moins que la somme des parties. Et face à un tel langage, le cerveau est effectivement démuni. J’ai traité ce problème dans de nombreux articles, nous en avions déjà parlé et je l’évoquerais à nouveau prochainement (dans un exposé déjà fini, mais j’en prépare la suite avant de le publier) qui paraîtra sur mon blog en début d’année 2018.

    Aujourd’hui, l’heure n’est plus à la compréhension du pervers narcissique ou de sa victime, proie, cible ou ennemi préférés (nous en connaissons suffisamment pour passer au niveau supérieur), mais à celle de l’étude et de la recherche sur ce qui se passe au niveau des témoins des agressions perpétrées par un pervers lorsque ce dernier s’en prend à autrui, car sans leur complicité, ce dernier serait empêché d’agir. A ce titre, et je ne m’en suis jamais caché, Agoravox est un formidable laboratoire.

    J’ai bien sûr mon hypothèse qui a trait à la parole comme je l’expose ici, mais si vous avez la vôtre, je suis tout ouïe...


  • Philippe VERGNES 14 décembre 18:54

    @ Christian Labrune,


    « Vous faites bien d’afficher une petite icône arborant un sourire largement fendu à côté de cette proposition dont vous sentez donc aussi bien que moi le caractère purement propitiatoire ! »

    Oui... et ce n’était pas anodin, vous l’avez bien compris.

    « L’apparition de quelque chose d’intelligent - on ne peut pas en dire plus - qui nous survivra nécessairement, mais conservant intacte la mémoire de ce que nous aurons été. »

    Ha !? Croyez-vous que l’on ne puisse pas en dire plus ? Personnellement non, je ne peux pas en dire plus, car j’ai pris pour fait acquis que je ne connaîtrais les réponses à mes questions qu’après ma mort. Mais certains s’y aventurent et je trouve cela passionnant pour ma part. Avez-vous déjà entendu parler des NDE ou EMI ? Ainsi qu’un tas d’expériences similaires sans pour autant en dire plus pour l’heure ?

    Toutefois, après avoir étudié plusieurs disciplines (et continuant à le faire) et être parvenu à la même conclusion qu’a pu faire Jeremy Rifkin dans son livre sur l’empathie, il ne fait guère de doute à mes yeux qu’il existe un dessin intelligent que de notre place actuelle d’homme « barbare » nous ne pouvons pas encore comprendre, mais que certains « mystiques », comme on les nomme très péjorativement (même s’il est vrai que, dans ce domaine, il y a beaucoup d’imposteurs) ont pu apercevoir.




  • Philippe VERGNES 14 décembre 11:13

    @ Bonjour francois,

    Je vous remercie de vous être manifesté... c’était le but du début de mon intervention.

    A ce stade, vous êtes donc deux personnes à avoir voté 1 étoile un texte doté de bon sens (moyenne 3,4 pour 5 votes). Ce qui atteste du fait que la plupart des intervenants de ce cite ne prennent même pas la peine de lire les textes soumit à leur appréciation, mais les juge d’après les caractéristiques affichées par l’auteur dans sa fiche de présentation.

    Au delà du ridicule de telles pratiques, cela témoigne de la faillite de notre pensée critique, seule à même de préserver notre autonomie et notre intégrité psychique (autrement dit notre identité) face aux manipulations en tout genre, surtout celles que certains utilisent pour nous exploiter copieusement depuis des décennies, si ce n’est plus.

    Le mot « libéral » est un concept nomade, comme il en existe tant désormais, qui peut tout aussi bien désigner une chose que son contraire selon la discipline qui l’emploie et je doute que selon l’acception qu’en a l’auteur, elle soit celle que vous lui attribuez pour la qualifier de « provocation » ou de « pléonasme ». Outre le fait que ce soit un concept nomade, c’est un mot perverti dans le langage capitaliste d’aujourd’hui. « Perverti » au sens où il désigne désormais le contraire de ce qu’il désignait à l’origine comme en atteste le CNRTL : « libéral » et son sens étymologique.

    En fait, vous sombrez là dans des biais cognitifs fréquents qui paralysent nos facultés de discernement et qui pourrissent les débats. C’est fort dommage pour tous les démocrates qui se respectent, car cela revient à jouer les idiots utiles du système que par ailleurs vous semblez vouloir combattre.

    Je ne m’en réjouis pas. smiley 


  • Philippe VERGNES 14 décembre 10:16

    ... un lecteur n’a pas du tout apprécié votre article et l’a noté 1 étoile.



  • Philippe VERGNES 14 décembre 10:14

    Bonjour Pierre,


    Juste à titre purement indicatif qui relève de l’anecdote bien plus qu’autre chose, mais ayant lu hier soir votre texte peu après sa parution, j’y ai ajouté un troisième vote 5 cinq étoiles. Ce matin, le nombre de votes se porte à 4 et la notation de cet article est désormais de 4 étoiles, ce qui signifie qu’un lecteur n’a pas du tout apprécié votre article et la noté 1 étoile.

    Qu’à cela ne tienne, on ne peut pas plaire à tout le monde, mais comment peut-on ne pas apprécier un texte aussi empli d’un tel bon sens ?

    C’est là pour moi une sujet d’importance majeure, car qui déteste à ce point cette faculté de bien juger les choses ? Dit autrement, qui peut bien détester les bienfaits d’une pensée critique apte à apporter l’autonomie intellectuelle dont nous aurions bien besoin de nos jours ?

    Vous concluez vos trois premiers paragraphes introductifs par cette phrase, très juste à mon sens : « Ainsi se heurtent et s’affrontent les égo des uns et des autres dans une lutte incessante afin de conserver son identité mais également dans le but de rapprocher l’identité de l’autre de soi. » J’aurais rajouté pour ma part, « ... ou de se l’approprier [l’identité d’autrui]. »

    Si le bon sens est important et qu’il semble être en totale faillite de nos jours, l’identité l’est tout autant et le narcissisme qui la soutient tout autant, car il existe une assise narcissique indispensable à la construction de l’identité (ce que votre texte souligne fort bien). Si cette assise est défaillante, alors le narcissisme devient pathologique et conduit à divers troubles de la personnalité (que nous pourrions dire également « d’identité ») ou à des pathologies. Pathologies narcissiques d’autant plus fréquentes que nous vivons dans une société qui ne cesse d’en vanter les travers. Ce qui in fine aboutit à une sorte de déshumanisation. Bref, l’identité se perd ou se noie dans un dédale d’artifice, de faux semblant, d’apparence trompeuse qui flatte nos plus bas instincts plutôt qu’il ne les éduque ou ne les restreint. C’est une conséquence de notre société de marchandisation qui a besoin de consommateurs décervelés qui satisfassent leur pulsion d’achats afin d’enrichir quelques privilégiés jouant au casino de la bourse, non plus avec leur argent, mais avec le notre. Tout se tient, tout est lié, mais au départ, il y a bien cette question primordiale que vous soulevez à propos de l’identité.

    J’ai également relevé cette phrase : « C’est par l’image et les mots que nous nous définissons individuellement et sociétalement, par notre position et nos actions, à la fois au centre et à la périphérie de l’échiquier, et que la partie peut avoir lieu. »

    J’ai apprécié que vous souleviez « les mots », car le langage et tout ce qui le soutient (langage corporel, sémantique, mots, etc.) ont un caractère méconnu, voire inconnu ou bien connu mais oublié, dans la formation de l’identité. La déformation de la communication, ou du respect de ses règles d’analyses et de compréhension ont été analysés comme un facteur prépondérant de la violence. Or, nous ne pouvons pas dire qu’à l’heure actuelle la situation ne s’aggrave pas à ce sujet, tout du moins en France, si l’on tient compte du dernier résultat au classement PIRLS.
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