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Accueil du site > Tribune Libre > Plongée au cœur de la perversion narcissique : l’expulsion (...)

Plongée au cœur de la perversion narcissique : l’expulsion psychique (1/2)

« [Les perversions narcissiques] descendent en ligne directe des refus du deuil originaire ; elles émanent, non sans une certaine morgue, des dénis et des évictions de tout conflit intérieur. Elles font faire au sujet des économies de travail psychique, dont la note est à payer par autrui. » (Racamier, 1992, p. 279)

Nous avons vu, dans la série d’articles précédents, l’importance du deuil originaire dans la pensée de Racamier et de sa théorie de la perversion narcissique. Pour autant et à moins de lire des publications spécialisées sur le sujet (et encore), vous n’en entendrez pas parler dans un article de vulgarisation. Or, il est impossible de comprendre la notion de pervers narcissique sans connaître celle de deuil originaire. Une fois que l’on a dit ceci, le lecteur est à même de comprendre que la mode qui entoure cette expression remplit parfois l’office d’une nouvelle figure du mâle diabolique, et ce, toujours au détriment des « vraies[1] » victimes de ce fléau.

Encore une fois, répétons-nous, le pervers narcissique premier nommé est l’expression choisie par Racamier pour désigner le mouvement pervers narcissique ou le mouvement perversif ou plus simplement, et de façon plus générale, le mouvement pervers qu’il définit ainsi :
« 1. Le mouvement pervers narcissique : façon organisée de se défendre de toutes douleurs et contradiction internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine, mais avec jouissance.
2. Perversion narcissique : aboutissement et destination du mouvement pervers.
3. Définition résumée : façon particulière de se mettre à l’abri des conflits internes en se faisant valoir aux dépens de l’entourage[2]. »

D’où également le concept de perversion narcissique qui « définit une organisation durable ou transitoire caractérisée par le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l’abri des conflits internes et en particulier du deuil, en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile et un faire-valoir[3] ».

Ces propos sont clairs, pourtant, à lire la plupart des articles qui abordent le sujet du pervers narcissique sous la caution de Racamier et à faire le constat de sa popularité, nous avons le plus grand mal à reconnaître sa pensée et ses théories. C’est par de tels exemples que l’on peut constater la faillite de l’esprit critique dans notre société. Et qui dit manque d’esprit critique dit aussi perte de liberté.

Le pervers narcissique sera celui qui, de par ses actions et ses conduites, va initier, de façon durable ou transitoire, un mouvement pervers. À ce titre, il en a la pleine et entière responsabilité et bien que le portrait d’un tel individu soit brossé à grands traits dans la plupart des médias, il faut avouer que cela ne correspond que très superficiellement à la réalité clinique qu’a tenté de décrire Racamier. Le problème, c’est qu’à force de trop se concentrer sur l’individu « pervers narcissique », on finit par passer à côté de l’essentiel qui est le processus de deuil expulsé et ses moyens de transport. Il faut donc le redire : « le plus important dans la perversion narcissique, c’est le mouvement qui l’anime, et dont elle se nourrit[4]. »

Ainsi et selon Racamier, « trois sortes d’exportations défensives concourent – à [sa] connaissance – à la mise en place d’un mouvement pervers :
– Le deuil et la dépression, amalgamés puis expulsés. […] il consiste dans l’expulsion, par voie de dilemmes et autres disqualifications actives, d’une douleur de deuil rejetée, déniée, défigurée, dégradée et finalement transvasée ;
– Le clivage colmaté (…). On n’aura pas de peine à se rappeler comment la « fausse innocente » se fait « agrafer » sa brèche interne par les soins d’un entourage séduit et sidéré ;
– La projection paranoïaque : nous allons très prochainement assister à son passage, mais l’on sait déjà qu’elle consiste pour le projeteur à jeter son dévolu sur une « victime », qui va devenir l’hôte du venin[5]. »

Oublions pour l’heure le clivage colmaté puisqu’il me faudra très certainement traiter de ce sujet dans un prochain article, car ce phénomène n’est absolument pas étranger à l’emballement médiatique que nous connaissons aujourd’hui autour de cette problématique (cf. note 1).

La projection paranoïaque se passe de commentaire : c’est d’elle qu’il s’agit la plupart du temps lorsque que nous observons des trollages haineux sur Internet.

Reste l’expulsion du deuil et de la dépression qui concerne au premier chef la perversion narcissique. C’est elle qui fait l’objet de cet article. Mais avant de passer en revue ces mécanismes d’expulsion psychique de deuil ou de conflit interne, revenons quelque peu sur le deuil pour en préciser les principes :
« 1. Tout deuil est une blessure. Les blessures, on le sait, se referment. Mais c’est à une condition première ; qu’elles aient été ouvertes. Rien dans la psyché ne se termine, qui n’ait commencé.
2. La remarque précédente s’impose pour les blessures narcissiques ; ce sont celles-là qui, n’ayant jamais été vraiment ouvertes, ne se referment jamais.
Tout deuil est à la fois narcissique et objectal ; en perdant un amour, on perd de soi. Lorsque le courant narcissique prévaut, les risques seront les plus grands que le deuil avorte ; une dépression s’ensuivra[6]. »

Racamier souligne ainsi les deux vecteurs – narcissique et objectal – que l’on rencontre dans le processus de deuil. Cela est essentiel puisque « ce sont évidemment les deuils les plus narcissiques dont les traces vont se retrouver autre part qu’au cœur du sujet qui aurait à le souffrir ». Autrement dit, ce qui s’exporte, c’est la douleur narcissique refusée par le sujet qui « fige » ou « déni » son deuil, mais « si dans le deuil figé ne se crie pas sur les toits, s’il empêche rarement la vie sociale[7] », il n’est pas sans conséquence somatique qui toutefois restent « enclos » chez l’individu endeuillé.

Tout autre est le deuil expulsé, car c’est « le domaine hautement mouvant du déni et du refus de deuil[8] ». C’est à partir de là que « deuil et dépression ne forment plus qu’un seul amalgame, magma, ou conglomérat, indistinct, tout prêt à l’agir, tout prêt à l’expulsion, tout prêt à se déporter. L’agir pourra s’effectuer d’un seul coup sur le sujet et sur son entourage, par tentative de suicide et par la voie du dilemme[9]… ». Tels seront la suicidose, les suicides par délégation (à ne pas confondre avec le suicide collectif), mais également les modes de transport intergénérationnel que sont l’enfant-cicatrice, l’enfant « bouche-deuil » ou « para-deuil », l’enfant « figurine » et de façon plus insidieuse le transexualisme, le « portefaix » ou le « figurant prédestiné ». Autant de situations d’expulsion de deuil que Racamier décrit et qu’il me serait trop long de résumer ici (cf. Le génie des origines).

Nous avons vu précédemment que « tout travail psychique doit se faire », et qu’en cas de refus, « ce qui n’est pas accompli par l’un devra quand même être fait. Il le sera par d’autres[10]. » C’est ici que nous abordons les principes et les méthodes de l’expulsion psychique. Cependant, « les expulsions et autres envois hors psyché, ces parcours littéralement extravagants, sont aussi puissants que mal connus[11] ». Et c’est peu de le dire, car ce sont bien ces expulsions psychiques qui contaminent et gangrènent, tel un psychovirus, infectant son hôte, notre société tout entière. Cette origine virale de l’hystéricisation de notre société serait à rapprocher des observations faites par Andrew Lobaczewski dans son livre La ponérologie politique, étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques. D’un point de vue social, il serait en effet intéressant d’étudier la comorbidité de tous ces phénomènes lorsque certaines crises émergent[12].

Ceci dit, comment sont expulsés les deuils refusés et les amalgames de deuil et dépression ?

Au préalable, rappelons la loi de conservation du travail psychique : « Une loi qui ne connaît pas de défaillance veut qu’à toute tâche ou peine encourue par la psyché répond un travail qui incombe au moi. Celle loi s’applique évidemment au travail de deuil. Il en résulte en corollaire que tout travail psychique refusé par un moi sera supporté par d’autres épaules et d’autres personnes ; entre-temps, le poids s’en trouvera multiplié. Ce principe gouverne tous les processus d’exportation de deuils (ou tout aussi bien de peines ou de conflits)[13]. »

Dès lors, entre l’expulseur, l’expulsé et le portefaix un mouvement s’amorce et s’installe dans une perversion relationnelle par des modes de transport transpersonnel spécifiques. C’est ce que Racamier a nommé perversion narcissique. Il y a perversion, car outre le deuil ou le conflit interne extradé et l’organisation défensive qui en résulte basée sur un déni d’altérité, il y a également chez l’« expulseur de deuil » un plaisir d’emprise, de supériorité, de suprématie sur autrui, qui est un plaisir issu de la mégalomanie infantile.

L’expulseur

Ce « sujet, que l’approche du deuil fait trembler à ce point, ce sujet aura primitivement eu peur. En effet, il sera assez sensible pour sentir de loin l’odeur et la pique du deuil, mais ne se sentira pas assez solide en son moi pour en faire façon sans craindre de s’effondrer. Le moi en question aura précédemment déjà appréhendé une situation psychique de perte, mais, soit que cette perte première ait été terrible, soit que l’entourage familial ait exercé une surprotection propre à faire passer le moindre vent coulis pour une tempête, ce moi va se calfeutrer dans une épaisse couverture défensive[14]. » Cette défense anti-deuil dans laquelle s’enferre l’expulseur recours à deux forces motrices que sont le déni et le clivage. La mise en agir et l’expulsion se prépare.

Ce que fait ressortir cet énoncé, et qu’il faut souligner, c’est avant tout le manque de courage et la lâcheté de l’« expulseur de deuil » face au travail psychique qui lui échoit. D’où l’asymétrie de la relation qu’il engage avec son « portefaix » et le caractère « intentionnel » de son entreprise de déstabilisation mentale à laquelle il s’emploie.

L’expulsé

L’expulsé est à base de deuil et de dépression amalgamés qui les rendent totalement méconnaissable. « Cet amalgame devient dans la psyché comme un magma compact, flou, intouchable : comme une étoupe nauséabonde. […] L’amalgame de deuil et de dépression est donc défantasmé : vidé de contenu imaginaire ; défiguré : privé de formes psychiquement reconnaissables. Déjà prêt pour une opération : la mise en agir, il est prêt pour l’opération suivante : l’expulsion[15]. »

Dans ce court résumé sur le matériel psychique expulsé, nous percevons bien toute la difficulté d’intervention thérapeutique dans ce genre de situation puisque cet amalgame est inconnaissable sauf à y avoir été spécifiquement formé. Cet expulsé est manifeste dans toute relation d’emprise, d’où la nécessité « vitale » du concept de deuil originaire compte tenu de l’immensité du champ d’application de la pulsion d’emprise. Encore faut-il savoir comment il se manifeste et quels modes de transport transpersonnel il emprunte.

Les modes de transport transpersonnel

C’est le point culminant de toute la théorie de la perversion narcissique décrite par certains auteurs comme une pathologie du lien ou, mieux encore, comme une pathologie des agir de parole. Souvenons-nous que l’instrument majeur de la perversion narcissique est la parole. Ce qui ne signifie nullement que toutes paroles relèvent de la perversion narcissique, tant s’en faut, car « on ne peut avoir de raisonnement pervers là où le raisonnement vise la vérité[16] ».

Au-delà de l’identification projective bien connue des psychologues que Racamier préfère renommer plus justement injection projective, car elle porte uniquement sur les affects et s’effectue, selon lui, « d’une seule traite et en version originale, directement et à proximité[17] », cet auteur distingue un transport qui « ne se fait pas sur un affect, mais sur un processus ; et sur un processus déjà altéré, défiguré et mis en agir. Ce transport, à long terme, s’effectuera par la voie d’un comportement qui est interagi et manipulatoire. Ce comportement est à type de dilemme ou de paradoxe imposé à un tiers ; tels sont les moyens de transport privilégiés des deuils et dépressions refusés[18]. »

Ces dilemmes et paradoxes imposés à un tiers seront plus amplement détaillés dans la seconde partie de cet article, car leur nombre et leur variété demandent un plus long développement. Mais pour illustrer la différence qu’opère Racamier entre émission projective de tristesse et expulsion de processus amalgamés de deuil, « on pourrait faire dire : à l’émetteur d’affect : “Pleurez pour moi, s’il vous plaît, car ça m’est trop difficileˮ, et à l’expulseur d’amalgame de deuil : “Tourmentez-vous de par moi, je vous l’enjoins, car si j’avais de quoi pleurer, je le nierais, et de toute façon je m’y refuseraisˮ. Ainsi, non seulement les manœuvres d’expulsion transportent un travail qui a été refusé, mais elles en dissimulent ou travestissent l’objet, et si elles l’exportent elles le rendent impossible à faire par autrui, qui devient un “récepteur empoisonné[19]. »

Le « portefaix »

Sous la pression de conditions et de contraintes extérieures créant une situation propice, le « récepteur empoisonné » du processus amalgamé va devoir se charger d’un fardeau qui consiste « en une tâche obligée et infaisable » impliquant « une disqualification radicale du moi du destinataire. Il s’impose à lui comme une intrusion stupéfiante [on pourrait ici parler de sidération]. Ainsi l’exclusion exercée par l’expulseur hors de sa propre psyché va devenir une inclusion forcée à l’intérieur de la psyché du “portefaixˮ[20]. »

Cette inclusion forcée va provoquer des dévastations qui seront parfois « sans limites » : maladie auto-immune, troubles psychosomatiques et/ou psychiatriques, dépression, cancer, suicide, etc. sont le lot quotidien des « portefaix » qui n’ont pu s’extirper à temps des griffes d’un expulseur de deuil. Si ces voies de transport ciblent principalement un individu ou un groupe d’individus que l’on soumet à un harcèlement pour l’obliger à prendre en charge une dette dont il ne peut s’acquitter, elles peuvent également emprunter le chemin des idéologies (que l’on songe simplement aux totalitarismes du siècle denier… mais ceci est encore une autre histoire).

A suivre !

Philippe Vergnes

N. B. :

Pour illustrer cet article d’un cas clinique, lire notamment « Un cas de surdéfenses » par le Dr Maurcie Hurni.


[1] La notion de « vraie » ou de « fausse » victime agace certains, mais compte tenu de la campagne de désinformation qui est actuellement orchestrée et relayée dans les médias par ces « fausses » victimes qui nuisent aux « vraies » victimes de ce fléau, je consacrerais prochainement un article à ce sujet, car Racamier lui-même l’avait évoqué en parlant de la « fausse innocence ».

[2] Racamier, Paul-Claude (1992), Le génie des origines : psychanalyse et psychose, Paris : Payot, 420 p. (p. 284).

[3] Racamier, Paul-Claude (1993), Cortège conceptuel, Paris : Apsygée, 124 p (p. 59). (C’est moi qui souligne. Lorsque cette précision n’est pas apportée, les propos sont soulignés par l’auteur cité.)

[4] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit. (p. 280).

[5] Ibid. (pp. 281-282).

[6] Ibid. (p. 65).

[7] Ibid. (p. 65).

[8] Ibid. (p. 67).

[9] Ibid. (p. 67).

[10] Racamier, Paul-Claude (1992), « Pensée perverse et décervelage », Gruppo n°8, Revue de Psychanalyse Groupale « Secret de famille et pensée perverse », Paris : Apsygée, p. 137-155, (cf. « Perversion narcissique et deuil originaire »).

[11] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit. (p. 69).

[12] C’est ce que font des auteurs tels que Vincent de Gaulejac, André Sirota, etc. au laboratoire de changement social à l’Université Paris Diderot au travers du développement d’une sociologie clinique.

[13] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit. (p. 69).

[14] Ibid. (p. 69).

[15] Ibid. (p. 71).

[16] Castel, Pierre-Henri (2014), Pervers, analyse d’un concept suivi de Sade à Rome, Paris : Ithaque, 144 p. (p. 34).

[17] Racamier, Paul-Claude (1992), op. cit. (p. 71).

[18] Ibid. (p. 71).

[19] Ibid. (p. 72).

[20] Ibid. (pp. 72-73).


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62 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 12:40

    Le dernier ressemble étrangement à SARKOZY. Bruni ment et ne fait que mentir,...


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 12:55

      En accord total avec l’article. Je rajouterais seulement que l’on gagne le plus souvent à perdre. Le narcissique fracasse le miroir de sa blessure. L’Oedipien se relève,.... A David Goffin (un million,...mazette, espérons qu’il ne s’endorme pas sur ses lauriers,.... smiley


      • Philippe VERGNES 20 novembre 14:24

        @ Bonjour Mélusine ou la Robe de Saphir,


        Rien à dire, si ce n’est merci pour l’appréciation.

      • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 14:07

        Les théories psychanalytiques sont des théories du soin. Ce sont des éléments qui permettent de le penser. Sans compréhension sérieuse de cela, sans précaution, leur socialisation - qui n’est pas le cadre épistémologique de la psychanalyse - est l’occasion d’une expression d’une normativité extrêmement radicale (sociale, comportementale, sexuelle, politique, etc.).


        Ces concepts sont très délicats à exposer. Devons-nous souhaiter que le quidam se contente de l’image la BD ?

        • Philippe VERGNES 20 novembre 14:22

          @ Bonjour Ciriaco,


          « ... leur socialisation - qui n’est pas le cadre épistémologique de la psychanalyse - ... »

          Vous pourriez développer cela SVP ?

          Il est cependant vrai que les concepts psychanalytiques sont très délicats à exposer, pour autant, ils ouvrent la voie de l’inconscient à ceux que cela peut intéresser... à condition toutefois de ne pas s’en tenir au seul cadre défini par une certaine psychanalyse dite « traditionnelle » ou « orthodoxe ». Devons-nous souhaiter que le quidam arrête la lecture d’un article à sa seule image d’illustration ?

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 14:40

          @Philippe VERGNES


          Freud avait ouvert la voie de l’analyse psychanalytique du politique avec son fameux diagnostic du Président Thomas Woodrow Wilson. Continuez.

        • Philippe VERGNES 20 novembre 14:49

          @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


          Oui... c’est bien ce qui me semble, et pas qu’un peu en plus... donc, je demande pour vérifier par courtoisie.

        • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 15:11

          @Philippe VERGNES
          Ce que j’en dis me semble très clair. La question vous est posée.


        • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 15:11

          @Philippe VERGNES
          Ce que j’en dis me semble très clair. La question vous est posée.


        • Philippe VERGNES 20 novembre 15:27

          @ Ciriaco,


          Ma réponse concernant votre question me semble très claire aussi, que n’auriez-vous pas compris ?

          Je constate toutefois que vous n’éclaircissez pas le point que je vous demande de développer. Je reformule donc : qu’appelez-vous dans votre commentaire « compréhension sérieuse de cela », « précaution » et encore « socialisation » ?

          Ce sont ces précisions qui m’intéressent afin d’évacuer tous sous-entendus qui pourraient donner lieu à des malentendus ou des erreurs d’interprétations. Après, c’est vous qui voyez.

        • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 16:40

          @Philippe VERGNES
          C’est une question de fond que je vous pose de manière fort simple : un rapport aux connaissances des éléments de la psychanalyse dans la société civile, c’est-à-dire quand ce rapport n’est pas dans le cadre qui justifie cette connaissance. Je rappelle que la psychanalyse est un domaine nécessitant des études approfondies et qu’il n’est pas un hasard que tout psychanalyste se doit de faire lui-même l’expérience d’une psychanalyse. Car une connaissance et une éthique sont fondamentales dans ce domaine.


          Vous aurez peut-être remarqué les passions aveugles, le nombre de livres et les mots idiots, que le manque de sérieux à ce sujet débride. Comme je le disais, il faut donc soulever dès qu’on l’expose le danger du rôle extrêmement normatif - voir coercitif - que ces connaissances engendrent quand elles sont prises dans un contexte social.

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 16:56

          @Ciriaco

          Peu importe la manière, seul compte le résultat. J’ai croisé des psys affiliés à des sociétés de psys (Affaire Pirotton) et d’excellents psychanalystes qui ne sont pas passés par les voies classiques. Au feeling. Je ne sais qui est derrière le Pseudo vergnes. Mais ses propos sonnent juste à mes oreilles,... C’est à la chaussure que l’on reconnaît le cordonnier.


        • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 17:38

          @Mélusine ou la Robe de Saphir.
          Sûrement une explication du fait que les chaussures en crocodile ne se démodent pas.


        • Philippe VERGNES 20 novembre 18:04

          @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


          Contrairement à de nombreux commentateurs, je n’apparaît pas ici ou ailleurs en me servant d’un pseudo. C’est toujours sous ma vrai identité que j’interviens dans des débats.

        • Philippe VERGNES 20 novembre 18:28

          @ Ciriaco,


          Merci pour cette réponse argumentée.

          Je ne suis pas en désaccord sur la question de fond que vous soulevez... je n’ai jamais cessé de m’interroger sur la pertinence de vulgariser certaines notions psychanalytiques, surtout ici avec l’une des notions les plus complexes à saisir comme celle de la perversion narcissique et du cadre théorique d’où elle est issue.
          J’ai parfaitement remarqué « les passions aveugles, le nombre de livres et les mots idiots que le manque de sérieux à ce sujet débride » puisque je les dénonce dans cet article, mais justement, c’est aussi pour sortir de cet « enfermement » débilitant qu’il convient d’offrir au grand public un autre discours sur le sujet que celui qu’il a coutume d’entendre. Je ne pense pas me situer dans la même veine que ces articles-là ou alors il faudrait me dire en quoi vous trouvez cela aussi « tarte à la crème », pardonnez-moi l’expression, que les articles courants que vous pouvez lire sur la question.

          Sur le problème de cadre, la théorie de la perversion narcissique est née d’une psychanalyse sans divan que l’on dit groupale et familiale (en même temps que sociale), elle n’a donc pas vocation à rester dans les carcans d’une psychanalyse à la « papa Freud » comme me le faisait remarquer un commentateur sous l’un de mes autres articles.

          A propos des connaissances et de l’éthique, vous avez parfaitement raison et je vous laisse seul juge de la question en lisant cet article (et au moins les deux précédents pour vous en faire une idée).

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 19:23

          @Philippe VERGNES


          Vous connaissez mon nom. Juste une question de prudence. Nulle fourberie.

        • Philippe VERGNES 20 novembre 19:32

          @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


          Intervenir sous pseudo ne me dérange guère, seul m’importe la décence et le respect dû à autrui lors d’un débat quand bien même chacun puisse défendre, loyalement faut-il préciser, ses positions respectives.

        • Ciriaco Ciriaco 20 novembre 22:29

          @Philippe VERGNES
          J’ai vu. Et si vous acceptez la critique en ce domaine, voici la mienne : je pense très sincèrement que cette exposition réduit des concepts, qui peuvent être fonctionnels (ce serait à votre école de se prononcer) dans la mesure où ils sont pensés par un spécialiste dans un cadre bien défini, à une nature beaucoup plus descriptive, et que leur fonction est de fait, bien qu’énoncés de la même façon, transformée.


          Je pense que c’est un fait caractéristique de ce qu’on ne peut pas faire de cette manière d’une connaissance et je crois qu’il est possible d’en adopter d’autre.

          Bonne soirée.


        • Philippe VERGNES 20 novembre 22:49

          @ Ciriaco,


          Pour être fonctionnels, ces concepts le sont effectivement, y compris même et surtout dans un cadre social. Cependant, il faut reconnaître que ce n’est pas en un seul, ni même plusieurs articles que l’on peut exposer toute la théorie. Tout au plus ne peuvent-ils offrir qu’un « instantané », au lecteur « motivé » ensuite de creuser le truc.

          Mais si vous avez des idées sur de meilleures façons de procéder, n’hésitez pas à m’en faire part, je suis preneur.

        • Ciriaco Ciriaco 21 novembre 00:29

          @Philippe VERGNES
          Je ne voudrais pas être poussé à mieux m’expliquer, mais j’en suis pourtant convaincu.


          Une psychanalyse s’effectue avec trois éléments : un analyste, un patient et une relation, dans un cadre privé, d’écoute particulière. Les connaissances dans ce domaine intègrent en leur sein ses trois éléments (transfert et contre-transfert, il y a en effet beaucoup de littérature à ce sujet). Dès lors ces concepts, quand ils sont utilisés du point de vue social, n’opèrent bien évidemment pas de la même façon : non pas qu’ils n’opèrent pas, d’ailleurs, mais dans un autre champ dont les caractéristiques sont différentes : autorité, morale, etc.

          Vous me demandez un exemple : j’aime beaucoup Boris Cyrulnik, je veux dire qu’il y a dans sa démarche, issue de la technique mais ne s’y résumant pas, un aspect réellement social, liant, et qui fait parfois appel à des positions aussi politiques (je précise : à ne pas entendre sous sa forme que nos champions altèrent sans cesse et qui a pour résultat de leur laisser les mains libres, mais dans le fait d’être concerné par les affaires de la cité). Un aspect réellement culturel, en fait.


        • Philippe VERGNES 21 novembre 10:52

          @ Ciriaco,


          Oui... la psychanalyse à la « papa Freud » comme signalée supra. Depuis, les choses ont considérablement évolué. C’est tant mieux et il m’apparaît impératif de devoir tenir compte de cette évolution, sauf à courir le risque de voir la psychanalyse taxée de « sectaire » ou de « dogmatique », comme c’est actuellement le cas. La circulation d’affect qui s’effectue dans le transfert est tout aussi importante à comprendre tant d’un point de vue individuel que groupal, ou même sociétal. Ne voir que l’un ou l’autre comme le ferait des psychanalystes « orthodoxes » ou des sociologues de la même veine, revient à se priver d’une part essentielle, si ce n’est déterminante dans l’étiologie des névroses, des psychoses et des perversions, à la compréhension du réel. D’où pour moi la « supériorité » des techniques d’analyses groupales qui ouvrent un champ de vision autrement plus enrichissant que le cadre psychanalytique traditionnel.

          En quelque sorte, la psychanalyse groupale et familiale soumet la psychanalyse « traditionnelle » à l’épreuve de la réalité et forcément... ça choque quelque part. Si vous avez étudié la psychanalyse « orthodoxe », vous devez savoir que celle-ci est totalement inopérante sur les psychoses et les perversions. Dès lors, il était important de réviser son cadre. C’est ce qui a été fait avec brio par la psychanalyse sans divan développée par Racamier. Boris Cyrulnik utilise d’ailleurs une vision de la psychanalyse groupale et familiale sans jamais la nommer explicitement, mais qui n’est pas celle de la psychanalyse traditionnelle.

          De plus, je crois qu’il faut savoir entendre les reproches qui sont faits, à juste titre, à la psychanalyse « traditionnelle » ou « orthodoxe » et ce n’est pas lui rendre service que de la maintenir dans ce seul cadre là. Bien au contraire ! Si elle veut survivre face aux nouvelles approches, il faut qu’elle sache se renouveler et c’est là ou le bât blesse chez les psychanalystes traditionnels qui sont « formatés » pour le meilleur et surtout maintenant pour le pire. Lisez le dernier livre de M. Hurni et G. Stoll : Le mystère Freud : psychanalyse et violence familiale et enquêtez un peu à ce sujet, vous comprendrez peut-être mieux ce que je veux dire.

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 novembre 12:13

          @Philippe VERGNES

          D’autant plus que les « bon névrosés » qui correspondent parfaitement au travail classique que Freud avait bien théorisé (cadre, horaire,.....) sont en voie de disparition. Un peu comme l’artisanat de qualité,...même évolution.

        • Philippe VERGNES 21 novembre 12:24

          @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


          Remarque très pertinente, je n’ai même pas osé le dire (mais j’y avais pensé fortement sous la forme d’une boutade sachant que les « bons névrosés » sont ceux-là même qui peuvent parfaitement se dispenser d’une thérapie, quel qu’en soit l’orientation).

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 21 novembre 12:53

          @Philippe VERGNES


          Le « bon névrosé » a juste parfois besoin d’être confirmé dans le fait qu’il est parfaitement sain dans une société toxique et qu’il ne doit avoir aucun sentiment d’échec s’il se sent dans l’incapacité totale de s’y intégrer,...

        • Philippe VERGNES 21 novembre 13:23

          @ Mélusine ou la Robe de Saphir,


          C’est exactement ça... il a en fait un besoin, non pathologique - je précise -, de reconnaissance.

          La reconnaissance est d’ailleurs bien souvent la « clef » principale qui permet à une « victime » de p.n. de longue date de trouver le chemin de la résilience. Ce qu’est malheureusement incapable de faire la justice pour diverses raisons, il ne s’agit pas là de lui jeter la pierre.

        • Ciriaco Ciriaco 21 novembre 13:45

          @Philippe VERGNES
          Je ne suis pas un spécialiste pour m’inscrire pour ou contre telle école. Jje serais personnellement plus intéressé en ce cas par l’histoire d’une connaissance. Vous ne répondez pas vraiment à ma question (la différence évidente entre le fait que des concepts soient appliqués ou qu’ils soient communiqués et la question des implications sociales que les techniques peuvent produire, au-delà d’elles-mêmes, ce en quoi je citais Cyrulnik), mais je suis tout à fait conscient des nombreuses branches de la psychanalyse, de leurs évolutions et des différences radicales dans les pratiques.


        • Philippe VERGNES 21 novembre 14:07

          @ Ciriaco,


          Justement, le problème de la différence, « évidente » dites-vous, entre le fait que des concepts soient appliqués ou communiqués et les implications sociales que les techniques peuvent produire, j’en parle dans divers articles. Notamment celui intitulé « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique » où je présente le livre de M. Hurni et G. Stoll d’où l’intérêt également de communiquer sur ces sujets pour dévoiler certains mythes mensongers qui gangrènent notre société au delà de tout ce que l’on peut imaginer et c’est peu de le dire, car la psychanalyse a de très fortes répercussions sociales puisque elle a fortement infiltré notre inconscient collectif. A titre d’exemple sur ces implications, lire notamment : « Alerte en protection de l’enfant : ce ’petit pervers polymorphe’ que le NOM souhaite rééduquer ».

          Si vous êtes plutôt intéressé par l’histoire d’une connaissance, commencer donc par l’histoire des connaissances de la psychanalyse freudienne en lisant le livre cité supra. Je pourrais ensuite vous conter l’histoire de la psychanalyse groupale et familiale, une psychanalyse sans divan, telle que Racamier a pu la concevoir en corrigeant les apories de la psychanalyse « traditionnelle » ou « orthodoxe ». J’appelle « corriger les apories » le fait que la psychanalyse sans divan à infliger l’épreuve de réalité à la psychanalyse « orthodoxe ». Et pour « ferrailler » depuis longtemps sur le sujet, je puis vous certifier que les psychanalystes « traditionnels » ont beaucoup de mal, lorsque ça ne leur est pas impossible, à réaliser ce simple constat.

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 15:46

          Cette fois, notre civilisation n’a plus le droit de se tromper comme dans les années trente. Les psys doivent s’exprimer sur le terrain. Aucune pitié pour les pervers narcissique. ILs ont choisi la voie du déni. Ce n’est pas notre problème, mais le leur. Un enfant, il faut le protéger (ou tenter de,...). Il n’a pas choisi de venir au monde. Quoique,...une hypothèse philisophico-religieuse, supposerait que nous ayons choisi nos parents,... Je la laisse en suspens,...


          • arthes arthes 20 novembre 16:11

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.
            Le karma...On peut alors dépasser le postulat du départ qui met en relation directe le pervers narcissique avec le deuil originaire en y rajoutant le deuil originel...Il s’agit pour faire ce deuil la de se décharger d’un bagage inscrit dans la psychée avant même que d’être né et qui ne dépend pas de l’adn des parents choisis et dont on ne peut avoir conscience mais qui intervient dans la formation de la personnalité et dans la vie de chacun .


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 16:32

            @arthes


            C’est une piste. L’astrologie aide aussi,....Quand on connaît ses données de naissance,....La lune Noire (ou Lilith est la meilleure de pistes,....lire le trou noir de la psyché de France Tustin). D’ailleurs, j’écris cet article alors que ma lune noire est sur le soleil du jour (ou plutôt l’inverse). Le Trou noir de la psyché : barrières autistiques chez les névrosés

          • arthes arthes 20 novembre 16:41

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Oui mais comme je vous l’avais dit, je n’y touche pas, à l’astrologie, tout ce qui est dans le ciel et le langage des astres et des planètes m’est profondément hermétique, à peine perceptible, ça ne s’invente pas le sensoriel, faut aller vers ce qui nous attire le plus, je suis mon courant et je vais me « noyer » sans peur dans les eaux , il n’y à que les profondeurs des abysses qui me parlent...Du moment que ça nous parle de la^même chose smiley

          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 20 novembre 16:50

            @arthes
            Mon père était Archer (sagittaire), le votre Poisson,.. Chacun sa méthodes. smiley. En thérapie, seul compte le résultat.


          • arthes arthes 20 novembre 18:25

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.


            Bien vu !
            Bravooooo smiley

          • babadjinew babadjinew 21 novembre 13:19

            Dommage que cet article, tout comme les commentaires sur le fil soient codés en langage incompréhensible aux quidam de base ! Narcissisme basique ??

            Au delà il me semble que le champs d’application des hypothèses proposées pourrait s’il était réellement vulgarisé permettre certaines avancées cruciales quand aux changement de paradigmes nécessaires à nos civilisation malades !

            En plus simple comment pourrait on passer d’une civilisation basé sur les profit, en faire un deuil « efficient » pour qu’enfin nous puissions construire des civilisations basées sur les ressources ???

             


            • Philippe VERGNES 21 novembre 13:39

              @ Bonjour babadjinew,


              Je vous comprends, mais c’est avant tout un problème de langage : lorsque l’on veut décrire des phénomènes nouveaux qui n’étaient pas jusqu’alors « visibles », il faut trouver le langage adéquat pour les décrire. D’où l’invention de nouveaux termes qui peuvent apparaître « codés », mais c’est une contrainte obligatoire pour qui souhaite comprendre la complexité du monde telle qu’il se développe sous nos yeux. C’est comme apprendre une nouvelle langue dans notre langue maternelle et c’est un passage obligé.

              Le Grand H. Laborit l’avait parfaitement bien saisi : « Nous avons assisté en effet à la construction d’une tour de Babel dans laquelle grouillait une population de plus en plus nombreuse de spécialistes qui n’arrivaient plus à échanger une seule information, car leurs langages étaient tous différents. […] Ce sont les concepts et les langages du plus grand nombre possible de disciplines, et non les techniques, qu’il est nécessaire d’acquérir pour ce qu’il est convenu d’appeler l’interdisciplinarité ; nous avons de plus en plus besoin de polyconceptualistes monotechniciens. »

              Le problème d’une trop grande vulgarisation réside dans le fait qu’elle finit par pervertir totalement les concepts initiaux. C’est ce que l’on observe actuellement autour de la notion de « pervers narcissique » qui ne saurait être comprise sans cette notion de deuil refusé et d’expulsion psychique. Par ailleurs, cette expulsion psychique, nous y sommes tous contraints au travers des « délires » dans lesquels nous entraînent nos gouvernants, d’où le fait aussi qu’il faille « recadrer » ces dérives en étant un peu plus précis qu’un article de vulgarisation classique.

              Tout ceci fait l’objet de la suite de cet article.

            • arthes arthes 21 novembre 15:20

              @Philippe VERGNES
              Oui mais le langage technique en meme temps qu il reste incomprehensible aux non inities reste froid et denue de profondeur, tout comme les concepts qui emanent du pur intellectualisme...Ils ne s adressent ni au coeur ni a l ame, juste a la tete (intelligence) aux emotions brutes...Allez donc trouver l Esprit la dedans.


              Resultat : violence, radicalisation, zchizophrenie , depressions, burn out...Plus on se croit intelligent plus on regresse sur le plan humain

              D ailleurs, qu est ce qu un humain ?
              Le sait on ?










            • Philippe VERGNES 21 novembre 15:38

              @ arthes,


              J’ai bien conscience de cette difficulté là. Mais comme je l’ai écris dans la suite de cet article à paraître prochainement en citant plusieurs linguistes renommés pour bien situer le problème : "[...] avant d’être intelligible et objectivé, une idée, une chose ou un phénomène, etc., quel qu’il soit, doit être individualisé grâce au pouvoir de la nomination qui permet de le distinguer des autres idées, choses ou phénomènes." Ainsi, pour rendre intelligible un phénomène qui passait inaperçu jusqu’à présent parce que n’étant pas décrit correctement, il faut le nommer et lui attribuer des mots qui permettent de le discriminer des autres phénomènes. Nous nous retrouvons dans les difficultés d’apprendre, ou de ne pas apprendre, une nouvelle langue.

              La question qui se pose alors est donc de savoir si l’on tient à comprendre la complexité du monde tel qu’il est aujourd’hui : solution qui ouvre la voie à la possibilité de résoudre nos problèmes en étant acteur du changement ; ou bien si l’on souhaite attendre patiemment que le Titanic finisse par couler en croyant au miracle.

              Vous pouvez comprendre quelle voie je prône de par mes articles.

            • chantecler chantecler 21 novembre 15:51

              @Philippe VERGNES
              Pourtant votre article est relativement simple :
              prenons un individu pas bien clair , en souffrance , dans sa tête :
              ce dont il n’est pas fier , ce qui lui est insupportable , il l’enclave et le projette sur un ou une autre dont il se fait un souffre douleur ou qu’il manipule et détruit .
              De fait c’est aussi de la paranoïa que l’on retrouve dans les troubles du caractère ,certaines névroses, les psychoses , dans les structures intermédiaires et chez les psychopathes qui n’ont pas de surmoi .
              paranoïa : symptôme évolutif , parfois libératoire allant de l’eunoïa à l’anoïa ou symptôme figé (maladie).

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