@Robin Guilloux
« Les 3/4 des jeunes Français n’ont rien dans la
tête et rien dans le cœur. »
Vous n’avez pas le droit d’écrire
un truc pareil sans en tirer des conséquences.
Soit y a plus qu’à se
flinguer, mais je suppose et j’espère que vous êtes toujours vivant, moi aussi
d’ailleurs.
Soit vous consacrez le reste
de votre vie à alerter vos concitoyens et les autorités en lançant une grève de
la faim, en vous enchaînant aux grilles d’un ministère (celui de l’EN par ex., bien
qu’il n’y ait pas de grille mais je crois un portail rue de Grenelle), ou en
écrivant un livre analysant cette décadence et en proposant des remèdes.
Mon analyse : notre
société se divise en deux. D’un côté ceux qui vont créer et optimiser les outils
de l’IA, les avocats, juristes et banquiers qui vont protéger ces privilégiés,
les amuseurs publics genre cirque romain (TV, footballeurs …). De l’autre côté
les prolétaires à 1200 €/mois (2400 en couple et 3600 dans un ménage à trois - pourquoi pas puisqu’on s’aime).
La première catégorie est
une minorité (moins de 30%) fort bien instruite dans les lycées (parisiens,
lyonnais, marseillais + qqes lycées de province), ainsi les enfants de profs. boostés
par leurs parents qui connaissent les bonnes filières. Ceux-là vont peupler les
grandes écoles et compléteront dans des universités anglo-saxonnes (chinoises ou coréennes dans l’avenir). Les amuseurs sont sélectionnés pour leur talent à être soumis à
la doxa, à faire rire le populo ou à bien jouer au foot.
La seconde catégorie s’occupera
de l’intendance pour un petit salaire (expédier les colis d’Amazon …).
L’EN prépare cette société à
2 vitesses en méprisant les classes populaires destinées aux petits boulots d’intendance.
Ils s’en foutent, car ils auront réussi à placer leurs enfants dans les GE.
Jugement sévère, j’en suis conscient, mais conforté par la proportion des
enfants de profs dans les GE et aux revendications de leurs syndicats orientés
vers leurs intérêts de profs, pas spécialement celui des élèves.
J’ai eu la chance d’avoir
des profs merveilleux (Paris XVème années 60), à qui je dois à 80% ce que je suis devenu. Je ne suis
pas anti profs., mais j’ai le sentiment que l’EN actuelle prise en bloc avec ses
syndicats et leurs administratifs constitue une armée d’incapables dangereux
qui détruisent la jeunesse, en ligne avec les besoins des capitalistes mondialisés,un peu comme ces antifas alliés aux intérêts du CAC40 (une minorité d’agissants et de créateurs, une majorité d’amorphes consommateurs
formatés par la TV). Le plus triste est que cette armée de l’EN se prétend de gauche !
Remèdes ? Je n’en ai pas,
malheureusement. Suis trop vieux pour faire la révolution, et celle que j’ai cru
faire en 68 s’est révélée être une énorme
connerie.