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Commentaire de Hervé Hum

sur Vers un « suicide monétaire de masse » ?


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Hervé Hum Hervé Hum 5 février 13:05

Votre Jovanovic est un idiot qui ne comprend de la monnaie que les inepties apprise à l’école.

NON, la monnaie n’a rien à voir avec l’or et n’a absolument pas besoin d’etre indexé sur celui ci. Cela ne change rien au système, bien au contraire.

La monnaie, en tant qu’intermédiaire d’échange, repose entièrement sur la capacité de production qui définit le volume d’échange possible.

Indexer la monnaie sur une matière limité en quantité ne change absolument rien au mécanisme qui veut que la circulation monétaire est à sens unique, mais au contraire, précipite la paupérisation de la population, car rend infiniment plus difficile l’accès au crédit et donc, renforce encore plus la position des riches.

l’analyse de Jovanovic ne vaut guère celle d’un enfant de primaire, tant elle est simpliste. Cet homme est ridicule.

La monnaie, pour etre équilibré, doit respecter trois conditions

ne pas donner lieu à intéret, qui est la raison de sa faillite systémique

etre une monnaie d’épargne que marginalement et avec une valeur fondante

Ne pas être indexé sur une matière quelconque, mais sur le rapport entre besoin et production, c’est à dire, une monnaie dites de crédit, donc, où la dette est soldé par le remboursement du seul principal, sans aucun intérêt, qui est la raison première et essentielle de toutes les crises ou faillites monétaires.

La démonstration relève de cours primaires, car si un crédit sans intérêt peut s’écrire sous la forme 1 - 1 = 0, un crédit avec intérêt s’écrit : 1 + i - 1 = i, c’est à dire, que si dans le premier cas, il n’y a pas de dette/crédit restante, dans le second cas, il reste toujours l’intérêt.

Ce que pratiquement personne ne veut voir, c ’est que toute création monétaire, quelle soit ou non indexé sur une matière comme l’or, implique une partie dette et créance, sans cela, ce n’est pas de la monnaie, c’est soit un don, soit un asservissement. La subtilité qui échappe même à cet idiot de Jovanovic (à moins qu’il le fasse exprès) c’est que, sauf pour la monnaie temporaire, la partie créance est au porteur de la monnaie, tandis que la partie dette est pour tous ceux qui sont en besoin de monnaie. C’est cette dichotomie qui est la source de la confusion où l’on ne regarde que la partie créance et fait alors croire qu’il faille avoir contracté un emprunt pour être en dette, alors qu’il suffit de ne pas disposer de réserve monétaire pour l’être. Ce qu’on peut appeler une dette systémique et qui fait qu’un enfant de famille laborieuse, naît avec une dette systémique qui augmente avec la masse monétaire crée. Mais cela n’a strictement rien à voir avec l’indexation ou non de la monnaie avec l’or. Rien de plus faux ! C’est au contraire, l’indexation de la monnaie avec l’or qui rend les conditions de vies plus dure pour les pauvres. Qu’on en juge sous nos latitudes !

Je répète encore, monnaie ou non indexé sur l’or, ce n’est pas la raison des faillites monétaires, ces dernières sont dû à l’intérêt usuraire prélevé sur toute l’activité économique, donc pas seulement financière, mais aussi sur la production réelle des biens et services. C’est cet intérêt et lui seul qui impose la politique de création monétaire déconnecté de son rapport avec l’économie réelle, mais absolument pas en raison de son décrochage avec l’or. Rien de plus stupide.

 La situation allemande d’après 1ère guerre mondiale n’échappe pas à cette règle, mais l’illustrant de manière caricaturale. L’inflation, lorsqu’elle ne repose sur aucun paramètre lié à la production, est une forme déguisé de prise d’intérêt. Limité dans sa vitesse, c’est un intérêt faible, mais, lorsque cette même inflation est journalière, aussi appelé hyperinflation, alors, on est en situation d’hyper intérêt, sauf que là, la vitesse est telle que d’un échange à l’autre, l’intérêt pris avant ne suffit pas à éviter une perte. On se retrouve avec le principe des dominos.

tant que la majorité des citoyens refuserons de comprendre que l’effondrement systémique de la monnaie est dû quasi exclusivement à l’intérêt, les mêmes causes produiront les mêmes effets et les dindons de la farce seront toujours les mêmes.. Car l’exemple des bitcoins prouvent de manière irréfutable le fait que cela ne limite pas la création monétaire, puisqu’il suffit juste de fractionner la valeur unitaire autant que l’on veut. Ainsi, 1 bitcoin valait au début 1 centime d’euros, alors que le cours d’aujourd’hui le situe à quelques milliers d’euros. Or, plus encore que pour l’or, le nombre de bitcoin est strictement limité dans sa quantité totale, mais pas son fractionnement. C’est la même chose pour l’or et c’est d’autant plus vrai que contrairement à avant l’avènement de la monnaie papier et électronique, il n’y a plus du tout de limite à fractionner la valeur de l’or comme pour le bitcoin. Bref, cette histoire de la convertibilité en or est un leurre pour nigaud.


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