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Commentaire de Hervé Hum

sur Vers un « suicide monétaire de masse » ?


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Hervé Hum Hervé Hum 6 février 16:36

@Zolko

C’est vrai, je pousse le bouchon un peu loin !

Sans doute que cette relation n’apparait pas dès le début, mais est une conséquence directe. La monnaie va bel et bien servir à distinguer le serviteur de l’esclave. L’esclave appartient à son maître, même s’il est vrai que dans la société romaine certains esclaves pouvaient êtres récompensés par de l’argent. Mais cette situation se voyait uniquement lorsque ledit esclave se comportait comme un serviteur zélé et non comme un esclave forcé. Cet argent pouvant d’ailleurs lui servir à acheter son émancipation. Mais le principe reste le même, on ne peut contraindre efficacement un serviteur zélé et intelligent par le fouet, uniquement par la récompense.

Ce qui a été constaté (depuis longtemps), c’est la corrélation entre l’évolution de la monnaie avec sa profusion et la fin de l’esclavage, par l’avènement de la servitude volontaire via le salaire. Supprimer la monnaie tout en conservant la propriété économique consiste ni plus ni moins à revenir au temps de l’esclavage.

Autrement dit, dès lors où il y avait suffisamment d’unités de comptes et d’une valeur identique, avec toujours le contrôle de sa masse, tant la noblesse que la bourgeoisie, ont compris l’intérêt du salariat et son avantage sur l’esclavage. L’esclave en devenant serviteur, s’appartenait en principe à lui même, mais restait toujours dans la même position de prolétaire devant dédier son temps de vie au maître pour pouvoir survivre. Ce dernier troquant le mot maître par patron, mais ne changeant rien au principe d’exploitation. Ainsi, jusqu’au début du XXème siècle, les conditions de travail furent égales aux pires conditions d’un esclave.

C’est l’imaginaire seul, construit par disons, 6 500 ans ’d’histoire qui va forger la croyance et la confusion entre monnaie et or. Mais une croyance n’est pas la réalité. Cette dernière s’appuie toujours sur les lois de la physique, elles mêmes toujours prises sur la raison pure ou ce que je nomme, le principe de relation de causalité, car ce n’est pas tout à fait le même principe de causalité connu jusqu’alors.

Le principe de relations de causalité, dit entre autres, que pour comprendre un système quelconque, il faut d’abord identifier son ordre directeur, car cet ordre conditionne tous les autres subséquents.

Ses attendus sont parfois stupéfiant, mais imparables, quel que soit le domaine étudié...


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