On me signale que Macron et Merkel ont été mis en spectaculaire minorité en Europe concernant la fameuse « compréhension » de l’invasion turque du nord de la Syrie.
Le Parlement européen a été unanime pour dénoncer l’attaque des Kurdes
par la Turquie à Afrin, ainsi que pour dénoncer les atteintes majeures aux droits de
l’homme et à la démocratie par le régime d’Erdogan en Turquie.
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Vote légèrement tardif ? Je réponds qu’une certaine lenteur est le prix de toute démocratie parlementaire, surtout avec les nécessités de traductions des textes. J’ajoute que ce débat parlementaire a été remarquable dans sa forme et surtout dans ses conclusions et a commencé à sauer l’honneur des européens (il reste encore du chemin depuis les pots jusqu’à... l’action concrète). .
Cette unanimité parlementaire (que nous applaudissons) est suffisamment rare pour prendre la peine de s’y pencher et de réfléchir ensemble à quelques questions qui m’ont été posées en rafale :
Ce vote unanime contre des chefs d’Etat de premier plan est une première dans l’histoire politique de l’Europe. Entre les répétitives rubriques météo, judiciaires et nécrologiques, Pourquoi les médias français n’ont pas parlé de ce débat ? Et pourquoi ce débat parlementaire n’a t-il pas eu lieu en France ?
Au delà de leur assourdissant silence, qu’en pensent les députés et les élus locaux LAREM ? Y aura t-il un jour un débat au sein de la Macronie « démocratique » ? Voire la création d’un atelier pour la paix en Syrie ?
A l’urgence d’un débat sur la future constitution fédérale négociée en Syrie, s’ajoute l’urgence d’une aide diplomatique et matérielle pour l’intégrité du territoire Syrien. Car, si le gouvernement syrien a officiellement protesté contre le viol de sa frontière auprès de l’ONU ; il a aussi attiré l’attention des chancelleries sur le fait que la soldatesque financée, équipée et utilisée en première ligne par Erdogan n’était rien d’autre qu’un habile recyclage par Erdogan des djihadistes d’Al Nostra, d’El Kaïda et...
...de DAECH !
Par conséquent, au delà de ce vote spectaculaire du Parlement Européen , nous devons réfléchir puis oeuvrer sérieusement au soutien diplomatique ET matériel pour qu’une constitution fédérale garantisse une paix interne solide ET sécurise une frontière syrienne unifiée.