@Zolko
Faux. les études montrent que la SNCF - en offrant l’un des meilleurs services du monde avec un réseau TGV très développé - offre les tarifs parmi les plus bas et compétif d’europe.
C’est pas la CGT qui le dit mais les médias allemands.
https://www.challenges.fr/entreprise/cette-etude-comparative-va-faire-plaisir-a-la-sncf-et-a-air-france_143635
En France, le prix moyen est ainsi de 17,59 € pour 100 km. C’est moins cher qu’en Suisse (47,44 €/100 km), le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique qui dépassent 20 € pour 100 km.
La tribune, un journal classée plutôt à droite rend compte de l’échec de la privatisation qui a dégradé le service et fait augmenter les prix : à méditer en France
14% du budget mensuel pour se rendre au travail
Selon des
estimations du Labour, le prix des billets annuels a ainsi augmenté de
27% depuis 2010. Après avoir comparé les prix de 200 lignes, le parti
emmené par Jeremy Corbyn, militant de la renationalisation, estime
à 2.788 livres (3.222 euros) le coût du pass, soit 594 livres (686
euros) de plus qu’en 2010. Pas mieux, pour le syndicat TUC, selon
lequel le prix moyen des billets de train augmente deux fois plus vite
que l’inflation. Résultat, les Britanniques déboursent chaque mois six fois plus que les Français simplement
pour se rendre sur leur lieu de travail. 14% de leur revenu mensuel,
très exactement, contre 2% pour les usagers de l’Hexagone.
Quatre train sur cinq en retard dans le Sud
Sauf qu’en dépit
des prix exorbitants, force est de constater que la qualité du service
laisse à désirer. Usagers et conducteurs constatent les mêmes
dysfonctionnements : retards à répétition, suppressions de trains et
réduction des effectifs en gare. Dans le sud du pays, la situation est
particulièrement catastrophique. Entre avril 2015 et mars 2016, quatre
trains sur cinq du réseau Southern Rail, qui permet à 300.000 personnes
de se rendre à Londres chaque jour depuis Eastbourne, Brighton &
Hove ou encore Crawley, étaient en retard. Pire, le très fréquenté
Brighton-Londres de 7 heures 29 n’est pas arrivé une seule fois à
l’heure en 2014...
S’ajoutent à cela, depuis plusieurs mois, les quasi-hebdomadaires grèves de cheminots,
dont le 33e jour de mouvement en moins d’un an débute mardi. En cause,
la volonté de l’opérateur de laisser la responsabilité de l’ouverture et
de la fermeture des portes au seul conducteur, tâches jusque là
effectuées par un second agent, le chef de train.
Réduire les
coûts pour faire toujours plus de profits, dénoncent en substance les
syndicats du secteur, comme TSSA, qui a mis en ligne au début du
mois une vidéo dans laquelle des citoyens Européens remercient les
Britanniques pour leurs chemins de fer privés. La raison ? Certaines
franchises appartiennent à des groupes étrangers. Southern Rail, par
exemple, est propriété de Govia, une coentreprise du britannique
Go-Ahead et du français... Keolis, filiale de la SNCF.
Selon le raisonnement du syndicat, les bénéfices engrangés sur le
réseau Southern Rail peuvent donc ensuite servir à moderniser le
réseau français, public, lui - en attendant l’ouverture à la concurrence des lignes TGV en 2020 et des lignes TER d’ici à 2023.
L’exaspération est telle outre-Manche que la question de la
renationalisation des chemins de fer britanniques, fragmentés et cédés
sous forme de franchises renouvelables au privé entre 1994 et 1997,
gagne du terrain dans l’opinion publique. Un récent sondage, commandé par l’association We Own It, évalue à 58% la proportion de Britanniques qui qualifient d’échec la privatisation du rail. En 2015, 58% des répondants à un sondage Yougov souhaitaient déjà la renationalisation complète des chemins de fer.
Actuellement,
seuls la gestion et l’entretien du réseaux sont publics (depuis 2014),
tandis que les horaires, les gares et les trains sont opérés par les
différentes franchises, qui reçoivent en parallèle d’importantes
subventions de l’Etat - 4 milliards de livres (4,6 milliards d’euros) en 2015-2016.