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Commentaire de Philippe VERGNES

sur Pierre Janet et la nécessité d'ausculter attentivement quelques cobayes humains


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Philippe VERGNES 2 mars 2018 14:15

@ JL,


Pour Alfred Korzybski la « maladie mentale » (je respecte les guillemets qu’il met à cette expression), c’est la confusion entre les faits et les croyances, ou, si l’on préfère, les illusions de ses fausses interprétations plutôt que les faits. C’est la raison pour laquelle, dans mes écrits, je n’infère - « interprète » - pas (je laisse ça aux « fous ») et que je me contente de proposer des synthèses plutôt que des analyses.

Je vous ai déjà dit que j’écrirais sur la distinction entre perversion et paranoïa, car la plupart les professionnels confondent l’une et l’autre... tout comme vous. De plus, j’écrirais cela en collaboration avec l’une des meilleures spécialistes actuelles du moment qui est Ariane Bilheran, auteure de Psychopathologie de la paranoïa, avec qui je travaille ces questions depuis de nombreuses années maintenant et qui me cite dans son livre (auquel vous faites parfois référence, mais que vous n’avez pas du lire, encore un) pour notre collaboration et une idée sur laquelle je travaille depuis des années qu’elle cite d’elle-même dans cet ouvrage.

« Pervers paranoïaque » : OUI !

J’ai expliqué la distinction à faire entre les différentes paranoïas dans un commentaire récent à l’attention de Luc-Laurent Salvador.

Vous entrez dans la confusion classique que font la plupart des gens sur les distinctions que j’opère dans ce commentaire. Distinctions que j’approfondirais prochainement considérant que vous n’êtes pas le seul à vous fourvoyer dans ces différentes subtilités diagnostiques.

Je vous ai déjà maintes fois dit que vous étiez totalement incompétent en matière de psychopathologie, Pire encore, vous semez la confusion partout où vous entretenez des discussions sur le sujet. Je vous ai également dit que je ne relevais pas le dixième des âneries que vous pouvez débitez sur ce sujet précis pour lequel vos connaissances s’arrêtent à recopier bêtement, lorsque vous ne les pervertissez pas, des citations trouvées ça le là sur Internet. Ainsi, j’en donne encore une fois une nouvelle preuve factuelle (différence entre la réalité établie par l’observation des faits et la « maladie mentale »).

Vous dites : « La perversion c’est la réussite du déni, tout le contraire de la paranoïa : ’’De même qu’il n’y a pas de névrose sans échec du refoulement, il n’y a pas de psychose sans échec du déni ; que le déni « réussisse », et c’est la perversion’’ (Freud, 1927). »

Cette citation que vous avez déjà produite auparavant en croyant citer Freud, n’est pas de Freud... mais de Racamier. Elle est extraite de son ouvrage Les schizophrènes et figure à la page 64 de sa première édition en 1980 et à la page 66 de sa dernière édition. C’est dans ce livre qui reprend un texte Les paradoxes des schizophrènes parus en 1978 que Racamier parle pour la première fois de perversion narcissique (et non pas en 1986 comme le mentionne le site Wikipédia, votre seule source en la matière). Si Racamier cite Freud au terme de cette phrase, ce n’est pas parce que Freud a pu poser le constat qu’a posé Racamier, c’est simplement parce que cette référence renvoie au texte de Freud sur Le fétichisme qui est l’un des textes de Freud le plus élaborés pour décrire la(les) perversion(s)... élaboré, mais très loin d’être abouti.

Voilà l’explication de cette citation de Racamier que vous attribuez à Freud et que vous êtes allez cherchez sur Internet, votre seule source de réflexion, sans aucun souci d’exactitude ni de vérité.

Sur votre affirmation péremptoire enfin : « La perversion c’est la réussite du déni, tout le contraire de la paranoïa. » D’une vous confondez la paranoïa de caractère ou la perversion paranoïaque avec la psychose paranoïaque ou la schizophrénie paranoïde (comme expliqué supra dans le lien qui renvoie aux précisions que je communique à LLS), de deux pour sortir de cette confusion, il n’y a pas d’autre choix que d’étudier tout Racamier (et pas sur Internet) et sa psychanalyse sans divan. C’est la seule issue ! Il n’y en a pas d’autre, car nombreux sont ceux qui sur la foi de ces confusions peuvent soutenir des absurdités telles que celles que vous défendez bec et ongle en toute méconnaissance de cause des apports effectués par près de 100 ans de psychiatrie après Freud.

Vous vivez dans un passé révolu mon cher JL, alors que moi, je suis bien ancré dans les problématiques de notre époque. Le contexte... toujours étudier le contexte et ne jamais l’isoler des théories de son époque, de même qu’il ne faut jamais séparer la forme du fond lors d’une analyse textuelle. Telles sont les règles à ne pas transgresser. Ce que malheureusement, vous faites constamment.

Il y aurait encore à dire sur votre chasse à l’ambiguïté, mais je sais par expérience que vous vous noyez facilement dans un trop-plein d’information. Ce qui fait qu’avec vous, les longs messages n’ont malheureusement que peu de portée, car vous n’en retenez que le négatif et en occultez tout le reste.

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