« A qui profite le crime et la destruction.
Une chose est certaine, elle ne profite pas aux Africains ni aux Burkinabés.
Ce n’est pas en Détruisant que le pays se construira.
C’est a chaque Africain de s’investir pour améliorer la situation du Pays.
Le Burkina Faso est un Joli pays ».
J´ai beaucoup aimé votre commentaire, vous avez raison, c´est á chaque africain de s´investir püour améliorer la situation de son pays, et il ya qui l´ont fait, le Président Thomas SANKARA du Burkina-Faso : Je ne sais pas quel est votre âge, si vous avez connu l´époque oú se Président vivait encore, il n´est resté au pouvoir que 4 ans 2 mois et 11
jours.
Pendant ce temps au pouvoir, d´un pays oú l´on mourrait presque
de famine, il en a fait un pays auto-suffisant en tout, et
économiquement viable.
Voici ses objectifs lorsqu´il arrive au pouvoir en 1983 qu´il quitte suite á un assassinat le 15 octobre 1987.
Source wikipédia
"Il déclare que ses objectifs sont : « Refuser
l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un
immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société,
ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser
inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers
une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par
le travail productif et lui rappeler incessamment que, sans formation
patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance ». Il
s’entoure de cadres compétents, défend la transformation de
l’administration, la redistribution des richesses, la libération de la
femme, la responsabilisation de la jeunesse, la décentralisation, la
lutte contre la corruption, etc. Le 4 août 1984, la République de Haute-Volta est renommée Burkina Faso6.
Comités de défense de la révolution
Son gouvernement retire aux chefs traditionnels les pouvoirs féodaux qu’ils continuaient d’exercer6.
Il crée les CDR (Comités de défense de la révolution), qui sont chargés
localement d’exercer le pouvoir au nom du peuple, gérant la sécurité,
la formation politique, l’assainissement des quartiers, la production et
la consommation de produits locaux ou encore le contrôle budgétaire des
ministères. Parfois, ils refusent après débats certains projets
nationaux, comme celui de l’« école nouvelle », qu’ils jugent trop radical6.
Les CDR auront toutefois tendance à se comporter en milice
révolutionnaire faisant régner la terreur, luttant contre les syndicats
(jugés dangereux car liés à l’opposition du FPV et du PCRV). Thomas Sankara dénonce toutefois certains excès des CDR, souvent liés à des disputes internes6.
Concernant la démocratie, il développe une pensée originale : « Le
bulletin de vote et un appareil électoral ne signifient pas, par
eux-mêmes, qu’il existe une démocratie. Ceux qui organisent des
élections de temps à autre, et ne se préoccupent du peuple qu’avant
chaque acte électoral, n’ont pas un système réellement démocratique. […]
On ne peut concevoir la démocratie sans que le pouvoir, sous toutes ses
formes, soit remis entre les mains du peuple ; le pouvoir économique,
militaire, politique, le pouvoir social et culturel »6.
Politique intérieure
Les
dépenses de fonctionnement diminuent pour renforcer l’investissement.
Les salaires sont ponctionnés de 5 à 12 % mais les loyers sont déclarés
gratuits pendant un an. À Ouagadougou, une friche est réhabilitée en
zone industrielle. Le nouveau régime vise à développer une économie ne
dépendant plus de l’aide extérieure, que Thomas Sankara décrit ainsi : « Ces
aides alimentaires […] qui installent dans nos esprits […] des réflexes
de mendiant, d’assisté, nous n’en voulons vraiment plus ! Il faut
produire, produire plus parce qu’il est normal que celui qui vous donne à
manger vous dicte également ses volontés ». Les importations de
fruits et légumes sont interdites afin d’inciter les commerçants à se
fournir dans les zones de production situées dans le Sud-Ouest du
Burkina Faso ; cela est favorisé par la mise en place de nouveaux
circuits de distribution et d’une chaîne nationale de magasin. Les CDR
permettent aussi aux salariés d’acheter des produits depuis leur lieu de
travail6.
En 1986, le Burkina Faso atteint son objectif de deux repas et de dix
litres d’eau par jour et par personne. Le rapporteur spécial pour le
droit à l’alimentation pour les Nations unis déclare au sujet de
Sankara : « Il a vaincu la faim : il a fait que le Burkina, en quatre ans, est devenu alimentairement autosuffisant ». Les fonctionnaires sont incités à porter l’habit traditionnel (Faso dan fani), ce qui conduit de nombreuses femmes à obtenir un revenu propre en tissant ce vêtement directement chez elles6.
Soucieux d’environnement, il dénonce des responsabilités humaines
dans l’avancée du désert. En avril 1985, le CNR lance ainsi les « trois luttes » :
fin des coupes de bois abusives et campagne de sensibilisation
concernant l’utilisation du gaz, fin des feux de brousse et fin de la
divagation des animaux. Le gouvernement mène des projets de barrages
alors que des paysans construisent parfois eux-mêmes des retenues d’eau.
Thomas Sankara critique également le manque d’aide de la France, dont
les entreprises bénéficient pourtant en majorité des marchés liés aux
grands travaux6.
Symboliquement, une journée du marché au masculin est instaurée pour
sensibiliser au partage des taches ménagères. Sankara avance aussi
l’idée d’un « salaire vital », prélevé à la source d’une partie du
salaire de l’époux pour le reverser à l’épouse5.
Source wikipédia