@Christian Labrune
"Né dans une famille juive de Pinsk (Biélorussie), Julius Margolin
(1900-1971) est élevé dans la culture russe. Après avoir terminé ses
études de philosophie à Berlin, il s’installe en Palestine. En 1939, il
est en séjour à Lodz lorsque la Pologne est envahie. Il se réfugie
alors dans sa ville natale, à l’est du pays. Arrêté le 19 juin par le
NKVD, il est envoyé dans un camp de travail sur la rive nord du lac
Onéga. Ayant survécu par miracle à cinq années de Goulag, libéré en
1945, il écrit le Voyage dès son retour à Tel-Aviv, et doit faire face à une opinion internationale incrédule,..."
http://www.lebruitdutemps.fr/_livres/Voyage%20au%20pays%20des%20Ze-Ka/index.htm
Indépendamment de la valeur littéraire que cet écrit pourrait avoir au titre de témoignage personnel d’un vécu dans un camp de travail dans lequel « l’étranger », polonais Julius Margolin fut réquisitionné, on peut légitimement se questionner sur la valeur intellectuelle et historique de son témoignage et des conclusions générales exprimées sur le Goulag ... L’URSS vue pendant 6 ans depuis la lorgnette d’un prisonnier dans camp de travail, la fragilité de la thèse pouvait laisser place à beaucoup d’imagination, de partialité de l’observateur, et permettre de comprendre la légitime incrédulité de l’opinion internationale à l’époque de sa publication.