En version ukrainienne si Simon Petlioura jouit d’une réputation de criminel antisémite responsable de pogroms de juifs c’est de la faute à l’URSS (sic) l’ambassade d’Ukraine, attribuant les crimes de Petlouria aux « falsifications de l’époque du régime totalitaire soviétique ».
La leçon d’histoire de l’ambassadeur d’Ukraine
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Yuriy Sergeyev, l’ambassadeur d’Ukraine, a écrit au président de la
Licra. Il ne doute pas de son honnêteté. Il pense qu’il manque
d’informations comme lui-même en a été privé jusqu’aux années 1990,
lorsqu’il a découvert que les « stéréotypes négatifs sur la personnalité de Simon Petlioura ont été imposés par l’URSS en France par l’entremise du Komintern », où « elles restent vivaces ».
Car l’ouverture des archives du KGB, le travail mené par les
organisations indépendantes de défense des droits de l’homme, les
recherches historiques menées par les Ukrainiens dans le but de
retrouver leur mémoire identitaire vont toutes dans le même sens : « Le procès de [Schwartzbard] a
été instrumentalisé par les autorités soviétiques, par l’intermédiaire
du Komintern, pour compromettre l’idée de l’indépendance ukrainienne en
remettant sur l’un de ses artisans la responsabilité des persécutions
des Juifs, tandis qu’elles avaient pour seule cause la politique
officielle d’antisémitisme, partie intégrante de l’idéologie de l’Empire
Russe. » « Dans les années 1920, ajoute-t-il, d’aucuns
en ont profité pour contrecarrer la renaissance de l’Ukraine
indépendante et semblent en user aujourd’hui pour empêcher le retour de
l’Ukraine à la démocratie et à l’Europe. »
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http://anti-mythes.blogspot.fr/2009/08/la-licra-sest-batie-sur-un-mythe.html