Mon trisaïeul ayant publié diverses biographies , sa Jeanne d’Arc , rééditée tout au
long du XIXème
siècle , plongeait en extase les républicains , comme le
symbole de la résistance à l’oppression ,
jusqu’à mourir pour la patrie ;
mais portait à l’épectase les royalistes , comme étant l’archétype de
la « vierge et martyre » , victime de sa foi.
Comme il recevait le «
tout-Paris » dans sa maison des Petites Dalles ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Petites_Dalles ) , l’évêque d’Orléans ( https://www.youtube.com/watch?v=JoV8JlyxZVE )
lui révéla détenir aux archives épiscopales les minutes du procès de
Jeanne d’Arc ; le seul ennui est qu’elles étaient inexploitables , en
cursive gothique ; ni une , ni deux , Jules Quicherat ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Quicherat )
, directeur de l’École des Chartes , paléographe et franc-maçon ,
déchiffra le texte , Dupanloup apportant les arguments théologiques , et
Wallon , les arguments historiques ;
en 1894 , premier grade , le titre
de vénérable ;
en 1909 , deuxième grade , la béatification ;
entretemps
, avec la loi Combes , intervinrent les inventaires ( http://www.cparama.com/forum/cominac-t14879.html )
et la rupture des relations diplomatiques avec le St Siège.
Rupture
très handicapante pendant la première guerre mondiale ( le franc
germinal dévalué ; 1,5 million de Morts Pour La France, autant de veuves
, d’orphelins et d’invalides ; et rebelote avec la grippe espagnole ;
bref , c’était le blues , version XXL … ).
Georges Clémenceau ,
président du Conseil de 1917 à 1920 , grand franc-maçon sous l’Éternel ,
mandate Gabriel Hanotaux , ancien ministre des Affaires étrangères ,
via Henri-Louis Chapon, évêque
de Nice ( qui avait refusé en 1901 de se «
faire embrocher » par la Légion d’honneur ) , pour reprendre contact
avec le Vatican : « D’accord , je vous ai traité de pape boche !
Cependant , mes compatriotes ont le moral dans les chaussettes ; vous ne
pourriez pas me canoniser la petite Jeanne ? ».
Benoit XV de répliquer
: « Banco ! » …
Et c’est ainsi que la plus illustre des filles de
France fut canonisée en 1920 par deux francs-maçons … comme quoi la
Providence tire des lignes droites par des chemins sinueux !