« Une société qui ne change pas est vouée à l’extinction »
C’est la première phrase de votre article. J’ignore si il s’agit de votre conviction ou si ce n’est qu’une observation sur notre société.
L’apologie et la glorification du changement est un des poncifs de nos anciens, actuels et sans doute futurs dirigeants, politiques et patronaux.
La stabilité et la permanence sont considérés -il vaudrait mieux dire « déconsidérés »- comme inertie, immobilisme, voire conservatisme ou pire encore « réaction ».
L’injonction permanente au changement, au « bougisme », à l’innovation est un sujet récurrent des littératures politiques ou managériales contemporaines.
Ce thème est construit comme une évidence sans qu’on en questionne l’origine et sans qu’il ait à prouver sa pertinence conceptuelle.
Sa validation ne tient qu’à une sorte de déterminisme technologique, dogme moderne quasiment d’ordre « divin ».
Jamais le prétendu bénéfice du changement permanent n’est mis en balance avec les dégâts sociaux, psychologiques et organisationnels infligés aux individus sous couvert de flexibilité et de progrès.
Le Cadre jeune dynamique et innovant est l’incarnation de ce modèle de société dans laquelle celui qui ne serait ni jeune ni dynamique ni etc.. incarne le déchet inutile destiné au rebut.
Cordialement