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Commentaire de alinea

sur Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge


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alinea alinea 10 juin 12:55
Il n’y a pas si longtemps, les classes moyennes supérieures étaient les plus crédules, tout de suite suivies par les échelons en dessous.
« On n’a plus se sous, au delà de nos frontières, que des dictateurs sanguinaires, de pâuvres peuples écrabouillés... » ; c’était le credo de toutes les classes moyennes qui avaient tété le bon lait du roman national raconté dans les écoles.
Mais la première caractéristique du pouvoir, puis que c’est une addiction, est d’aller plus loin jusqu’à trop loin. les classes moyennes ne sont plus gratifiées à hauteur de leur soutien, et la folie du pouvoir est telle que celui-ci croit pouvoir se passer d’elles. Il les ponctionne, les rabaisse, et si elles sont longues à la comprenette, elles commencent cependant à s’en apercevoir.
Ajoutée à cela l’information tous azimuts de la toile, qui touche tout le monde et n’importe qui de toutes les manières possibles, et qui cache toujours quelque chose de juste, au sens justesse, mais aussi justice, et voilà nos oligarques et leur garde serrée, déboussolée.
Ils ne savent plus où est leur nord ; on leur a dit, il y a longtemps : pour rassembler le peuple, trouvez un bouc émissaire. Mais trouver le terroriste fanatique religieux allait trop contre leurs intérêts,- contrairement aux, justement, dictateurs sanguinaires ; aussi, se dirent-ils un soir d’ivresse, prenant l’idée pour une révélation : prenons les dictateurs sanguinaires comme boucs-émissaires !
On ne peut pas dire que ce soit complétement raté ; une bonne partie de la classe moyenne déteste Poutine et el Assad et pense qu’il est de bon ton de les gnaquer ; mais cela ne fait pas conviction rassembleuse, au contraire, j’y vois le ferment d’une guerre civile.
Le pouvoir en est là ; on ne peut imaginer qu’il ne soit pas informé, mais l’information glisse sur ses persiennes fermées, et être à ce point nu ne blesse pas sa décence : on n’a plus aucune conscience de soi, à ce niveau-là de décadence. On n’a plus même de fierté : tout sera possible, il est temps de nous en aviser.

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