Pour ma part, quoique connaissant très
précisément l’historique des engagements politiques de C.
Labrune, je le garderai pour moi. J’ai compris, voici quelques
mois, que C. Labrune était ce qu’il convient d’appeler une
balance (une balance qui n’hésite pas à balancer, en toute
quiétude, mais non sans le transformer, tel ou tel événement de la
vie personnelle d’un autre intervenant, dans le but de le
discréditer, en l’occurrence de le faire passer pour un dingue),
j’ai compris un peu plus tard que, quand la balance n’a pas
grand-chose à balancer, elle imagine. Cette allusion le confirme.
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@Julien Esquié
C. Labrune n’a jamais été membre
d’aucun parti politique. Il était en 68 un réactionnaire
plutôt gaulliste qui a regardé avec consternation les événements,
s’est efforcé plus tard d’’essayer d’en tenir compte, ce qui était
une erreur. Il aura été membre du syndicat SGEN durant quelques années,
dont les orientations étaient alors relativement gauchistes, et
qu’il a quitté peu après l’arrivée au pouvoir de l’homme à la francisque.
Il a toujours eu en horreur le FN et les socialistes,
particulièrement cet ancien collabo devenu président de la
République, qui avait mis le pied à l’étrier à un groupuscule
nostalgique de la collaboration pour l’utiliser comme un levier
contre la droite simplement conservatrice.. C’est ce même ancien
vichyssois qui se sera employé, dès le milieu des années 80, à
détruire le système d’instruction publique républicain.
C’est à ce moment-là, vers la fin du
XXème siècle, que J. Esquié, qui avait tâté du lambertisme
et en était revenu, non sans horreur, et C.Labrune un "nouveau
réactionnaire", comme on dirait bientôt, qui ne s’étaient
jamais vus, ont créé le groupe Désespérer Billancourt, lequel a
lancé un manifeste assez féroce, qu’on doit trouver encore sur
l’internet, et fait la guerre systématiquement, sur le forum du SNES, aux
syndicats « de gauche », lesquels induisaient doucement un
corps enseignant complètement décérébré à accepter les réformes
destructrices dont nous voyons aujourd’hui le beau résultat.
Pendant plusieurs années, nous nous
sommes perdus de vue - si j’ose dire, puisque nous ne nous sommes
rencontrés que deux fois. Pour l’éducation nationale, les carottes
étaient cuites et il n’y avait plus grand chose à faire.
Notre correspondance à dû reprendre il y a trois ou quatre ans et
nous n’étions plus d’accord sur grand chose. J’avais pris ma
retraite, mes positions n’avaient pas varié. Resté dans l’affreux
métier, il fallait bien que tu trouves des accommodements
raisonnables. Mais c’est surtout sur les questions de politique
internationale que nous divergions. Tu trouvais que les Turcs avaient
bien raison de se défier des Kurdes et d’un PKK terroriste dont les
attentats menaçaient les pauvres touristes. Tu ne voyais pas
du tout le danger d’un islamisme iranien dont les mollahs cherchaient
exclusivement à se remplir les fouilles et dont les menaces sur tout
le Moyen-Orient, en tant que Français, ne te concernaient guère : tu
n’en avais rien à foutre.
J’ai appelé cette position un
« défaitisme », et j’ai commencé à trouver que ce débat
épistolaire qui tournait en rond me fatiguait singulièrement.
J’essuyais alors en même temps sur AgoraVox les provocations d’un
Jadevo qui me faisait l’éloge dithyrambique de Macron, et j’étais à
cent lieues d’imaginer que ce Jadevo ridicule pouvait être Esquié.
Je t’ai dit l’horrreur que m’inspirait un procédé aussi pervers,
fourbe, et détestable. Bonne poire et très con, après que tu l’eus avoué spontanément, j’aurai quand même
continué à correspondre en privé, quoique d’une manière de plus en plus espacée.
C’est alors que sont apparus sur AgoraVox d’autres pseudonymes, dont
un certain Padehic (qui n’aurait pas été toi mais, ce qui est pire,
un acolyte en service commandé), lequel se répandait en accusations
ad hominem et en insultes crapuleuses. Du style « balance »,
précisément.
Quand je ne suis plus d’accord avec
quelqu’un et que la discussion ne peut plus aboutir à rien, je
reprends mes billes et je ne me répands pas en imprécations et en
injures contre le salaud qui ose n’être pas d’accord avec moi. S’il
n’y avait pas eu Jadevo, s’il n’y avait pas eu Padehic et quelques
autres pseudos du même tonneau sur AgoraVox, cette mise au point qui
fait suite à plusieurs autres n’aurait évidemment pas lieu d’être.
Je n’ai jamais cherché à te faire passer pour un « dingue »,
tu t’en charges bien tout seul, et particulièrement dans cette longue
diatribe où, selon un schéma tout à fait classique de ce qu’on
appelle aujourd’hui la perversion narcissique, tu imputes à l’autre
tes propres comportements. C’est pathétique.
Il est hors de question que je puisse désormais correspondre par mails avec un Esquié, et cette empoignade passionnelle publique et puérile où tu cherches à m’entraîner n’a pas sa place non plus sur AgoraVox. Je n’ai aucune intention d’ajouter quoi que ce soit après cette ultime mise au point. Tu peux continuer si tu veux, mais je puis t’assurer que cela t’amusera de moins en moins.