Si vous voulez la monnaie mondiale ne jouera
essentiellement qu’en monnaie centrale du monde. Comme d’ailleurs aujourd’hui,
les banques commerciales européennes, américaines, japonaise, ou autres, privées
qui créent de la monnaie scripturale privée, ces liquidités qui ont cours dans
chaque bloc monétaire, restent confinés justement dans chaque bloc. Si un pays,
par exemple, le Brésil de la viande à la France, ou l’Algérie du gaz à la
France, leurs exportations sont réglées par de la monnaie Banque centrale que la
BCE émet, et non la monnaie scripturale que les banques françaises émettent.
Si, par exemple, le Brésil ou l’Algérie accepte la
monnaie scripturale par exemple du Crédit Lyonnais ou BNP Paribas, et qu’une de
ces banques font faillites, et ces pays lui doivent de l’argent, le Brésil ou l’Algérie
enregistrent des pertes. Et c’est la raison pour laquelle « seule la
monnaie centrale que créée la BCE a cours dans les règlements internationaux. »
Donc, il n’y a pas de cataclysme phénoménal. Tout
se joue en monnaies centrales. Une Banque centrale mondiale aura l’avantage de
superviser les taux de change des grandes monnaies sur les marchés internationaux.
C’est là l’importance d’une monnaie Banque centrale mondiale. Ce que ni les
Américains, ni les Européens, ni les Anglais, ni les Japonais, ne veulent parce
qu’ils détiennent encore le privilège exorbitant d’émission des monnaies
mondiales. Et avec le yuan, le monde a cinq monnaies internationales, ou cinq
monnaies mondiales.
Mais c’est sont surtout les États-Unis avec le libellé
monétaire du pétrole en dollar qui en ont la plus grande part de ce privilège.
Bien sûr, si les Chinois rendent convertible leur monnaie, le yuan, et continuent
leur lancée dans l’accumulation d’excédents commerciaux, il viendra un jour où ils
détrôneront les États-Unis. Et ce système monétaire international va forcément
changer.
Et là vous avez entièrement raison. Si cela arrive,
je parle du changement sur le plan monétaire, et probablement ce seront les États-Unis,
les pays d’Europe, le Japon qui le demanderont face à la Chine, ils doivent
néanmoins se préparer à des politiques de rigueur drastiques, un peu comme celle
que la Grèce a vécue.
Ceci étant, j’essaierais d’expliciter ma pensée dans
un prochain article. Et c’est la raison pour laquelle, Hervé, vous avez
certainement compris mais pas tout à fait.