Corrections aux questions :
"Qu’attend donc le chef de l’État qui est désormais ballotté de crises
en crises, de faits divers en faits divers successifs, victime assumée d’événements qui
s’imposent à lui et de circonstances qu’il ne maîtrise plus ?
Qu’attend-t-il ? Que le prochain agresseur d’enseignant agisse en étant muni d’une véritable arme de poing ?«
Je ne sais.
Peut-être est-il en train de méditer sur ce propos de Charles Péguy ?
« Les crises de l’enseignement ne sont pas des crises de l’enseignement, ce sont des crises de la vie. »
Peut-être est-il en train de laisser pourrir la situation, une sorte de politique du »chien crevé" au fil de l’eau ?
Peut-être ne sait-il tout simplement pas quoi faire.
« C’est arrivé dans d’autres affaires : le fait n’aurait pas eu
lieu s’il n’y avait pas la motivation de le filmer et de diffuser la
vidéo sur les réseaux », a déclaré le ministre de l’Éducation, sur LCI, dimanche 21 octobre au soir,
l’école, la République, et les auteurs de ce type de faits, ont quelques
circonstances atténuantes.M.Blanquer, paraissant vouloir
occulter toute volonté, de la part d’une délinquance qui semble toujours
plus violente, d’asservir la République : « Il n’est pas impossible
que toute cette action néfaste ait eu lieu pour être filmée. Le but
était peut-être de filmer. On sait que cela peut arriver ».
Oui, M. le Ministre ? Et cela se reproduira. Comment se fait-il d’ailleurs que les élèves n’aient pas frappé leur professeur ? Aurions-nous échappé de peu à une mise au point de ces charmants bambins expliquant à leur professeur ce qu’il pensent de l’autorité du Maître ?
Où, alors, se situe la responsabilité des auteurs ? La justice le
dira. Le ministre de l’Éducation nationale, lui, a déjà quelques pistes.
« Nos enfants ont de plus en plus souvent accès à des images
violentes, à des images pornographiques, à des choses qu’ils ne
devraient pas voir ».
Vous débarquez de la Lune, M. le Ministre. Entre musique de sous-culture, délinquance de banlieue hallucinées et vidéos pornographiques, il reste peu de place pour écouter les coures d’histoire de Jacques Bainville https://www.youtube.com/watch?v=6PHq4qVwDnE
Et face à une opposition politique qui crie à la faiblesse de l’État, l’ancien recteur d’académie s’en défend, à nouveau : « On
ne peut pas dire que le lien entre l’Éducation et la Justice ne se
produit pas. Là, il s’est produit de manière rigoureuse sans aucun
laxisme », jure-t-il sur LCI.
Ceci explique sans doute pourquoi l’intéressé, criminel déjà prometteur, a été laissé en liberté alors qu’il aurait dû comparaître sur citation directe ou être mis en détention provisoire sans discuter avec toute la classe, histoire de rappeler à ces « chances pour la France » que la République n’a que faire de tarés et de voyous.
Pas de « laxisme », dans
cette affaire, parait-il. Toujours est-il que des faits de violences,
commis envers tous types de représentants de l’État, surviennent
régulièrement, en plein cœur de la République.
On aura rêvé.